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STANLEÏ JEVONS 169
Pour la pratique, on aura ainsi, dressées d'avance, les tables des combinaisons de un, de deux, de trois, de quatre, de cinq termes, etc., et il suffira de les rapprocher des prémisses proposées, suivant qu'elles contiendront un, deux, trois, quatre ou cinq termes, etc., pour reconnaître, d'après les règles que nous avons exposées, les combinaisons compatibles avec ces pré-
VIII. On le voit par cette rapide esquisse, toute question logique, si complexe qu'elle soit, peut être résolue d'une façon en quelque sorte mécanique; le seul obstacle est la longueur du travail parfois requis. Pour le lever, M. Stanley Jevons a imaginé plusieurs moyens, dont le plus ingénieux et le plus important est la machine logique '.
La machine logique est une sorte de petit piano dont le clavier comprend vingt et une touches. Les touches sont de deux espèces : seize d'entre elles représentent les termes ou les lettres A, a, B, 6, C, c, D, d,' huit & gauche et huit à droite de la touche du milieu , dont nous indiquerons bientôt la fonction , représentent, les premières, les termes positifs et tes termes négatifs sujets, les secondes, les termes positif et les termes négatifs prédicats. Les autres touches sont lestouchesd'opéralionsiles points, la copule et les conjonctions di^jonctives de la proposition. La touche du milieu est la copule ; la dernière à droite est la point ; on doit la presser quand une proposition est achevée; la dernière à gauche, pressée à la fin d'un argument, sert k remettre la machine en son état primitif; l'avant- dernière de chaque côté représente la conjonction ou.
PHne. of «et-, B. I, di. S ; On tkt mKhanical, eto. Lr^ni). 10.
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LES LOGICISKS ABGUIB CORTEHPDRAinS CLAVIER DE LA lUCHINE LOOEQUE.
Sujets
Prédicats
BbC
+ ou
Pour faire agir la machine, il suffit de presser successivement les touches dans l'ordre indiqué p&r les letlrus et les signes d'une proposition symbolique. SoilA = AB; on presse successivement les touclies : A. (suje^, copule, A. (prédicat), B (pt^dicat) et le point. Soit une autre prÉmi35e,B = BC ; on presse ; B (sujet), coi>i^e, B (prédicat), C (prédicat) et le point. Alors apparaissent, sur la surface de la machine, toutes les comïiiaaisons de A,B,C, a,b,c, qui sont d'accord avec les prémisses, suivant les lois de la pensée,
La face de U mactiioe porte un abécédaire logique de seize cambioaisonB :
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A la suite des opérations que nous avons décrites p'iis haut, les comhinai5on' tncnmpntthlc? T.-fr î-4
STANLEY JEYOBS
prémisses disparaissent do tableau, et il n'y reste que les combinaisons suivantes, seules compatibles avec ces prémisses:
1 <■ 1 « 1 « 1 « Il
1 1 liiin
1 6 1 1, 1 4 1 Hl