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LA FORCE

(1900) avant notre ère.

2i00 Les Hyksos, en Égyple.

1950 (?) LaTour de Babel. — Les Ghaldéens. — Abram.

1800 (?) Les Aryâs dans le Pendshâb; les premiers Yédas.

[Thëbes s'affranchit du joug des Hyksos yers 1850 (t).]

1650 (jusqu'à 1250). — L'Egypte à Tapogée de son génie et de sa puissance. (Les Tuthmosis, les AménophiSy les Rhamsës.) — Temples, palais, sphinx, etc.

L'épopée de Pentaur date à peu près de 1385.

1500 (?) Les Aryâs dans la vallée du Gange.

1350 (?) Organisation de la société hindoue sur le Gange. Puissance commerciale des Phéniciens.

1300 Moïse, législateur des Hébreux.

Josué pénètre dans la Palestine.

Premières colonies des Phéniciens.

1250-1200 Les Kayaniens à Bactres et la religion de Zoroastre. Fondation du grand empire assyrien et de sa capitale,

Ninive.

Les Sandonides, première dynastie lydienne, vers 1220.

Recueils des livres sacrés des Chinois (Kings) puis des prêtres de TÉgypte, de la Chaldée, de la Pbénicie (Sauchuniaton). Heureux débuts des Égyptiens et surtout des Babyloniens (Ghaldéens) dans Jes mathématiques et dans Tastronomie.

dans 1 histoire, peu de dates bien certaines avant l'ère des Olympiades. Les dates établies sur les renrs de la Chine, de l'oocupation de Babel par les Mèdes, de la législtiion de Moïse et peat*

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LE CYCLE DE

LES RAGES NORMALES PREMIÈRE PÉRIODE : i 200-900. — Formatioii et ox^fanisation dtt '■

peuple grec.

1200. Les Grecs, venus de TAsie, s'avancent vers la pomte méridionale de la presqu'île du Balkan et se civilisent an contact des Pélasges (Lélèges), Phéniciens, Cariens (Troyens, Lydiens etc.). — Achéens, AavaoC, 'loovcç. — Pélopides, Eacides, Labdacides, Nélides, etc. — Les aèdes de l'Olympe; les bardes, qui célèbrent les plus anciennes légendes et les premières expéditions des Grecs dans la mer Egée et la mer Noire (l'Argo, etc.).

Étape 1050. — Guerre de Troie. Bientôt après, invasion du Péloponèse par les Doriens. Développement du chant épique.

SECONDE PÉRIODE : 900 [920 (?)]-600. — L'ancienne Grèce et la

Grèce nouvelle (Achéens et Hellènes).

900 [920 (?)]. Homère et les Homérides. Point culminant de la poésie épique. Dernier éclat jeté par la royauté patriarcale. — Lycurgue à Sparte (?).

Étape 750 (770). — Les Hellènes. Jeux olympiques et ère des Olympiades. —La royauté remplacée par le gouvernement des nobles. Le lyrisme. La fondation de Rome. Les premières colonies grecques dans rOuest (Cume8,Syracuse,Tarente, etc.)-

TROISIÈME PÉRIODE ou période culminante : 600-300. — Grandenp

et splendeur de la Grèce. L'idéal du Beau est réalisé.

600. Les sept Sages de la Grèce. Les législateurs (Selon, à Athènes ; Cheilon, à Sparte ; Pythagore et sa secte, etc.). Poésie gnomique, le lyrisme de Lesbos; le lyrisme dorien. Apparition de la prose (dans les lois de Selon). Les arts plastiques sont cultivés avec succès.

Première hégémonie de Sparte» — Les Tyrans (à Athènes, à Corinthe, à Sicyon, à Mégare, etc.). Les Athéniens, après avoir établi chez eux la démocratie et battu les Perses à Marathon et à Salamine, arrivent à Tapogée de leur gloire politique. Débuts du drame.

Étape 450. — L'âge de Périclès, l'âge d*or, des arts et des lettres en Grèce. Hégémonie d'Athènes. L'architecture et la statuaire produisent des chefs-d'œuvre immortels. Épanouissement du drame. La comédie ancienne. Débuts de l'histoire, de la philosophie et de l'éloquence. Les sophistes.

TABLEAUX CHRONOLOaiOUES — LE CYCLE DE L'IDÉAL DU BEAU 371

LES RAGES PRÉCOCES (leur déclin)

200. La civilisation asiatique atteint les bords de la Méditerranée. Les Assyriens danslaTroade et en Chypre. Les Phéniciens colonisent les îles de la mer Egée, fondent Gadès et Utique (vers 1100). — Prépondérance des Etats et peuples sémitiques. Lente décadence de TEgyptc.

Dynastie des Tcheou en Chine; recueils du Tcheou-Li et du Liki. La longueur de Tombre solsticîale du gnomon mesurée à Lo-Yang.

1050. — David et Salomon. Poésie religieuse des Hébreux.

000. Apogée de la puissance des Assyriens sous Sardanapale l". Monu.

ments de leur architecture et de leur statuaire. Décadence des pe.

tits royaumes dlsraël et de Juda. Fondation de Carthage(vers 860) .

750. — Les Éthiopiens en Egypte. La Babylonie et laMédie se détachent

de PAssyrie. Salmanassar met fin au royaume d^Israël (728).

L'empire assyrien est détruit en 625.

600. Dernier éclat des grands États primitifs. Pharaon Nécho en Egypte. — Nabopalassar et Nabuchodonosor à Bab^; Sadyattès et Alyattès à Sardes.

Régénération religieuse des nations primitives de l'Asie : Confucius, en Chine; le Bouddha, dans Tlnde; Josias, à Jérusalem. Zend- Avesta (?).

Cyrus fonde le grand empire Perse; — Fhégémonie passe, dans rOrient, des Sémites aux Aryâs (555). Fin de la Médie, de la Babylonie, de la Lydie, etc., et finalement (sous Cambyse), de l'Egypte (525).

Darius (521-485) et Xerxès (483-467)i -^ La Perse échoue dans ses entreprises en Europe, contre les Scythes et surtout contre les Grecs. Les rôles vont s'intervertir. L'Orient cesse d'agir sur les pays de l'Ouest ; à Carthage seulement, le sémitisme occupe une position importante. Les arts, les lettres, les sciences, la tactique militaire des Grecs commencent '& être appréciés et admirés partout.

Même après la guerre du Péloponèse, qui brise la force de» Hellènes, rèclat intellectuel de la race ne pâlit pas. Les arts et les lettres passent de la phase du sévère et du grandiose à celle du gracieux et de 1 aimable. Après Sophocle, Euripide; après Thucydide, Xénophon ; après Aristophane, Ménandre. La philosophie etTéloquence culminent avec Platon et Démosthène.

OU BESil^U AV BIEIV

DE 300 AV. J.-C. jusqu'à 300 ap. J.-C.

QUATRIÈME PÉRIODE : 300-1 av. L-C— D'Alexandre et Pyrrhus à

Auguste. La civilisation méditerranéenne tend à l'unité.

300. Rome. — Sa devise pourrait être : Jtis et virtus; sa mission a été d'établir la justice au sein de la cité ; au dehors, de dominer les peuples en se les assimilant. Cicéron Ta fort bien vu : la république de Rome, dans ses meilleurs jours, ressemblait assez à celle que Platon avait rêvée pour sa propre patrie.

Egalité des droits pour les patriciens et les plébéiens. Union des citoyens. Leur bravoure et leur constance triomphent des épreuves amenées par les guerres les plus périlleuses : guerres contre Pyrrhus, contre les Gaulois de ritalie du Nord, les trois guerres contre Carlhage et la Macédoine, la guerre contre la Syrie, etc. (*).

Étape i50. — Prise de Carthage et de Gorinthe (146). — Rome, maltresse du monde, à Tapogée de sa grandeur. Jugement de Polybe.

Les riches et les pauvres. — Les Gracques et les lois agraires (138-128).

Soulèvement des Italiotes pour obtenir le droit de cité (91-88).

[ Soulèvement des esclaves et gladiateurs. Spartacus (73). j

Guerres civiles entre le parti du Sénat (Sylla) et le parti populaire (82-78).

Conspiration de Catilina. déjouée par Cicéron (64-62).

[Dans l'espace de 100 ans, les Romains achèvent la soumissiou du monde méditerranéen : Numance, 132; Pergame, 130; la Provence, 121; le reste de l'Espagne, 72; la Crète, 68; l'Asie Mineure orientale, 65 ; la Syrie et la Palestine, 64, 63 ; Chypre, 57 ; la Gaule, 50.]

Pompée (Crassm) et César (" Insunt in hoc juvene muUi

MariiJ, Ce dernier renverse Tancienne constitution de

Rome, établit une espèce de démocratie militaire, qui bientôt

dégénère en empire.

(*) ^**°\î,* fondée en 754, n'a des lois écrites que depuis 451 (les dix Tables dressées dignités de l'Etat, et sont peu à peu admis à les partager toutes. Leur dernière conquête fut la défaite de Pyrrhus, Tarentedut se rendre (272), puis Brundusium (267), puis Vulsinii (264). de celles que les chefs de leurs cités avaient données anx Grecs, probablement à la suite de Hippias à Athènes. Le Tribunat (474) paraît imité de l'Éphorat des Spartiates. L'action de la

TABLEAUX CHRONOLOGIQUES — LE CYCLE DE L'IDÉAL DU BEAU (Suite) 373

300. Expansion de ridée grecque dans VCh^ient el dans VÉgypte, à la suite de la conquête d'Alexandre, Plus tard, elle se répandra dans VOcddent,

[Tshandragupta, maître de l'Inde entière (f 291.).'— Son petit-fils Açoka fait du Bouddhisme la religion de l'État (25t}. — TshihoaDgti, empereur de Chine, brûle les livres sacrés '^"et persécute les mandarins.] •

Le Musée à Alexandrie, etc.. etc.

Livius Andronicus, Plaute, Ennius,

Térence. Caton apprend le grec dans un âge avancé.

150. — Mummius, après la prise de Corinthe, fait connaitre à Rome les chefs-d'œuvre des arts plastiques de la Grèbe. — L'ambassade des trois philosophes grecs à Rome.

Épicuriens et stoïciens. Les jurisconsultes de Rome sont, pour la plupart, partisans de la doctrine stoïcienne.

L'éloquence, la tragédie, la comédie et l'histoire s'inspirent, à Rome, de plus en plus, de modèles grecs.

Cicéron (106-i3). Idées cosmopolites et humanitaires.

Lucrèce (95-51).

Catulle (86-49).

Salluste (f 34).

Cornélius Nepos (+30). Pomponius Atticus.

[Denis d'Halicarnasse, Diodore de Sicile, Strabon.]

par les Décenavirs). A partir de ce moment, les plébéiens disputent aux patriciens toutes les celle du pontificat (305 — Lex Ogulnia). Rome avait soumis tout Samnium depuis 295 ; après Désormais, Tltalie était romaine. — La législation de Seryius Tullius (678) vint à la suite celle de Solon ; comme, plus tard, Texpulsion des rois eut lieu l'année même de la chute de Grèce sur Rome est sensible depuis 600.

374 tES PHASES DE L'IDÉiU. DANS L'HISTOIRE DU GENRE HUMAIN

ir

CINQUIÈME PÉRIODE: 1-300. — Gésar Octavien, empereur (Augustus).

— La force et le droit de Rome, unis à la grâce helléniquej étendent leur empire sur le monde. Pax Romana. Tran-* quillité des provinces; satisfaction des masses. Le Christ naU obscurément dans la Palestine. Mais, après les orgies de la toute^puissance des souverains, il y a d'autres symptômes d'une dissolution qui approche : les exigences des prétoriens (proQunciamentos), les attaques incessantes des Barbares et la tramfo)^mation religieuse dans les couches inférieures de la société. Influence des affranchis.

Tibère, Caligula, Claude, Néron, Domitien, détestables souverains.

Les Chrétiens apparaissent sous ce nom à Antioche (39). Premières persécutions, sous Néron (64). Destruction de Jérusalem (70). Sénèque, directeur des consciences.

Traîan et Adrien sont également hostiles à la religion Qouyelie. ^ Mais Tempire se relève sous une sage administration ; Trajan fonde des établissements pour l'éducation des enfants pauvres. Les esclaves eux-mêmes sont protégés par la loi. Enseignement dans les provinces, donné par des professeurs nommés par l'Empereur.

Après les Gaulois ce sont les Germains, qui, depuis 113 (Cimbres et Teutons), frappent à la porte de la civilisation. Arminius, sous Auguste^ les Cattes, sous Domitien, devieiinent redoutables. Trajan soumet les Daces. Quant aux PaxûiAs, on peut les repousser, non les subjuguer.

150 ÂPR. J.-C. — Antoninus Plus et Marc-Aurèle. Dernier éclat de l'empire. Le paganisme lui-même prend les teintes attendries du christianisme ; Antonin et Marc-Aurèle sont des princes accomplis ; ce dernier, un philosophe sur le trône. Mais, après sa mort, le désordre devient général. De 180 à 306, c'est-à-dire de Commodus k Constantin, sur 36 empereurs, 27 sont assassinés, 3 périssent à la guerre. Les Barbares avancent lentement. Marc-Aurèle a refoulé à grand'peine les Marcomans ; mais les Perses, les Alamans, les Francs, les Saxons remportent souvent des succès sérieux. Les Goths franchissent le Danube en 251, brûlent Athènes et le temple d'Éphèse. On prend l'habitude d'enrôler des Barbares dans les armées romaines et de les opposer à leurs propres nationaux.

uaracalla accorde le droit de cité à tous les hommes libres de l'empire, même aux affranchis.

Le droit : Papinien et Ulpien.

Au milieu des malheurs publics, la religion chrétienne se propage rapidement. Elle constitue ses hvres saints. Ses défenseurs dans l'Orient : Clément d'Alexandrie et Origène. Anachorètes (Antonius et Pachomius, en Eg^fpte). Moines.

[Couvents depuis 330.]

Sous Dioclétien a lieu la iû« et dernière periécution dea Chrétiens.

TABLEAUX CHRONOLOGIOUES — LE CYCLE DE L*IDÉAL DU BEAU (Suite) 375

àSre chrétienne. — La grande revanche de la Grèce.

L'âge d'or de la littérature romaine est le résultat moins encore de rimilation que de l'étude intelligente des grands modèles grecs.

. . . . " Vos exemplaria grœca Noctumd versate manu, versate diumà, „

Virgile est disciple d'Homère et de Théocrite ; Horace, d'AJcée, d'Anacréon, de Sappho, d'Archiloque, etc. — Ovide, Tibulle, Properce ont subi davantage l'influence des Alexandrins.

Lucain, Silvius Italicus, Stace, etc. Juvénal, Perse.

Tacite, Quintilien.

Auguste s'était vanté de laisser une ville de marbre là où il avait trouvé une ville de briques. Dès le commencement de la République, les architectes furent d'abord tous des Grecs, qui savaient donner de la grâce au vieil art massif des Étrusques.

Pour la statuaire, il y eut, vers 136, une sorte de renaissance. Une série de grands artistes fondèrent l'école de sculpture, néo-attique. Trajan et Adrien furent de grands bâtisseurs.

Pline le Jeune, Suétone, Florus, Justin, Aulu-Gelle.

La vérité est qu*à l'époque des Antonins, la littérature romaine pâlit de plus en plus et laisse de nouveau prendre aux Grecs le premier rang.

Arrien, Lucien, — avant eux Plutarque et Épictète, — avaient montré que la sève hellénique était toujours vivace. Les belles méditations de Marc-Aurèle sont écrites en grec.

Après 150, la décadence commence à devenir sensibkf même dans les arts et les lettres de la Grèce : on trouve cependant encore des écrivains comme Dion Cassius et Longin.

Le dernier grand effort du génie hellénique se manifeste dans les écrits des Néo-platoniciens. Leur école est fondée, au III<' siècle, par Ammonius Saccas. Elle tient très longtemps tête au Christianisme, de plus en plus victorieux.

[Hesych. Eusèbe.]

LE CYCLE DE

SOO-ISOO — OepuI» la proclamation de la

Ju»qu*A la Révo

PREMIÈRE PÉRIODE: 300-6(M). — Le Christianisme j qui renferme m

principe supérieur à celui de la Cité antiqiAe, a soumis l'Empire Romain sur son déclin et a pénétré chez les Barbares qui vont le renversa*.

300. Constantin-le-Grand déclare, en 311, le Christianisme religion de TÉtat; fait de Gonstantinople la résidence de l'Empire (330).

Athanase et Arius. Concile de Nicée (325).

[Réaction passagère de Julien (361).]

L'éloquence chrétienne du IV* siècle (saint Jérôme, saint Augustin).

Vers 400, on renverse, à Rome, les statues des dieux.

Ulphilas prêche la religion chrétienne aux Goths et traduit pour eux la Bible,

Les Barbares en Italie et à Rome (375) (Alaric, le Visigoth). Les Anglo-Saxons appelés par les Celtes.

Étape 450. — Les Barbares partout. Attila, le Hun, contenu par Léon, évoque de Rome. Les évoques sont désormais la seule autorité vraiment respectée dans les pays latins.

Chute de l'empire d'Occident (Romulus Augustulus, 476).

L'empire d'Orient jette un dernier éclat sous Justinien (528-565). Bélisaire détruit le royaume des Vandales, en Afrique; Narsès, celui des Ostrogoths, en Italie. Toutes les écoles païennes sont fermées et remplacées par des écoles de moines.

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