PREMIÈRES OEUVRES D'ART CBEZ LES GRECS
La preuve que rarchilecture et les arts plastiques étaient choses peu familières aux antiques Yavanas, c'est que plusieurs siècles se passent, avant que les travaux des âges héroïques soient suivis de travaux nouveaux confiés cette fois à des artistes qui sont à la solde de communautés soumises à la monarchie militaire, appelée « tyrannie » par les anciens Grecs. Tels sont les trésors de Myron de Sicyon à Olympie, celui de Kypselos de Corinthe à Delphes, Taqueduc de Théagène à Mégare, etc. On commença à bâtir le temple de Junon à Samos après 630, celui de Diane à Éphèse après S90. Les plus anciens Grecs ont adoré longtemps les personnes de leurs dieux sous la forme de simples colonnes, ou même sous celle de pierres et — qui le croirait? — de grosses bûches de bois. Peu à peu on modifia ces symboles grossiers, on les rapprocha de la forme humaine. On y ajouta quelques attributs ; on peignit ces statues à peine ébauchées, on les habilla de vêtements précieux. Homère déjà parle d'images de dieux. Mais la sculpture ne parait avoir pris chez les Grecs un vif essor que lorsque, vers 670, TÉgypte s'ouvrit aux Ioniens et montra à leurs yeux émerveillés des œuvres innombrables dues à un art fort avancé et pratiqué depuis un temps immémorial avec un succès incontestable. A partir de la seconde moitié du vu" siècle, la sculpture en bois avait fait en Grèce des progrès sérieux. Cela nous est prouvé par la fameuse boîte de Kypselos, ainsi que par les ouvrages de Smiiis d'Égine, de Dipœnos et de Kyllis de Crète. On s'était mis en outre à l'école des Phéniciens toujours établis dans la Crète, à Lemnos et à Rhodes. C'est ainsi qu'on apprit à forger des statues, à river, à clouer ensemble les pièces qui devaient les constituer et Glaukos de Chios trouva moyen de les souder. Enfin vers 600, Rhœkos, le constructeur de l'Héréon et Théodore de Samos firent un pas décisif