‹ Les lois de la circulation du sang enseignées par l'anatomie comparée, l'embryologie et l'observation cliniqueChapitre 29 sur 65 · INTRODUCTION. LI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LI

trouve pas les qualités d'un livre, il me semble qu'on devra y reconnaître l'unité de conception, l'unité des idées et celle de la critique. Si la dernière paraît quelquefois absolue, c'est la faute de l'unité de la nature et de sa logique. La nature n'est pas éclectique. Elle évolue toujours et ne retourne jamais en arrière. Une fois qu'elle est parvenue aux règnes organiques, il faut (ju'elle continue à y monter sans tergiverser et qu'elle tende irrévocablement vers l'homme, son idéal et sa fin.

Or, elle reculerait si le moindre fait, si la plus petite loi du monde de la physique s'introduisaient dans le monde animal. Ils y seraient, en effet, des corps étrangers et en produiraient les réactions dangereuses. C'est ce que ne me semblent pas comprendre les éclectiques qui mêlent de la mécanique proprement dite et de la chimie minérale aux fonctions éclatantes d'unité qui distinguent les êtres organisés. Ils retournent au chaos, car la vie de ces êtres consiste précisément à s'assimiler et à absorber dans un mode d'activité supérieure, qui est la vie, les êtres et les influences excitantes du règne inorganique ou inférieur.

Le règne inorganique n'usurpe pas ; il reste à sa place, qui est la base des règnes où il soutient tout. Voilà pourquoi la science des êtres et des lois de ce règne est entièrement nécessaire à la connaissance des règnes supérieurs. Le règne inorganique fournit, en

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