L INTRODUCTION
une critique qui déborde comme dans une discussion passionnée où l'on n'a rien à ménager. Ici, en effet, mes adversaires sont fictifs. C'est pourquoi je les rudoie, comme si j'étais précédé de la vérité en personne et qu'ils voulussent l'empêcher dépasser.
Il m'arrive aussi trop souvent, au milieu d'une démonstration, de me jeter à côté pour faire une excursion trop longue dans des problèmes de physiologie ou de pathologie générale, et de ne revenir à mon sujet qu'après avoir dû fatiguer le lecteur.
J'ai aussi le défaut propre à ces sortes de manuscrits libres, composés sans préoccupation du public, d'insister trop sur certains points qui reviennent toujours comme des refrains ; de me répéter et de ressasser tellement la preuve, que je finis par m'en saturer moimême.
Ceux qui voudront bien prendre la peine de me lire, éprouveront sans doute ce sentiment, mais moins que moi, je l'espère, car mes idées ne leur sont pas encore assez familières pour leur sembler des lieux communs. Si ces redites n'usent pas la patience des lecteurs, peut-être useront-elles la résistance des doctrines adverses. Celles-ci ne subsistent quelquefois que par la force de l'habitude, et elles peuvent finir par céder à l'obsession de l'indiscrète, de l'importune vérité : pulsate et aperietur.
Toutefois, si, dans cette fertihté sans ordre, on ne