‹ Les lois du progrèsChapitre 18 sur 40 · LE LANGAGE INSÉPARABLE DE L'INTELLIGENCE · texte numérisé non relu

LE LANGAGE INSÉPARABLE DE L'INTELLIGENCE

Où il y a communauté d'individus, il existe un langage, sans exception aucune. Les rapports sociaux et sexuels, à presque tous les degrés de l'échelle animale, ont besoin d'un moyen de correspondance, quel qu'il soit d'ailleurs, qu'il consiste en expressions phonétiques ou en signes de manifestation d'un autre genre. Quand ce n'est pas une intonation de la voix, un hurlement ou un sifflement, c'est un mouvement d'antennes ou d'ailes, ce sont de légers attouchements des membres du corps. La femelle accourt aux cris d'appel du mâle, dans l'air comme sur la terre; et il est hors de doute que, par de tels signes ou d'autres, se concertent les tribus des oiseaux, les familles ou sociétés des quadrupèdes, des quadrumanes, et les agrégations si diverses et si admirables des insectes.

Cependant, la voix même la plus articulée et la mieux modulée n'est autre chose, dans de pareils langages, qu'un rythme avec des changements limités d'une courte série. Qui n'a pas été séduit par le chant mélodieux du rossignol dans les premières nuits du printemps? Le

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