‹ Les lois économiquesChapitre 149 sur 239 · CHAPITRE Xni · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xni

portera les frais de leur exploitation, il est vrai, mais l’universalité des citoyens jouira des bénéfices qu’elle donne. Quant à la création de nouvelles taxes pour payer les frais de traction et autres, nous n’en voyons pas la nécessité : le budget est bien assez riche pour subvenir à cette dépense sans qu’il soit besoin de le grossir encore. Un simple report d’un chapitre sur l’autre serait nécessaire : que l’on applique à l’exploitation gratuite des chemins de fer la moitié ou les trois quarts du budget de la guerre et toutes nouvelles taxes seront inutiles.

On redoutera peut-être les difficultés matérielles d’exploitation, l’encombrement ou autres

inconvénients de ce genre Il était beaucoup

plus difficile d’inventer les chemins de fer euxmêmes que de trouver le moyen de s’en servir gratuitement.

Le service postal est encore un de ceux qui nous semblent devoir devenir un jour complètement gratuits. Aux Etats-Unis, on ne croit pas que la poste puisse être une source de revenu, une machine à impôt* on ne prélève pour le port des lettres que la dépense à peu près qu’exige leur manipulation. Les principes auraient été sauvegardés d’une manière absolue si le gouverne-

L’ASSOCIATION

ment fédéral eût inscrit les frais d’exploitation de la poste dans le chapitre des dépenses domestiques du pays.

Si la télégraphie électrique devient jamais matière à entreprises industrielles, si son exploitation reste entre les mains des représentants de la société, il sera de toute justice encore que son usage soit libre et gratuit pour tout le monde.

Les grandes associations nationales se créaient et se maintenaient autrefois au moyen de la guerre, du carnage et du pillage : elles mettaient à exécution toutes les idées de luttes et de destruction. Elles doivent aujourd’hui n’avoir d’autre but que l’alliance et la fusion de tous les intérêts, chaque fois que l’action pourra être commune, que la satisfaction des besoins et des désirs pourra prendre le caractère de l’universalité.

Mais, diront quelques gens timides, c’est le communisme! Ecoutez ceci : Je fais creuser un puits dans mon jardin et tous les habitants du village viennent y puiser sans me dédommager des frais que j’ai faits : voilà le communisme.

Tous les habitants du village se cotisent au contraire pour faire forer un puits à frais com-

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