‹ Les lois économiquesChapitre 180 sur 239 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

disons-le, ce ne sont ni les missionnaires , ni les hommes d’épée qui l’arrachent à sa torpeur vingt fois séculaire, c’est l’échange, c’est le commerce.

L’Afrique a toujours été impénétrable , les conquérants n’ont jamais dépassé l’étroite lisière de son littoral : elle a résisté à la force comme à la persuasion ; elle cède aujourd’hui, elle s’ouvre au commerce et renversera toutes ses barrières pour obéir à la voix irrésistible ’

ues inimitiés héréditaires séparaient les peuples de l’Europe, des préjugés traditionnels, soigneusement conservés et religieusement entretenus par des influences de castes et de familles, avaient créé des démarcations presque infranchissables , l’échange, véritable niveleur des nations, fait disparaître toutes les inégalités, apaise toutes les haines, détruit tous les préjugés, fusionne toutes les races, et établit la solidarité entre tous les membres de la famille humaine, en laissant à chacun la liberté et la responsabilité morale et matérielle de ses actes ou de ses omissions.

Tel est l’échange: c’est le lien suprême entre la production et la consommation, c’est la consécration du travail, la réalisation de la richesse.

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