‹ Les loisirs d'un banniChapitre 35 sur 65 · LES BIZARRERIES DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

LES BIZARRERIES DE L'AMOUR

L'Amour, suivant sa fantaisie, Ordonne et dispose de nous j Ce dieu permet la jalousiç , Et ce dieu punit les jaloux.

Ah ! pour l'ordinaire , L'amour nC' sait guère Ce qu'il permet, ce qu'il défend C'est un enfant , c'est un enfant

L'Amour ordonne que, pour plaire, L'on soit sensible et délicat; Il fait réussir au contraire , jEn étant insensible et fat.

Ah ! pour l'ordinaire ,

L'Amour ne sait guère Ce qu'il permet , ce qu'il défend :

C'est un enfant , c'est un enfant.

Un jour, ce dieu veut qu'on soit tendre, Et donne tout au sentiment ; Un autre jour , il fait entendre Que c'est s'y prendre gauchement.

Ahl pour l'ordinaire ,

L'Amour ne sait guère Ce qu'il permet , ce qu'il défend :

C'est un enfant, c'est un enfant

L'amour veut de la résistance , Pour nous rendre plus amoureux ; Et quelquefois ce dieu dispense De résister un jour ou deux.

Ah ! pour l'ordinaire ,

L'Amour ne sait guère Ce qu'il permet, ce qu'il défend :

C'est un enfant , c'est un enfant.

C'est un petit dieu sans cervelle !

L'on ne sait comment il l'eiitcud !

Il ordonne d'être fidèle, Mais il permet d'être iuconslaut.

-Ah .' pour roidiuairc ,

L'amour ne sait guère

Ce qu'il permet , ce qu'il ili'lend

C'est un enfant, c'est un enfant.

L'Amour veut que l'on soit modeste ^ 11 permet d'être avantageux ; Souvent il s'offense d'un geste , Un geste souvent rend heureux.

Ah ! pour l'oi-dinaire ,

L'amoTir ne sait guère

„Ce qu'il perMet , ce qu'il dc'fend :

C'est un enfant , c'est un enfant.

— On rapporte que S. M. T. C. jouait dernièrement aux échecs SLvec Monsieur, comte d'Artois, en présence du ministre de la police et du ministre de la guerre j celui-ci feignant de croire la partie mal engagée , se permit de dire, en regardant son aiUagonisle : Je pense que si le roi ne change pas de case , il ne lardera point à être échec et mat.

— tin journal annonce un on dit, que le bureau de placement des belles limonadières propose de faire les offres les plus brillan tes

( 267 ) à mademoiselle Emilie Violelie , dès que celte jolie coupable aura subi sa peine. Cinq ou six cafés se disputent déjà l'avantage d'orner leurs comptoirs de celte beauté lacératrice, dont

ranlipailiie pour la prose de MM. S

L D , etc. rappelle ce quatrain de

Guichard à une autre griselle , qui s elait endormie en lisant des vers ennuyeux :

Sur CCS vers vous dormez, ma fillcj Ce otrait va vous mettre en crédit.

Je ne vous croyais que gentille :

Allons , vous avez de l'esprit.

— Dans un temps où M. était tout-

à-falt sans emploi , il imagina un singulier moyen d'acquitter, une dette assez considérable qu'il avait contractée dans un café ; il dit au limonadier , qui ne voulait plus lui faire crédit : «Vous savez qu'il m'arrive souvent de conduire chez vous des amis , des connaissances qui m'offrent un petit verre ; j'accepte toujours , j'accepterai plus que jamais j je demanderai du kirch ; au lieu de kirch , vous me servirez de l'eau claire : on vous paiera huit sous un petit ojerre qui ne coûte rien, et ce sera autant d'à-ççim,ples que.ypus recevrez sur ce

que je vous dois. 35 Le limonadier acceplala proposition , et , en moins de trois semaines^ il se trouva soldé d'un compte de 600 fr.

EPIGRAMME

î«fon , le fo/zse/vfliewr n'est pas trop chancelant,

Très-sagement il se gouverne , Car il a pour appui , pour flambeau , pour lanterne ,

Martiiiville et brillant •

Et pour aliment , la Luzerne.

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