LA JEUNE SYLVIE
IlONDE.
AiR: Du petit Chaperon rouge. (Fçjdeau).
Avec son chien et sa houlette , Une gentille bergerette , Cliaquc jour s'en allant an Lois, K'en revient plus, comme autrefois, Riant toujours, toujours heureuse:
A présent Sylvie est rêveuse
Tu me comprends .... (his.)
Courons, chantons, ma jeune amie, Et folâtrons dans la prairie ; Dansons , nous avons nos quinze ans :
Plus tard il ne sera plus tcmps-
Sans écouter , la joliette Ne veut plus danser sur l'herbette, On la voit fuir tous nos bergers , Nos compagnes et nos vergers :
Elle pleure , elle se désole , Mais le gros Thomas la console.
Tu me comprends. . . . ( l/is ).
Courons , chantons , ma jeune amie , Et folâtrons dans la prairie ;
Dansons , nous avons nos quinze ans ' Plus tard il ne sera plus temps.
Adieu moutons ! adieu prairie !
Vous n'êtes plus rien pour Sylvie ; Elle abandonne jusqu'aux Lois ; Chacun dit que, dans quelques mois.
Elle aura mais ici j'atteste ,
Que je n'ai appris le reste
Tu me comprends... (dis.")
Courons , chantons , ma jeune amie , Et folâtrons dans la prairie ; Dansons , nous avons nos quinze ans :
Plus tard , il ne sera plus temps.
DOISNEZ-VOUS LA PEINE D'ENTRER (i).
Air : Faute d'un moine V abbaye.
Chan^ons , amis , dans celte vie , Car dans l'autre on ne chante pas j Loin de nous la mélancolie , Rions, buvons , jusqu'au trépas.
(i) Celte chanson a été composée pour l'ouverture de la nouvelle Société des E^•FA^s de la Folie , dont l'auteur avait été nommé secrétaire.
Point de froide monotonie , Chez nous ne pensons qu'à chanter ; Joyeux enfans de la Folie ; Donnez-vous la peine d'entrer.
Que toujours chez nous la Folie Vienne agiter tous ses grelots , Nous passerons gaîmentla vie, Fuyant les raéciians et les sots.
Franche gaîté , point de satire , Voilà ce qu'il faut apporter :
Auteurs , si vous aimez à rire , Donnez-vous la peine d'entrer.
Point de ces fades épigrammes Qu'enfante la méchancetéj Jamais chez nous de ces sarcasmes , Fruit d'une sotte vanité.
- Dans notre petit domicile.
Ne pensons qu'à boire et chanter ; Joyeux auteurs de vaudeville , Donnez-vous la peine d'entier.
Yous , enfans chéris de Bellonne Dignes descendans des Césais , O vous qui , lorsque l'airaintonne Courez braver mille hasards :
Laissez reposer la victoire, Venez aussi nous visiter:
Nobles soutiens de notre gl® re Donnez-vous la peine d'entrer.
( 368 ) AH ! QUE J'ÉTAIS BÊTE ! (i)
Ain : Le Saint craignant de pécher^
Plus ignorant qu'un commis ,
Venu de province , Ou qu'un vassal très-soumis , Aux caprices d'un prince ; Je croyais , gi'àce aux censeurs , A Paris , trouver des mœurs , De la probité , De l'humanité; Mais voyez , Concevez Où j'avais la tête....
Ah ! que j'étais béte ! ! !....
Sur aminé, je croyais.
Au siècle où nous sommes ,
Juger par leurs moindres traits Du mérite des hommes.
(i) Eu société ivcc M. Grenier.
Je croyais que l'on tlevait , Penser comme l'on disait; Que les beaux habits , Couvraient nos ajnis 5 Mais voyez , Concevez Où j'avais la tête....
Ah ! «l«fi l'étais bête II...
Je croyais voir dm pala«j
Rendre la )usUce > . ^ Sans payer d'cnonhes ftais ,
J&riS cadeaux ^ sans épice, Je croyais les procureurs , L'effroi de tbtis Ics Voleurs , Et les avocats , Tbfa)btlrsdé«<;atSf^- '-' '^• Mdisvoye^i "■ Cottccvci:
Où f avais la tète..:.
Ah! q<lo j'étais bête I!...
Je croyais que les enfan.s ,
Sur plus d'un mystèfe , iS'étaientpa* aussi savans Que leur père et mère, Et que fdlctte à quinze ans , Ne désirait point d'amans.
Nous croyant nés tous Sous le plus gros choux j Mais voyez , Concevez Où j'avais la lètc....
Ah! que j'étais bctc! !...