II
Je croyais qu'un jeune auteuF,
Etait fort modeste , Qu'auprès du sexe un acteur,
N'était pas si leste ; Je croyais nos jeunes gens Sensibles , polis , galans , Et que les Anglais Aimaient les Français; Mais voyez , Concevez Où j'avais la tête. ...
Ah ! que j'étais bétc ! !..,
Je croyais que mon voisin ,
Homme fort honnête , Ne faisant voir de l'iiymen,
Aucun signe à la tète :
Que l'ami tic sa maison , Etait un nouveau Caton , Et sa femme aussi Lucrèce à demi ; Mais voyez , Concevez
Où j'avais la tète
Ah ! que j'étais bête ! !...
Je croyais qu'après six mois ,
Une veuve bien sage , Ne pensait pas une fois
A rompre son veuvage ; .Te croyais que les maris , Rçcucillaient (oui jculs leurs fruits .
Et qu'un vieux barbon N'allait qu'au sermon ; Mais voyez, Concevez Où j'avais la tête.... Ah! que j'étais bête !!...
Je croyais sans vanité, Ma voix agréable , Et la vôtre en vérité ,
La plus détestable.
Comme Panard , je croyais Que je vous amuserais ,
Et que mes couplets, N'étaient pas mal faits; Mais voyez , Concevez Où j'avais la tète. ...
Ah! que j'étais bétc.
riK DU DEKMKf, VOLUME.
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