REA PET
PrS porte
P £ +} Ed C nr nr NP OUT, Re de der dr PQ Et NE CS 9 ie Ce ea 2 Du on St CE CE LOU EU à
mois d'octobre, d'entendre les carrefours retentüir de ces cris lugubres et prolongés qu’on appelle des ratements. C'est un appel et en même temps un défi porté à ses rivaux au moment des épousailles. Et, à cette époque, malgré sa douceur et sa timidité ordinaire, il peut devenir dangereux, car il est alors tellement surexcité qu'il ne s'inquiète ni ne s’effraye de rien.
Sa forme élégante et légère, dit Buffon, sa taille aussi svelte que bien prise, ses membres flexibles et nerveux, sa tête parée plutôt qu'armée d’un bois vivant, et qui, comme la cime des arbres, se renouvelle tous les ans ; sa grandeur, sa légèreté, sa force, le distinguent assez des autres animaux des bois, et, comme il est le plus noble d’entre eux, il ne sert qu'aux plaisirs des plus nobles — ou‘tout au moins des plus riches. |
Le pelage le plus ordinaire pour le cerf est le fauve ; cependant, il s’en trouve de bruns, même en assez grand nombre, et d’autres qui sont roux.
Le cerf a l'œil bon, l’odorat exquis et l'oreille excellente. Il nage parfaitement et peut même traverser de grandes rivières. Il saute encore plus légèrement qu'il ne nage, car, lorsqu'il est poursuivi, il franchit aisément une haie et même un palis de 2 mètres de hauteur.
Le cerf est un ruminant ; il se nourrit de feuilles, de jeunes pousses et de bourgeons qu'il broute de irès près. Il attaque également l'écorce des arbres et les fruits. Non seulement ses dégâts se font sentir
Le cerf, la biche et le faon.
dans les forêts qu'il habite, mais surtout dans les champs riverains, dont il compromet fréquemment les récoltes.
La femelle du cerf, la biche, se reconnaît à sa tête dépourvue de bois et à sa taille plus petite. Elle met bas, en mai ou juin, un seul et rarement deux faons qui ont un pelage spécial tacheté de brun et de blanc. En octobre, la même année, le faon quitte sa livrée et prend le nom de kére. Des tubercules apparaissent alors sur la tête des jeunes mâles. A un an, les tubercules en s’allongeant deviennent des dagues et le jeune cerf est dit daguet ; il conserve ce nom jusqu'à deux ans. En mai de la troisième année, les dagues tombent et sont remplacées par deux perches portant chacune deux ou trois branches appelées andouillers ; c’est un 7eune cerf. A’quatre ans, il fait sa troisième tôte ; les deux bois ônt alors de six à huit andouillers. A cinq ans, il forme sa quatrième tête qui porte huit à dix andouillers. A six ans, le cerf est dix-cors jeunement ; il a douze à seize andouillers dont le sommet forme ce qu’on appelle l'empaumure. À sept ans, ilest dix-cors et ne marque plus : le nombre d’andouillers reste stationnaire. Passé cet âge, il devient vwzeur cerf.
Le cerf perd ses bois tous les ans en février ou mars. À la fin de juin, il refait sa tête, qui est d'abord recouverte d’une peau veloutée dont l'animal se débarrasse en se frottant contre les branches des arbres. Pendant tout le temps de son refait, 11 vit solitaire et se choisit une retraite dans un épais taillis. En sep-
SALE 2. er te ot
tembre et octobre, le cerf n’a aucune demeure fixe, 1l erre et va sans cesse à la recherche des biches. De novembre en mars, les cerfs se rassemblent en troupes ou Aardes et s’enfoncent dans les profondeurs des bois.
La chasse du cerf a toujours été une chasse de grand seigneur ; la pompe qu’on y déploie, le luxe d’équipages, le nombreux concours d'hommes, de chevaux et de chiens en font un plaisir dispendieux qui n’est permis qu’à peu de personnes.
Le cerf ne se chasse qu'à courre, c’est-à-dire au moyen d'une meute de chiens courants que suivent les chasseurs à cheval jusqu'à ce que l’animal soit forcé. C’est ordinairement vers la mi-octobre que
commencent les grandes chasses à courre. Les cerfs
se réunissent alors dans les endroits les plus propres à viander (pâturer). Cette saison convient mieux d’ailleurs aux chasseurs, qui n’ont plus dans ce temps à redouter les chaleurs de l'été.
Le jour fixé pour la chasse, un piqueur expérimenté part de grand matin pour reconnaître d’une manière certaine la retraite où repose le cerf. Il tient en laisse un chien dressé spécialement à cet usage, et appelé limier. C’est aux empreintes — traces que le pied du cerf laisse sur le terrain — et aux fumées (fientes) qu'il reconnait l’âge et le sexe de l’animal, et ces données sont si certaines, qu'un bon piqueur ne s’y trompe jamais. Il consulte aussi les portées, qui sont les branches que dans sa course le cerf heurte ou
dés aooe di 2 >
ns Di 4
brise ; elles lui servent à apprécier la grosseur de l'animal et la hauteur de son bois.
Les chasseurs préfèrent les cerfs de quatrième tête ou de dix-cors jeunement à tous autres, parce qu'ils courent mieux et plus longtemps, que leurs empreintes sont mieux formées et donnent lieu à moins d'erreurs.
Quand le cerf est détourné, c'est-à-dire que le piqueur à suivi la voie de l’animal, l’a trouvé dans une enceinte et s’est assuré qu'il n’est pas sorti, il va faire son rapport au lieu du rendez-vous, et on se dispose à aller l’attaquer.
Dans l'ancienne vénerie, il était de règle de partager la meute en trois relais espacés sur la route que devait tenir la chasse. Quelques équipages conservent encore cette tradition, mais la plupart du temps on attaque de meute à mort, c'est-à-dire sans relais.
Les chasseurs xont entourer l'enceinte où le cerf est signalé, et on découple les vieux chiens avec lesquels on foule l'enceinte jusqu'à ce que l’on arrive près du cerf. À la vue des chiens et des veneurs, le cerf dresse fièrement la tête, semble hésiter un moment s’il résistera ou s’il prendra la fuite ; mais, en voyant tant d’ennemis, sa timidité naturelle l'emporte, et d'un bond il s’élance. A l'instant, les trompes font retentir la forêt de la fanfare propre au lancé, les chasseurs animant leurs chiens de la voix éperonnent leurs chevaux et suivent avec ardeur l'animal qui fuit devant eux.
C’est à ce moment qu'il faut examiner avec le plus
grand soin le pied de l'animal, afin de pouvoir le reconnaître dans le cours de la chasse; cur le cerf est rusé et, s’il rencontre un autre cerf ou des biches, il les fait partir à sa place et se dérobe, afin de donner ainsi le change aux chiens. Il est souvent difficile alors de pouvoir débrouiller la véritable voie de celle des animaux de change, et les chiens, emportés par leur ardeur, s’y laissent prendre. Mais les piqueurs ont relevé le défaut, et dès que le change est signalé ils arrêtent la meute et la ramènent à l'endroit où ils ont pris le change ; là les chiens reprennent la bonne voie.
Le cerf lancé file généralement en ligne droite à travers les bois et les buissons; les chiens y suivent le cerf, les hommes et les chevaux prennent les routes pratiquées à cet effet dans les bois; ils se guident dans leur course sur les aboiements continuels des chiens. On cherche autant que possible à forcer le cerf à faire un débuché, c'est-à-dire à quitter le bois pour prendre la plaine. La chasse alors est plus belle ; le cerf se montre à découvert entraînant à sa suite, comme un ouragan, hommes, chevaux et chiens.
A mesure que le cerf se fatigue, sa voie devient plus chaude, les chiens redoublent d’ardeur et ne le quittent plus. Enfin après une longue fuite, si le cerf trouve un étang, il s’y jette, espérant se mettre ainsi à l'abri des chiens et faire perdre sa trace. Mais on le suit dans ce dernier refuge et, s'il ne fait que traverser l'étang, la poursuite continue. Maïs, dans ce
PPT UN QU Peer