C. LXXXXII, p. 429. — SlSMONDf, t. IV
(3) Thouche, en la méson Pierre de Tournai (GÉRAUDj p. 2) paie 8 sous.
Les Falconieri.
En 1282, 27 octobre, et en 1285, 31 mai, Bandino des Falconieri faisait partie des membres des conseils à Florence.
En 1301, pendant le séjour de Charles de Valois à Florence, « Baldino Falconieri occupait la tribune la moitié de la journée, et c'était pour comparer le sommeil tranquille auquel les citoyens paisibles pouvaient désormais se livrer, avec les temps de troubles et de désordre dont on venait de sortir. » — Lâche et vile flatterie à l'adresse de Charles de Valois. (P., passim.)
Mais elle n'a rien de surprenant quand on voit, par les livres de comptes, que ces Falconieri étaient parents de Mouche. (Comptes de 1298 à 13 01, publiés plus loin, et ceux de Ceperello.)
Vers 1350, Nicolo di Forese Falconieri épousait Elizabeth Buondelmonti. (Litta).
Les Délire citent trente noms de la famille Falconieri.
Les Frescobaldi (Florence). Les Fréquenbauz.
Les Frescobaldi et les Scali précédèrent les Bardi et les Peruzzi dans leur haute situation à la cour du roi Edouard III.
En 1290, le fameux Bichio Guidi faisait partie de la Compagnie des Fréquenbauz avec Barthélémy Barbedor.
En 1293, la taille mentionne parmi les Fréquenbauz, Bertclemy Barbedor, 10 liv. ; Thomas Heibert , 10 liv. ; Nicholas Bonne-Vive; — Jehan Jaques, 30 liv., paroisse Saint-Jacques la Boucherie.
En 1298, le trésor de Dublin recevait Tordre de payer 11,000 sterlins aux Frescobaldi de Florence. (Peruzzi.)
Nous avons un Voyage en Terre sainte (138 (-1385) écrit par un membre de cette famille, Leonardo Frescobaldi.
En 1461, 9 sept., Jean Frescobaldi était courtier des changeurs à Londres. (Documents inédits, t. III, p. 10.)
Au commencement du xvie siècle la maison Frescobaldi, associée aux Gualterotti, avait son siège principal à Bruges et une succursale à Lisbonne. Son agent. Giovanni da Empoli, prenait passage sur un des quatre bâtiments placés sous les ordres de François Albuquerque, en 1503.(1!.)
Nous donnons les sceaux curieux de plusieurs membres de cette famille au commencement du xvic siècle.
Frescobaldi, Leonardo , mar- Frescobaldi , Leonardo , mar- Frescobaldi, Leonardo , marchand florentin, i;'6. Sceau chaud florentin, i;ié. Sceau chaud florentin. 1516. Sceau ovale deo,oi)mm. Pierre gra- ovale de 0,012'"'". Pierre gra- rond de 0,01 ;mm. Un poing vée. Tète de Pallas à droite. vée. Tète de ]upiter à droite, ganté portant un oiseau de vol. (J. 919, n° 11. A. N.) (J. 919, 11° 7. A. N.) Sanslégende.(J. 919,^7. A.N.
Frescobaldi, Alexandre, mar- Frescobaldi, Philippe, mar-
chand florentin, 15 16. Sceau ovale de 0,01 >n,m. Ecu chargé d un lion rampant tenant une épée. (J. 919, n° 30. A. N.)
chand florentin, 1516. Sceau rond de o,oto"lm. Un heaume de profil à gauche. Légende illisible. (J. 919, 11° 4. A.N.)
Frescobaldi, Antoine, marchand florentin, ijié. Sceau rond
de o,oi2mm. Écu parti : au 1 d'une croix coupée d'un annelet ; au 2 d'une bande accompagnée en chef d'un annelet.
(|. 919, n° II. A. N.)
FrBSCOBAXDI, Girolamo, FRESCOBALDI, François, marchand florentin, marchand florentin,
15:6. Sceau ovale de o,oiomm. Pierre gravée. Tète d'homme à droite, (j. 919, ii'n.
15 16. Sceau ovale de 0,014'"'". Pierre gravée. Tète d'un jeune homme diadémée
tournée à droite. ( |.
Frescobaldi, Girolamo, marchand florentin, 15 16. Sceau rond de 0,011""". Monogrammatique. (J. 919 ; 11° 4. A.N.)
Frescobaldi, Jean, marchand florentin, 1 ji6. Sceau ovale de o 012""". Monogrammatique. (J. 919, n" 7. A. N.
Sceaux des Frescobaldi. (Londres, xvic siècle.) (A. N.)
La famille Frescobaldi existe encore aujourd'hui.
Le 7 novembre 1863, le commandeur Louis de Frescobaldi
mourait à l'âge de cinquante-deux ans, laissant des frères et des sœurs.
Un Dino de Frescobaldi était ami de Dante. C'est lui qui aurait, dit-on, sauvé le précieux manuscrit du poète, lorsque Dante condamné à l'exil vit ses biens confisqués. — On trouve des poésies de lui dans le fonds italien 554. B. N. (Copie du xve siècle.) Les Deli^ie citent soixante noms de membres de cette famille.
Pour plus de détails sur les Frescobaldi, voir : Les Lombards che^ eux-
Les Angoissoles (Plaisance).
Nous trouvons, en 1293, à Paris, un Lombard ainsi désigné: « Roland, qui fet la compaingnie Lancelot l'Angoisseux, 10 liv. » C'est évidemment un compagnon de la société des Angoissoles. (Géraud.)
La famille Anguissola ou Anguisciola était originaire de Plaisance.
En 1296, « la compaignie d'Angoissole en la bufeterie, » paie 34 liv. 10 sous.
En 1297, « François d'Angoissole et ses compaingnons » paient 3 5 liv.
En 1298, « François Daugutaire et ses compaingnons de la compaignie <TAngoissole » paient 34 liv.
Troyes, 1298, 5 sept. Albertino Anguxola, bourgeois et marchand de Plaisance, fils de Nicolas Anguxolla et Conrad Anguxolla. (jDocum. inéd., t. III, p. 18.)
En 1299, « Franchequin Angoissole et ses compaingnons » paient 28 liv.
En 1300, même rubrique.
En 13 10, aux foires de Champagne, Bernard d'AngoissoHes a un procès avec Jean Cristo.
En 13 18, les Angoissolles sont en procès avec Jean de la Coste (OU m).
En 13 17, les Anguissoli sont aux foires de Champagne avec les Faletti et les Doussins. — 1318(0//;;;).
En 1327, nous y voyons Ricardo et Bernardo Anguisciola.
En 1335, 12 mars, une convention était passée entre Bonnat Octavien et autres associés en la ferme de 100 s. pour cent et les associés de la compagnie des Angoissolles et de celle des Doucins. (PP. 109-110. AN.)
Nous retrouvons encore un membre de cette famille en janvier 1346 (n. 5), Cristiano Anguissola, avec Guillelmo Senengo et Bernardo Scoto, ce dernier, unScoti de Plaisance (un Escoz). Une rue de Bar-sur-Aube, la rue des Angoisselles, a conservé leur nom. La commune de Montpellier soutenait, au xive siècle, un procès contre la compagnie des Angoissolles devant les gardes des foires. — Les marchands de cette compagnie figurent encore dans un arrêt du Parlement du 15 mai 1322. (Bourquelot.)
Il existe à la Bibliothèque nationale un manuscrit (lat. 9258) qui donne la liste des propriétés des Angoissoles près de Plaisance. (Angusciola ou Anguissola.) (1300 à 1341.)
En 1301, Galvanus d'Angoissole vend à son frère d'Angoissole des terrains situés à Oltoe et achète des terres à des gens de Castro-Nuovo. Les biens de son fils (?) Bernard sont ensuite divisés en trois parts :
La première échoit à Ricardino, fils aîné de Bernard ;
La seconde à Lansloto ou Lancelloto, autre fils (celui de Géraud) ;
La troisième à Bernardino, neveu desdits Ricardino et Lancelotto.
On trouve dans ce curieux volume les noms de Théodose Anguissola (en 1523), Caterine (1529), Alexandre (1532), Anesa (1534), Hemiglia (1536).
En 1570, Alexandre Anguissola est à la cour du roi catholique, à Madrid, et il a, dans cette résidence, plusieurs enfants : Baptiste (1570), Carie Théodose (1572). Il avait eu auparavant une fille, Barbara, en 1566.
Au xvne siècle, nous retrouvons un marquis d'Anguissole, père également de plusieurs enfants ; d'abord d'une fille, Mari-
j6 LES LOMBARDS A PARIS.
gâta (1676), puis d'une autre fille, Antonia Maria, puis d'un fils, Carlo (1681), d'un second fils, Carlo (en 1686), enfin d'une troisième fille, Bianca (1683).
Cette famille existe encore aujourd'hui. — Un comte Ferrante Anguissola était parent du comte B. Pallastrelli. (V. Plaisance).
Nous croyons bien nous rappeler que la femme de Régnier Pot, seigneur de la Prugne, était une Catherine d'Angoissole (Angussoli), dame d'honneur de Valentine de Milan, en 1397.
Pour plus de détails sur les Angoissoles, voir : Les Lombards che^ eux.
Les Scoti (Plaisance).
Ce sont évidemment les Escoz, Socii de la grande maison Scoti de Plaisance, qui avait des agents à Famagouste (21 juillet 1301. H.)
Les « Scotti » sont cités par le chevalier Belgrano parmi les 57 marchands les plus riches de Plaisance, de 1238 à 1267, avec les Braciforti, les Pagani et les Anguissola. (Arch. de l'or. Int., t. II, 2, p. 209. Toxoni.)
Cette compagnie prêtait aux papes des sommes montant jusqu'à 10,000 marcs vers la tin de 1272, et Bernard Scoti était le Lombard dont se servait Philippe III pour s'acquitter envers le Pape. (Ec. des Ch., t. XIX.)
Les Scotti avaient formé une compagnie composée de Guglielmo de Yetula, Opizone de Farignano, Rolande de Ripalta, familiers du pape Grégoire X ; elle avait pour chef Bernard Scotti. (Or. hit., t. II, p. 209).
Un compte de 1288 mentionne Ferrât de Ferrare et Hérodes, de la Cie des Fscoz. (Comptes des Templiers.)
A Paris, en 1293, Bernart Espi, en compaingnie des Escoz, paie 5 ) liv.
En 1296, François de la C" des Escoz paie j8 1. 10 s.
En 1297, la G paie la même somme.
lui 129S, sire Jehan de la CK des Escoz paie 6o liv.
En 1299, Jehan Niquetin (I) de la Cie des Escoz paie 65 liv.
En 1300, le même paie 55 liv. — (paroisse Saint-Jacques la Boucherie).
Nous nous proposons de donner dans les Lombards che^ eux la figure assurément la plus extraordinaire de la famille Scoti, celle de cet Albertus Scoti, ce type fantastique de chef de parti guelfe, qui répondait en riant à l'évêque de Plaisance, venant se plaindre à lui des abominations commises par ses soldats, au nombre de 40, dans le couvent des sœurs pénitentes de la ville : « Où donc voulez-vous que nos amis trouvent de quoi vivre ? »
Il mourut à un âge assez avancé, le 13 janvier 13 18 (n. s.), dans le CasteJlum regale di Crema, où le tenait enfermé son ami, Galeaz Visconti, autre personnage inimaginable.
Les Delizie nomment quinze membres de cette famille.
Escot, Toscan, bourgeois de Constantinople, 1249.
Sceau rond de 0,014'"'".
Écu chargé d'un croissant surmonté d'une étoile à 8 rais. 7- S. Escot : : drapier :
Les Gaaigne-Biens (Plaisance).
En 1293, Paumier Garnier ; — Jehannin Brachefort, (un Braciforte) en compaingnie des Gaaigne-Biens, paient 50 livres.
Eu 1296, cette compagnie paie 34 1. 10 s. et loge chez un Caoursin , Etienne de Caours (z), 16 liv. Ce personnage qui
(1) C'est le Jehan Miquantaine de la Cie des Gaaigne-biens, en 1298; il a changé de compagnie.
(2) 1308. Et de Cahours, bourgeois de Paris, est mentionné dans un procès contre le bailli d'Amiens et la dame de Creseques(C>//»;.)
payait 24 liv. en 1293, et avait trois valets : Remondin, 3 sous; Colin, 14 sous, et Martin, 5 sous, demeurait paroisse Saint-Jacques la Boucherie, dans la « grant rue » (rue Saint-Denis, près la rue Aubry le Boucher, actuellement, 1891).
Un autre caoursin, Jehan Caourson, en la tanerie, paie 70 sous. Thomassin, son serjant (serviteur), paie 5 sous. (Géraud, p. 95, 104).
En 1297, la Compagnie naie encore 34 1. 10 s.
En 1298, Jehan Miquantaine, de la Cie des Gaaigne-Biens, paie 40 liv. — (Voir plus haut.)
En 1299 et I3°°) Jehan Gaaigne-Biens et ses compaingnons paient 49 livres.
La famille Guadagni est représentée par vingt-huit noms dans les Ddixie.
Il y avait encore une société portant un nom analogue : en 1303, Guiot Meilleur-Gaigne de la Cie des Meilleur-Gaaigne, {Olim ).
Les Scali (Florence).
Les Scali étaient des richissimes marchands du parti guelfe.
En 1326, alors que cette Compagnie faisait une banqueroute de plus de 400,000 florins d'or, elle comptait plus de cent vingt années d'existence.
Elle avait, comme les Frescobaldi, précédé les Bardi et les Peruzzi dans leur haute situation à la cour d'Edouard III d'Angleterre.
En 1293, Quentin Amadour, Lotier Bonajute, Otelin Enfegat de la Cie de l'Escale, paient 46 liv.
En 1299 et 1300, un Guy de Leschiele et ses compaingnons paient 14 liv. — Porche Saint-Denis de la Chartre.
En 1305, Cathelin Infanghatin — qui est certainement le « Otelin Enfegat, » cité ci-dessus, faisait partie de la Cie des Peruzzi et avait obtenu, avec son compagnon Philippe, la frappe des monnaies d'or, (de Saulcy).
13 13. Cic de Lescale {Olim.)
Les Délire citent vingt noms de Scali.
Pour plus de détails sur les Scali, voir : Les Lombards che\ eux.
Les Bourrins (Plaisance).
Borrin, Guillaume, marchand de Plaisance, 12É6.
Sceau en écu arrondi de o,030mm.
Une aigle, ■f S' gulliemi Borr... Sigillum Gullielmi Borrini.
(]• 473) n° 2I bis. A. N.)
C'est un des chefs de la Compagnie des Borrins.
Voici le sceau de Guillaume Borrin.
En 1250, un Jacques Borrin, Jacobias Burrinus, était consul de Plaisance à la Porte-Neuve. (Giudici.)
Cette compagnie payait en 1293, avec les Camprimols , 50 livres.
En 1296, François Grellande de la Ce des Borins, en la meson Jehan Fromont paie 46 1. 10 sous.
En 1297, même nom et même somme.
En 1298, Perrache Tondesco et ses compaingnons de la Cic des Borins, paient 28 liv.
En T299 et 1300, la C'° est dans la rue de la Buffeterie et paie 34 livres.
Cie Guy Cavessole (Plaisance).
. La taille de 1293 porte :
Rufin de Lande de la Compaingnie Guy Cavesole : 15 liv.
En 1296, « Mathée Brachefort de la Cie Gui Cavesole en rue S' Merri » paie 34 1. 10 s.
En 1297, « Gui Cavesole et ses Compaingnons » paient 46 1. 10 s.
Dans le journal du Trésor du Temple, nous voyons le nom d'un certain Guido ou Guiot, Guidone Cavesso, Cavasso, Cavassonne, qui paie, en 1295, 10 et 13 mai, 7 juin, 22 juillet, et, en 1296, 21 février, les sommes de 600, 25, 1,000, 1,580 et 9 1. 5 sous : en tout 3,214 1. 5. Il s'agit certainement ici de notre Lombard. (L. Delisle, Op. fin. des Templiers.)
En 1299, « Guy Cavessole, et Mathe le Lombart (c'est le Mathée Brachefort de 1296) et leurs compaingnons » paient 21 liv.
En 1300, Guy Kavessole et ses compaingnons paient 21 liv.
En 1304, un Grégoire de Boniface fait partie de la Cic des Cavaçols. (Olim.)
Les Rustigaz (Plaisance).
Les Rustigaz étaient originaires de Plaisance, comme le prouve le document suivant :
« 1265 Testes recepti, de mandato domini Régis, ad sciendum qua hora Renaudus de Rostigas, mercator Placentinus, multritus fuit et in quo loco, etc. »
Ce Rustigaz avait été assassiné « infra districtum ville Attrebatensis. » Le comte de S1 Pol, à qui les membres de la société des Rustigaz réclamaient une somme d'argent qui avait été volée sur le mort, est acquitté (absolutus) parce que le meurtre a été commis après le coucher du soleil. (OU m, I, p. 215 et 621-622.)
En 1293, " Denyse Palestrel et Richardin, son compaingnon, de la compaingnie des Rustigaz », paient 42 liv. — Paroisse S1 Jacques la Boucherie.
En 1296, Denyse Palestrel paie pour lui seul 10 1. et demeure paroisse S1 Merri.
En 1299 et 1300 « Aubert de Rustigal et ses compaingnons» paient 49 liv. — Encloistre SK Opportune.
COMPAGNIES DES LOMBARDS. 8l
Nous ne ferons que signaler les compagnies qui ne présentent plus qu'un intérêt relatif :
Les Amanaz ou Amenaz (Pistoïe) 1293 : 24 1. 10 s. ; 1296 : 22 liv. ; 1299 : 40 liv. ; 1300 : 40 liv.
Les Chapons (Capponi) : 1296 : 34 1. 10 s. ; 1297 : 38 1. 10 s. ; 1298 : 40 1. ; 1299 et 1300 : 34 1. ; 1312 Cie des Chapons (Olitn).
Les Richarz (Riccardi), originaires de Lucques, 1296 : 24 1. 10 s. ; 1297 : 24 1. 10 s. ; 1298 et 1299 : 36 sous. Lors de l'emprunt de 1295, cette compagnie fournit avec les Lombards 65,0001. t. (A. N. J. 654, n° 16.)
La Cie de TEstoile (Stella) : 1296 : 10 1. ; 1297 : 10 1. ; 1298 : 21 1.
Les Pistores, Pistoles, Pistoïe de Lamenat, probablement les mêmes que les Amenaz cités plus haut : 1296 : 34 1. 10 s.; 1298 : 70 1. ; 1299 et î300 '• 55 nv-
1301. Chenel de Pistoie, limbart, est entrez au mestier (chaussier) et en la confrairie, le mardi avant la Septembresche, l'an MCCC et I et en a paie xv s. (Levasseur, Hist. des classes ouvrières, t. I, p. 209.)
En 1292, Jehan Chéenel, rue de la Buffeterie (aujourd'hui des Lombards, depuis 1322) paie 16 livres; Jehan son fuiz, 105 s. Jeannot, son vallet, 18 s. Perrot, le clerc 8 s. Tous ses voisins sont « chauciers. » Géraud, p. 88.
La Cie de l'Espine (Spini de Florencia), 1296 : 34 1. 10 s. ; 1298, 1299, 1300 : 40 liv. — Spinelli 13 18 (Olim.')
Les Clarenz, Clarez, Clarat de Pistoïe (Clarentini ou Chiarenti), 1293 : 44 liv. ; 1298 : 55 L; 1315 Cie Clarentinorum de Pistoria (Olif)i).
Les Puches (Pulci) de Florence, 1299 et 1300 : 40 liv. Les Mâches (Macci) Florence. Les Moges (Mozzi) de Florence, 1298 : 40 liv. — 1303» Lappe Picte, de la compagnie « Mozorum » (jOliiii).
Les Lanfranc (Lanfranchi) de Lucques, 1297 : 38 liv. Les Liannarmannelou (5/c) de Venise, les Guiuise, les de Loueste, les Corbalans, les Bacons, et tant d'autres qu'on
trouvera dans Géraud (p. 3) et dans les tailles que nous publions.
Observations générales.
En France, comme en Italie, le peuple a toujours détesté les usuriers. En 1478, Plaisance souffrait de pluies violentes et continuelles ; le peuple disait que le fléau ne cesserait pas tant qu'un certain usurier, enterré récemment à San Francesco, reposerait en terre sainte. Comme l'évêque refusait de laisser déterrer le corps, quelques jeunes gens allèrent le prendre de force, le promenèrent dans les rues, au milieu d'un affreux tumulte, le laissèrent insulter par d'anciens débiteurs du mort, et finirent par le jeter dans le Pô. Et fuit mirabih quod illico pluvia cessavit. (Diarium Pannense, dans Muratori, XXII, col. 280.) Cet auteur partage aussi la haine concentrée qui anime le peuple contre les usuriers. (Burckhardt, t. II, p. 306.)
Opinions différentes des Lombards sur le commerce.
A Naples, le commerce était réputé infâme, et la noblesse paresseuse, ne s'occupant ni de ses biens, ni de sa fortune, perdait son temps à la maison ou montait à cheval.
A Rome, où le commerce était méprisé, la noblesse administrait ses biens et s'occupait de la culture.
A Milan, le noble se faisant marchand était une exception.
A Venise, les nobili se livrent tous au commerce; nobles et roturiers sont tous négociants et navigateurs. A Florence, une partie de la noblesse est devenue commerçante ; une autre partie (de beaucoup la plus petite certainement), se repaît de son orgueil et passe noblement sa vie à chasser et à voler l'oiseau.
« A Gênes, il y a deux sortes de noblesse, deux ordres. Le premier est composé de 28 lamilles nobles d'extraction qu'on appelle de l'Ancien Portique et dont les noms ont varié dans
les anciens temps. Le second est formé de toutes les autres, qui, quoique riches et puissantes, sont d'extraction populaire, se sont fait agréger aux premières dans la révolution arrivée en 1527 et 1528, et en ont pris la plupart les noms et les armes en quittant les leurs. Celles-ci sont nommées Familles du Nouveau Portique. Une loi publiée en 1576 abrogea la distinction de ces Portiques, mais il subsiste encore de fait (1765). Ces espèces d'adoptions qu'on y appelle Albergues , assez communes dans toute l'Italie, étaient déjà anciennes à Gênes, et on en trouve des exemples dès l'année 1448. Le commerce en général y était autrefois compatible avec la noblesse, mais, depuis l'année 1576, on n'y a permis aux nobles que celui de la mer ou en gros, la profession de banquier et celle de notaire, pourvu que ce soit sans étude publique. »
Cf. Le Laboureur, Relations du voyage de Pologne, f partie, p. 335. — Mém. man. du cab. de l'ordre du Sl-Esprit, aux cases Verbo, Gênes. — G. Stella, Annales Genuenses. — Muratori, Rerum Italie, script., t. XVII, p. 1008 et 1009. — Gtnealogica et historica Grimaldœ gentis arbor, par Venalque, in-fol., 1648, p. 48, 52, 203 et 208. — Le Pogge, cité par La Roque, Traite de la noblesse. Ed. de 1678, p. 318. (A. N. MM. 810- 816. Ecrit en 1765 par de Beaujon, article : Doria.) — Burckhardt, t. II, p. 97.
Ces diverses appréciations, prises dans différents auteurs du xvc au xvne siècle, expliquent pourquoi on trouve rarement les Napolitains, les Romains ou même les Milanais parmi les noms des Lombards. En revanche, on rencontre toujours des Génois, des Vénitiens, des Florentins et des Pisans.
Jeton de changeur, Allemagne xvn" s. (B. N. Cabinet des médailles.)