‹ Les Lombards en France et à ParisChapitre 31 sur 38 · SIGNATURES · texte numérisé non relu

SIGNATURES

TELS QU ILS SONT INDIQUES D APRES LES PIECES ORIGINALES. (B. N., Nouv. acq. lat. 1664, 1665.)

Après avoir publié les monogrammes des jetons des Lombards, nous avons pensé qu'il pouvait y avoir un intérêt pour les lecteurs français à connaître la façon dont signaient ceux de leurs ancêtres qui eurent recours autrefois ci ces prêteurs italiens, en Terre-Sainte et en Egypte. S'il est « hors de doute qu'un certain nombre de chevaliers ne savaient pas les lettres^'^», nous apportons, croyons-nous, des preuves que déjà, du temps de Philippe-Auguste, il y avait, en France, des hommes de guerre capables de « lire en roman et en latin », et même d'écrire et d'« embriever(-\ »

Et nous ferons remarquer que nos héros ne sont pas des personnages légendaires de « nos vieux poèmes )y mais des gens en chair et en os, qui vivaient en 1191 et 1249.

Si même nous osiops nous permettre de nous appuyer sur la statistique, bien que nous considérions, dans la plupart des cas, ses résultats comme absolument fantaisistes, nous dirions que, sur 14 des personnages cités dans la Croisade de Philippe- Auguste, 2 au moins savent signer leur nom, et que, sur 25 Croisés du temps de Louis IX, 3 au moins savent écrire, c'està-dire environ i sur 8.

(i) Léon Gautier, La Chevalerie, Paris, 1884, in-40, p. 144. (2) Ibid., Ioc. cil.

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