I.KS LOMHAKDS A l'AKIS
Le temps est-il donc si éloigné où on n'aurait pas trouvé, une proportion plus élevée dans certaines provinces parmi les soldats, dans certains départements parmi les conscrits ?
Que les Croisés veuillent bien nous pardonner cette irrévérencieuse comparaison.
C'est à titre de simple curiosité que nous publions ces documents, car ces signes apposés par les Croisés au bas des obligations souscrites par eux aux prêteurs italiens (croix, lettres initiales ou monogrammes) n'ont aucune valeur pour les travaux qui nous occupent. Mais il nous a paru intéressant de montrer ces soldats, dont la plupart, en effet, ne savaient pas leurs lettres, traçant le signe de la Croix pour attester leur bonne foi. En revanche, Simon d'Hervilly, Begon de Mellct, Guillaume Roger, Regnaud Girard et l'écuyer angevin Pierre d'Agis nous prouvent qu'ils avaient reçu une certaine instruction, car ils savent écrire leurs initiales, eux, tandis que les mains tremblantes de J. de Bardou, de Jean Aubert, d'Amalvin de Malartic étaient évidemment plus familiarisées avec l'épée qu'avec la plume.
N'y aurait-il pas là, pour un graphologue expérimenté, un indice du caractère — (un peu vif : Gcoffroi de Marconnay, ou plus rassis : Je Savoyard Gérard Ricci, etc.) — du Croisé?
Nous ferons, en terminant, remarquer les différentes manières de tracer une simple croix que nous présentent ces renseignements curieux, et inédits jusqu'ici.
EING MANUtl.