CHAPITRE V
COMPAGNIES DES LOMBARDS A PARIS
Les Albizzi (Florence).. — Les Boccanigra (Gênes).
Les Buonsignori (Sienne).
La Grande Table (Sienne). — Fédryc. — Les Cerchi
(Florence). — Les Franzesi (Florence).
Les Larcari (Gênes).
Les Uso di Mare (Gênes). — Les Villani (Florence).
Nous crovons devoir donner encore des renseignements sur un certain nombre de familles lombardes dont le nom se retrouve fréquemment dans l'histoire de Paris, et qui ont joué, dans leurs relations avec la France, des rôles plus ou moins considérables, par exemple les Albizzi, les Cerchi, les Larcari, les Bonseigneur, etc.
Les Albizzi (Florence).
Albizzi (Mazo d'j. député de Florence, 1396. — Sceau rond de 0,036"".
Ecu à trois annelets l'un dans l'autre. (Demay ajoute : au chef de Savoie. Nous croyons que c'est une
erreur — le jeton le prouve.) Penché, timbré d'un heaume cime d'une tète de chien sur champ fretté.
S. dni Macy? de Albizis.
Ligue conclue entre Charles VI et les Florentins, à Paris maison du chancelier
Arnaud de Corbie, 25 sept. 1596. (J. 503, n" 2. A. N.)
Sceau des Albizzi.
LES LOMBARDS A PARIS
COMPAGNIES DES LOMBARDS
Les Albizzi sont des popohni.lls sont mentionnés avant 1204 dans les annales florentines, et occupaient les places de consuls, de sages, etc.
Jeton des Albizzi — Face.
La collection de M. MazeroUe renferme un jeton semblable à celui-ci sur ses deux faces
(droit et revers).
En 1407, Alberto des Albizzi était ambassadeur auprès du roi de France avec Buonaccorso Pitti.
L'Index des Deliiie cite environ 93 noms de membres de
cette famille.
jeton des Albizzi. — Revers.
Ce ieton est tiré de l'ouvrage de Peruzzi. - Cette roue est-elle celle qui se trouve au n^ilieu du p^deï Loggia di Merc'ato Kuovo? Est-ce la roue du Carroccio? En tout cas ce " -t pas un Ln, à coup !L comme le prctend M. Fontenay. (Hm/. du >/.«) Est-ce un torsello mal lu? C'est probable. Cf. Chroniques Siennoises du duc de Dino. Pans 1846. gr. in-b .
Les Boccanigra (Gênes).
En 1254, octobre, Ogerius Bucanigra était notaire de la commune de Gènes. {Lib. Jur.)
En 1261, nous relevons dans les conseillers ou consuls des métiers de Gênes, le nom de Obertus Buchanigra, et parmi les capitaines, ceux de Ogerius Buchanigra et de Nicolas Buchanigra. (Histoire de F Empire de Constant inople sous les Empereurs français, Du Fresne du Gange. Paris, 1657, in-fol. - Recueil de pièces pour servir à l'histoire de Constantinople.)
En 1260, Martin Buccanigra, amiral, commande six navires et dix galées contre les Vénitiens. — Il était frère du capitaine de Gènes, ainsi que Lanfrancus Buccanigra (1262) qui est tué dans une attaque contre les Grimaldi (^Annales Januenses. Mura-