LUNGO
Et il ne paraît pas, ajoute M. C. Paoli, que sa réputation, pas plus que celle de son frère Biccio, si maltraitée par les chroniqueurs toscans, fut meilleure en France ^^\
Extraits des Comptes de Cepperello.
Les (socii) associés de Cepperello sont Rinieri Jacopi et Noffo Dei, florentins <^>. Ce sont les « Nofri Dei de Societate Renerii Jacobi » d'une lettre de 1295, au sujet des relations du commerce des Florentins en Champagne. (Gior. Storiço degîi Arch. Tosc, I, 258.)
P. 352. — Diedi i quali paghai al conpangno de Bardi pagholli a Noffo nella detta fiera di Proino : xxx 1.
— Lapo di Giunta (de la Compagnie des Scali, à Riom). Ce nom se retrouve dans Berti, Doçumenti del commercio dei
fiorefitini in Frauda i2(})-i^oo. Voir aussi les Comptes du Louvre (Ec. des ch.)Un Lappo Pitide la compagnie 5^/;^/^. Lls Schali ou Scali étaient de Florence.
P. 355. — Dicdi i quali mandai a Kaorsa a Dato Bonamiki per Tuccio Falkonerii ^3) in sei somieri di VIII di marzo ottanta nove : 483 1 l. 17 d.
— Diedi vettura d'un ronzino ke mandai a Kaorsa e d'un flmte con Tuccio Falkonierii : il. 12 s.
— Diedi à fratri minori e predicatori ed altre genti per Dio : I 1. 6 s.
(i) Les Deîiiie mentionnent en 1322-23 un Ser Rinaldo Nacci da Ceppareïlo, qui était notaire des prieurs de Florence au nombre desquels figure Mes. Pace di Mess. Jacopo da Certaldo, dott. di Leggi.
(2) Ce Noffo Déi, florentin, pendu depuis pour d'autres crimes, fut un des deux accusateurs des Templiers en 1307, avec le prieur de Montfaucon condamné pour ses dérèglements à une prison perpétuelle (Gio Villani, 1. Vlll,
c. LXXXXII, p. 429. — SlSMONDf, t. IV.)
(3) Thouche, en la méson Pierre de Tournai (Géraud^ p. 2) paie 8 sous.
LES LOMBARDS A PARIS
COMPAGNIES DES LOMBARDS
Les Falconieri.
En 1282, 27 octobre, et en 1285, 31 mai, Bandino des Falconieri faisait partie des membres des conseils à Florence.
En 1301, pendant le séjour de Charles de Valois à Florence, « Baldino Falconieri occupait la tribune la moitié de la journée, et c'était pour comparer le sommeil tranquille auquel les citoyens paisibles pouvaient désormais se livrer, avec les temps de troubles et de désordre dont on venait de sortir. » — Lâche et vile flatterie à l'adresse de Charles de Valois. (P., passim.)
Mais elle n'a rien de surprenant quand on voit, par les livres de comptes, que ces Falconieri étaient parents de Mouche. (Comptes de 1298 à 1301, publics plus loin, et ceux de Cepe-
rello.)
Vers 1350, Nicolo di Forese Falconieri épousait Élizabeth
Buondelmonti. (Litta).
Les Deliiie citent trente noms de la famille Falconieri.
Les Frescobaldi (Florence).
Les Fréquenbauz.
Les Frescobaldi et les ScaU précédèrent les Bardi et les Peruzzi dans leur haute situation à la cour du roi Edouard IIL
En 1290, le fameux Bichio Guidi faisait partie de la Compagnie des Fréquenbauz avec Barthélémy Barbedor.
En 1293, la taille mentionne parmi les Fréquenbauz, Bertelemy Barbedor, 10 liv. ; Thomas Heibert , 10 liv. ; Nicholas Bonne- Vive; — Jehan Jaques, 30 Uv., paroisse Saint-Jacques
la Boucherie.
En 1298, le trésor de Dublin recevait l'ordre de payer 11,000 sterlins aux Frescobaldi de Florence. (Peruzzi.)
Nous avons un Voyage en Terre sainte (i 384-1 385) écrit par un membre de cette famille, Leonardo Frescobaldi.
En 1461, 9 sept., Jean Frescobaldi était courtier des changeurs à Londres. {Documents inédits, t. III, p. 10.)
Au commencement du xvi« siècle la maison Frescobaldi, associée aux Gualterotti, avait son siège principal à Bruges et une succursale à Lisbonne. Son agent, Giovanni da Empoli, prenait passage sur un des quatre bâtiments placés sous les ordres de François Albuquerque, en 1503. (H.)
Nous donnons les sceaux curieux de plusieurs membres de cette famille au commencement du xvi^ siècle.
Frescobaldi, Leonardo, marchand florentin, 15Î6. Sceau ovale de 0,015™™. Pierre gravée. Tête de Pallas à droite.
(J. 919, n° II. A. N.)
Frescobaldi , Leonardo , niar- Frescobaldi , Leonardo , marchand florentin, 1516. Sceau chand florentin, 151e. Sceau ovale de 0,012™™. Pierre gra- rond de 0,015™™. Un poing véc. Tète de Jupiter à droite. gante portant un oiseau de vol. (J- 919» n°7- A. N.) Sanslégende.(J.9i9,n°7.A.N.
Frescobaldi, Alexandre, marchand florentin, 1516. Sceau ovale de 0,015™™. Écu chargé d'un lion rampant tenant une épée. (J. 919, n° 30. A. N.)
Frescobaldi, Philippe, mar- Frescobaldi, Antoine, marchand chand florentin, 15 16. Sceau florentin, 1516. Sceau rond
rond de 0,010™™. Un heaume de profil à gauche. Légende illisible. (J. 919, n°4. À. N.)
de 0,012™™. Ecu parti : au i d'une croix coupée d'un annelet ; au 2 d'une bande accompagnée en chef d'un annelet.
(J. 919, n° II. A. "N.)
Frescobaldi, Girolamo, marchand florentin, 15 16. Sceau ovale de 0,010™™. Pierre gravée. Tète d'hommeà droite. (J. 919, n» XI. A. N.)
Frescobaldi, François, marchand florentin, 15 16. Sceau ovale de 0,014™™. Pierre gravée. Tête d"un jeune homme diadémée
tournée à droite. (J.
Frescobaldi, Girolamo, marchand florentin, 1516. Sceau rond de 0,011™™. Monogrammatique. (J. 919, n° 4. A.N.)
Frescobaldi , Jean , marchand florentin , 15 16. Sceau ovale de 0,012™™. Monogrammatique. (J. 919 j no 7, A. N.
Sceaux des Frescobaldi. (Londres, xvi* siècle.) (A. N.)
La famille Frescobaldi existe encore aujourd'hui.
Le 7 novembre 1863, le commandeur Louis de Frescobaldi
mourait à Tâge de cinquante-deux ans, laissant des frères et des sœurs.
Un Dino de Frescobaldi était ami de Dante. C'est lui qui aurait, dit-on, sauvé le précieux manuscrit du poète, lorsque Dante condamné à fexil vit ses biens confisqués. — On trouve des poésies de lui dans le fonds italien 554. B. N. (Copie du xv« siècle.) Les Dcli^ie citent soixante noms de membres de cette
famille.
Pour plus de détails sur les Frescobaldi, voir : Les Lombards
chex eux.
Les Angoissoles (Plaisance).
Nous trouvons, en 1293, à Paris, un Lombard ainsi désigné: (( Roland, qui fet la compaingnie Lancelot l'Angoisseux, 10 liv. » C'est évidemment un compagnon de la société des
Angoissoles. (Gèraud.)'
La famille Anguissola ou Anguisciola était originaire de Plaisance. 1 r •
En 1296, « la compaignie d'Angoissole en la bufeterie, »
paie 34 liv. 10 sous.
En 1297, « François d'Angoissole et ses compaingnons »
paient 3 5 Hv.
En 1298, (( François Daugutaire et ses compaingnons de la
compaignie d'Angoissole » paient 34 Hv.
Troyes, 1298, 5 sept. Albertino Anguxola, bourgeois et marchand de Plaisance, fils de Nicolas Anguxolla et Conrad Anguxolla. {pocnrn. inéd-, t. III, p. 18.)
En 1299, « Franchequin Angoissole et ses compaingnons »
paient 28 liv.
En 1300, même rubrique.
• En 13 10, aux foires de Champagne, Bernard d'Angoissolles a un procès avec Jean Cristo.
En 13 18, les AngoissoUes sont en procès avec Jean de la
Coste (O/Zm)-
compagnies des lombards.
En 13 17, les Anguissoli sont aux foires de Champagne avec les Faletti et les Doussins. — 1318(0////;).
En 1327, nous y voyons Ricardo et Bernardo Anguisciola.
En 1335, 12 mars, une convention était passée entre Bonnat Octavien et autres associés en la ferme de 100 s. pour cent et les associés de la compagnie des AngoissoUes et de celle des Doucins. (PP. 109-110. AN.)
Nous retrouvons encore un membre de cette famille en janvier 1346 (n. 5), Cristiano Anguissola, avec Guillelmo Senengo et Bernardo Scoto, ce dernier, unScoti de Plaisance (un Escoz). Une rue de Bar-sur-Aube, la rue des AngoisselleSj a conservé leur nom. La commune de Montpellier soutenait, au xiv^ siècle, un procès contre la compagnie des AngoissoUes devant les gardes des foires. — Les marchands de cette compagnie figurent encore dans un arrêt du Parlement du 15 mai 1322. (Bourquelot.)
Il existe à la Bibliothèque nationale un manuscrit (lat. 9258) qui donne la Hste des propriétés des Angoissoles près de Plaisance. (Angusciola ou Anguissola.) (1300 à 1341.)
En 1301, Galvanus d'Angoissole vend à son frère d'Anc^oissole des terrains situés à Oltoe et achète des terres à des ('-ens de Castro-Nuovo. Les biens de son fils (?) Bernard sont ensuite divisés en trois parts :
La première échoit à Ricardino, fils aîné de Bernard ;
La seconde à Lansloto ou Lancelloto, autre fils (celui de Géraud) ;
La troisième à Bernardino, neveu desdits Ricardino et Lancelotto.
On trouve dans ce curieux volume les noms de Théodose Anguissola (en 1523), Caterine (1529), Alexandre (1532), Anesa (1534), Hemiglia (1536).
En 1570, Alexandre Anguissola est à la cour du roi catholique, à Madrid, et il a, dans cette résidence, plusieurs enfants : Baptiste (1570), Carie Théodose (1572). Il avait eu auparavant une fille, Barbara, en 1566.
Au xvii^ siècle, nous retrouvons un marquis d'An<^uissole, père également de plusieurs enfants ; d'abord d'une fille. Mari-
LES LOMBARDS A PARIS
gâta (167e), puis d'une autre fille, Antonia Maria, puis d'un fils, Carlo (1681), d'un second fils, Carlo (en i68é), enfin dune troisième fille, Bianca (1683).
Cette famille existe encore aujourd'hui. - Un comte Ferrante Anauissola était parent du comte B. Pallastrelli. (V. Plaisance).
Nous croyons bien nous rappeler que la femme de Régnier Pot, seigneur de la Prugne, était une Catherine d'Angoissole (Angussoli), dame d'honneur de Valentine de Milan, en 1397-
Pour plus de détails sur les Angoissoles, voir : Les Lombards
che/^ eux.
Les Scoti (Plaisance).
Ce sont évidemment les Escoz, Socii de la grande maison Scoti de Plaisance, qui avait des agents à Famagouste (21 )uil-
^'Vef' Scott! » sont cités par le chevalier Belgrano parmi les S7 marchands les plus riches de Plaisance, de 1238 à 1267, avec les Braciforti, les Pagani et les Anguissola. {Arcb. de lor. Int., t. II, 2, p. 209.T0NONI.)
Cette compagnie prêtait aux papes des sommes montant jusqu'à 10,000 marcs vers la fin de 1272, et Bernard Scoti était le Lombard dont se servait Philippe III pour s'acquitter envers le Pape. {Ec. des Ch., t. XIX.) ^
Les Scotti avaient formé une compagnie composée de GugUelmo de Vetula, Opizone de Farignano, Rolando de llipalta famihers du pape Grégoire X ; elle avait pour chef Bernard
Scotti. (Or. lat., t. II, p. 209).
Un compte de 1288 mentionne Ferrât de Ferrare et Hérodes, de la O' des Escoz. (Comptes des Templiers.)
A Paris, en 1293, Bernart Espi, en compaingnie des Escoz,
paie 54liv. .
En 1296, François de la C- des Escoz paie 38 1. 10 s.
En 1297, la O^ paie la même somme.
En 1298, sire Jehan de la C- des Escoz paie 60 hv.
COMPAGNIES DES LOMBARDS
En 1299, Jehan Niquetin ('> de la C^ des Escoz paie 65 liv.
En 1300, le même paie 55 liv. — (paroisse Saint-Jacques la Boucherie).
Nous nous proposons de donner dans les Lombards che^ eux la figure assurément la plus extraordinaire de la famille Scoti, celle de cet Albertus Scoti, ce type fantastique de chef de parti guelfe, qui répondait en riant à Tévêque de Plaisance, venant se plaindre à lui des abominations commises par ses soldats, au nombre de 40, dans le couvent des sœurs pénitentes de la ville: « Où donc voulez-vous que nos amis trouvent de quoi vivre ? »
Il mourut à un âge assez avancé, le 13 janvier 13 18 (n. s.), dans le Castelhim regale di Crema, où le tenait enfermé son ami, Galeaz Visconti, autre personnage inimaginable.
Les Delizie nomment quinze membres de cette famille.
EscoT, Toscan, bourgeois de Constantinople, 1249. Sceau rond de 0,014™™.
Écu chargé d'un croissant surmonte d'une étoile à 8 rais, -f S. Escot : : drapier
Les Gaaigne-Biens (Plaisance).
En 1293, Paumier Garnier ; — Jehannin Brachefort, (un Braciforte) en compaingnie des Gaaigne-Biens, paient 50 livres.
En 1296, cette compagnie paie 34 1. 10 s. et loge chez un Caoursin , Etienne de Caours ^^-^j 16 fiv. Ce personnage qui
(i) C'est le Jehan Miquantaine de la C^^ des Gaaigne-biens, en 1298 ; il a changé de compagnie.
(2; 1308. Et de Cahours, bourgeois de Paris, est mentionné dans un procès contre le bailli d'Amiens et la dame de Creseques (0//m.)
payait 24 liv. en 1293, et avait trois valets : Remondin, 3 sous; Colin, 14 sous, et Martin, 5 sous, demeurait paroisse Saint-Jacques la Boucherie, dans la « grant rue » (rue Saint-Denis, près la rue Aubry le Boucher, actuellement, 1891).
Un autre caoursui, Jehan Caourson, en la tanerie, paie 70 sous.Thomassin,sonserjant (serviteur), paie 5 sous. (Géraud,
Eu 1297, la Compagnie paie encore 34 1. 10 s.
En 1298, Jehan Miquantaine, de la O^ des Gaaigne-Biens, paie 40 liv. -- (Voir plus haut.)
En 1299 et 1300, Jehan Gaaigne-Biens et ses compamgnons
paient 49 livres.
La famille Guadagni est représentée par vingt-huit noms dans
les Delixjc,
Il y avait encore une société portant un nom analogue : en 1303, Guiot MeiUeur-Gaigne de la O^ des MeiUeur-Gaaigne,
Les Scali (Florence).
Les Scali étaient des richissimes marchands. du parti guelfe.
En 1326, alors que cette- Compagnie faisait une banqueroute de plus de 400,000 florins d'or, elle comptait plus de cem vingt années d'existence.
Elle avait, comme les Frescobaldi, précédé les Bardi et les Peruzzi dans leur haute situation à la cour d'Edouard III d'Angleterre. /^ r -c
En 1293, Quentin Amadour, Lotier Bonajute, Otelm bn-
fegat de la C"^ de l'Escale, paient 46 liv.
^En 1299 et 1300, un Guy de Leschiele et ses compaingnons paient 14 liv. — Porche Saint-Denis de la Chartre.
En 1305, Cathelin Infanghatin — qui est certainement le « Otelin Enfegat, » cité ci-dessus, faisait partie de la O^ des Peruzzi et avait obtenu, avec son compagnon Philippe, la trappe des monnaies d'or, (de Saulcy).
13 13. O' de Lescale {Olim.)
compagnies des lombards.
Les Délire citent vingt noms de Scali.
Pour plus de détails sur les Scali, voir : Les Lombards che^^ eux.
Les Bourrins (Plaisance).
BoRRiN, Guillaume, marchand de Plaisance, 1266.
Sceau en écu arrondi de 0,030™™.
Une aigle, f S' gulliemi Borr... Sigillum GuUielmi Borrini.
(|. 473, n» 21 bis. A. N.)
C'est un des chefs de la Compagnie des Borrins.
Voici le sceau de Guillaume Borrin.
En 1250, un Jacques Borrin, Jacobias Burrinus, était consul de Plaisance à la Porte-Neuve. (Giudicl)
Cette compagnie payait en 1293, avec les Camprimols , 50 livres.
En 1296, François Grellande de la 0"= des Borins, en la meson Jehan Fromont paie 46 1. 10 sous.
En 1297, même nom et même somme.
En 1298, Perrache Tondesco et ses compaingnons de la C'^ des Borins, paient 28 liv.
En 1299 et 1300, la C^^ est dans la rue de la Buffeterie et paie 34 livres.
C^^ Guy Cavessole (Plaisance).
La taille de 1293 porte :
Rufin de Lande de la Compaingnie Guy Cavesole : 15 liv. En 1296, « Mathée Brachefort de la C'"-' Gui Cavesole en rue S^ Merri » paie 34 1. 10 s.
LES LOMBARDS A PARIS
En 1297, « Gui Cavesole et ses Compaingnons » paient
'^'^DanTle journal du Trésor du Temple, nous voyons le nom d'un certain Guido ou Guiot, Guidone Cavesso , Cavasso Cavassonne, qui paie, en 1295, 10 et 13 mai, 7 )um, 22 ,u,llet et en 129e, 21 février, les sommes de éoo, 25, 1,000, 1,580 et o 1. 5 sous : en tout 3,214 1- 5- H ^'«8" certainement ici de notre Lombard. (L. Delisle, Op. fin. des Templurs)
En 1299 « Guy Cavessole, et Mathe le Lombart (c est le Mathée Brachefort de 1296) et leurs compaingnons » paient
En 1300, Guv Kavessole et ses compaingnons paient 21 iiv. En 1304, un Grégoire de Boniface fait partie de la O des Cavaçols. (0//w.)
Les Rustigaz (Plaisance).
Les Rustigaz étaient originaires de Plaisance, comme le
prouve le document suivant : . ^ • 1 • .
« 126 s Testes recepti, de mandato domim Régis ad sciendum qua hora Renaudus de Rostigas, mercator Placentinus, multritus fuit et in quo loco, etc. >^ \
Ce Rustigaz avait été assassiné « mfra distnctum vi le Attre^
u • T . rnmre de S^ Pol à qui les membres de la société
batensis. » Le comte ae d rui, a 4
des Rustiaaz réclamaient une somme d argent qm avait ète Sée surîe mort, est acquitté iatsoluU.) P-^.^^/^^^^ a été commis après le coucher du soleil. {Ohm, I, p. 21 > et
''m! 1^93, « Denyse Palestrel et Richardin, son comp^^non, de la compaingnie des Rustigaz », paient 42 liv. ^ 1 croisse
S'^ Jacques la Boucherie. 1 ,n 1 pr de-
En 1296, Denyse Palestrel paie pour Im seul 10 1. et de
paient 49 liv. - Encloistre S- Opportune.
COMPAGNIES DES LOMBARDS
Nous ne ferons que signaler les compagnies qui ne présentent plus qu'un intérêt relatif :
Les Amanaz ou Amenaz (Pistoïe) 1293 : H 1. 10 s. ; 1296 : 22 liv. ; 1299 : 40 liv. ; 1300 : 40 liv.
Les Chapons (Capponi) : 1296 : 34 1. 10 s. ; 1297 : 38 1. 10 s.; 1298 : 40 L; 1299 et 1300 : 34 1. ; 13 12 C- des Chapons (Olim).
Les Richarz (Riccardi), originaires de Lucques, 1296 • 24 1 ïo s. ; 1297 : 24 1. 10 s. ; 1298 et 1299 : 3^ sous. Lors de 1 emprunt de 1295, cette compagnie fournit avec les Lombards 65,000 1. t. (A. N. J. 654, n° 16.)
La C- de TEstoile (Stella) : 1296 : 10 1. ; 1297 : 10 I. • 1298 : 21 1. '
Les Pistores, Pistoles, Pistoïe de Lamenat, probablement les mêmes que les Amenaz cités plus haut : 1296 : 34 1. 10 s.; 1298 : 70 L; 1299 et 1300 : 55 liv.
1301. Chenel de Pistoie, hmbart, est entrez au mestier (chaussier) et en la confrairie, le mardi avant la Septembresche, ran MCCC et I et en a paie xv s. (Levasseur, Hist, des classes ouvrières, t. I, p. 209.)
En 1292, Jehan Chéenel, rue de la Buffeterie (aujourd'hui des Lombards, depuis 1322) paie 16 livres; Jehan son fuiz, 105 s. Jeannot, son vallet, 18 s. Perrot, le clerc 8 s. Tous ses voisins sont « chauciers. » Géraud, p. 88.
La C'^ de TEspine (Spini de Florencia), 1296 : 34 1. 10 s. ; 1298, 1299, 1300 : 40 liv. — SpinelU 13 18 (Olim.)
Les Clarenz, Clarez, Clarat de Pistoïe (Clarentini ou Chiarenti), 1293 - 44 Hv. ; 1298 : 55 L; 1315 C- Clarentinorum de Pistoria (Olim). ,
Les Puches (Pulci) de Florence, 1299 et 1300 : 40 liv. Les Mâches (xMacci) Florence. Les Moges (Mozzi) de Florence, 1298 : 40 liv. ~ 1303, Lappe Picte, de la compagnie « Mozorum )) (Olim).
Les Lanfranc (Lanfranchi) de Lucques, 1297 : 38 liv. Les Liannarmannelou (sic) de Venise, les Guiuise, les de Loueste, les Corbalans, les Bacons, et tant d'autres qu'on
LKS LOMBARDS. — TOME I.
LES LOMBARDS A PARIS
trouvera blions.
a dans Géraud (p. 3) et dans les tailles que nous pu-
Observations générales
En Frnnce comme en Italie, le peuple a tou,ours détesté les
usunefs En 1478, Plaisance souffrait de pluies violentes et con-
Z les e peuple disait que le fléau ne cesserai pas tant tinuelies , le ptu^^iv- -i Frinresco re-
tumuiic, ... ,^„^ i„ DA Pt fuit mirabtle qitod lUico
et finirent par le )eter dans le t'o. Li jin t
tha'ia cessL. {Diarium Pannensc, dans Mur.^tor. XXII, col Ï. Cefauteur partage aussi la haine concemréc qm an.me k peuple contre les usuriers. (Bukck„..rdt, t. II, p. ^yo6.)
Opinions différentes des Lombards sur le commerce.
A Naples le commerce était réputé infâme, et la noblesse paresses ne s occupant n. de ses b.ens, m de sa iortune, perj • r. r^rr^r^<, \ \i maisoii OU moutait a cheval. 'iTome 'où le commerce éta.t mépr.é, la noblesse admn.str-,it ses biens et s'occupait de la culture.
A M lan, le noble se faisant marchand était une exception. t viis;, les noMli se livrent tous au ---^^j^ ^f ^^^ .^„riers sont tous négociants et navigateurs. A Florence, une Z e 1 oblesse° est devenue commerçante ; une autre p (de beaucoup la plus petite certainement), se repaît d
Snorgueil et passe noblement sa vie à chasser et a voler
''"'rrCènes il y a deux sortes de noblesse, deux ordres. Le
r ornoose de 28 familles nobles d'extraction qu on
;;::ir; de iCa: Portique et dont les noms ont varié dans
COMPAGNIES DES LOMBARDS
les anciens temps. Le second est formé de toutes les autres, qui, quoique riches et puissantes, sont d'extraction populaire, se sont fait agréger aux premières dans la révolution arrivée en 1527 et 1528, et en ont pris la plupart les noms et les armes en quittant les leurs. Celles-ci sont nommées Familles du Nouveau Portique. Une loi publiée en 1576 abrogea la distinction de ces Portiques, mais il subsiste encore de fait (1765). Ces espèces d'adoptions qu'on y appelle Albergues, assez communes dans toute l'Italie, étaient déjà anciennes à Gênes, et on en trouve des exemples dès l'année 1448. Le commerce en général y était autrefois compatible avec la noblesse, mais, depuis l'année 1576, on n'y a permis aux nobles que celui de la mer ou en gros, la profession de banquier et celle de notaire, pourvu que ce soit sans étude publique. »
Cf. Le Laboureur, Relations du voyage de Pologne, f partie, p. 335. — Mém. man. du cab. de l'ordre du S'-Esprit, aux cases Verho, Gênes. — G. Stell.e, Annales Genuenses. — Muratori, Rcruni Italie, script., t. XVII, p. 1008 et 1009. — Genealogica et historica Grimaldce geniis arhor, par Venalq.ue, in-foL, 1648, p. 48, 52, 203 et 208. — Le Pogge, cité par La Roq.ue, Traité de la noblesse. Ed. de 1678, p. 318. (A. N. MM. 810- 816. Écrit en 1765 par de Beaujon, article : Doria.) — Burckhardt, t. II, p. 97.
Ces diverses appréciations, prises dans différents auteurs du xv^ au xvii^ siècle, expliquent pourquoi on trouve rarement les Napolitains, les Romains ou même les Milanais parmi les noms des Lombards. En revanche, on rencontre toujours des Génois, des Vénitiens, des Florentins et des Pisans.
Jeton de changeur, Allemagne xvii« s. (B. N. Cabinet des médailles.)