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CHAPITRE VIII

TESTAMENT DE GANDOUFFLE

(Inédit)

Arch. nationales. J. 406. N» 14.

Copia testamenti Gandulphi de Arcellis.

Universis présentes litteras Inspecturis Oflicialis curie parisiensis salutem in Domino. Noveritis nos anno Domini millesimo tricentesimo primo die Veneris post Misericordia domini <') vidisse litteras inferius annotatas formam que sequitur continentes in hec verba.

In nomine Domini amen. Universis litteras inspecturis. Oflicialis curie archidiaconi parisiensis salutem in Domino.

Notum facimus quod in nostra presencia personaliter constitutus Gandulphus de Arcellis, clericus, natus de Placencia qui Parisius moratur, attendens et considerans quod nichil est cercius morte et nichil incercius hora mortis et ideo propter hoc non immerito cogitans de supremis de bonis et rébus suis, causa sue ultime voluntatis, ordinans et disponens testamentum suum condidit ita dicens. In Dei omnipotentis nomine, mihi instituo heredes in omnibus meis bonis, juribus, racionibus et accionibus mobihbus et inmobilibus, Lconardum de Arcelhs et Dyonisium de Arcellis fratres meos, sed volo, jubeo et statuo quod dicti Leonardus et Dyonisius, fratres mei, sint taciti et con-

(i) Second dimanche après Pâques (21 avril 1301). Il s'agirait donc ici du vendredi 26 avril i^oi.

In8

LES LOMBARDS A PARIS

tenti jure totius mee hereditatis et falchidie et omni jure etiam quod eis competere posset, quilibet eorum in ducentis libris tur[onensium] nec ultra hoc aliquid aliud de meis bonis petere vel exigere possint aliquo modo vel jure.

Item, lego pro anima mea et ob remissionem peccatorum meorum omnibus maledariis ^^^ leprosorum que sint infra ban-

(i) En 1407 (16 août), il y avait quatre léproseries près de Paris, une près de la porte Saint-Honoré, appelée le Roule (Sauval, t. III, p. 357); une près de la porte Saint-Germain des Prés qui conduit au port de Gamelles ; une près la porte Saint-Jacques, sur le chemin de Bourg-la-Reine, dite de Notre-Dame des Champs (Sauval, t. III, p. 352-353) ; une enfin près de la porte Saint-Denis. (Docum. incd. testam., t. III, p. 154. Testament de Et. Poissonnai.) La léproserie du Roule est mentionnée dans le Cart. X. D., t. III, p. 297 : dedimus Hccntiam constmendi capeUam juxta leprosiam du Roide, 12 17, avril, et p. 336 : maison de Saint-La^re du RouIIe Ici Paris. Le 12 mars 1343, cette maison était « un hostel pour les prévoz^ ouvriers et monnoiers du serment de France, » et n'avait pas été fondée par les ouvriers de la monnaie comme on le prétend dans Paris et ses historiens, p. 231. (Dubois, Hist. Eccl. Paris., t. II, p. 262.) — Dans le dictionnaire de Jean de Garlande, xi^ siècle, on lit Ad portant Sancti Laiari, rnanent archiîenentes . (Éd. Géraud, p. 589.) D'après Géraud, c'est la porte Saint-Denis. En effet, les armuriers et les fabricants d'armes sont dans la rue Saint-Denis. (Taille de 1293, p. 28.) La léproserie de Saint-Ladre ou Lazare était située sur l'emplacement du monastère *de Saint-Laurent du temps de Louis le Gros. (Géraud.) Dans Boutaric, 5t Louis et Alphonse (Dons d'Alphonse en 1264, 1265, 1266. J. 191. A.N. et J. 360 A.N.), nous lisons : Léproserie de Fontenay près de Vincennes 30 sous; Léproserie du Roule, à Paris 20 sous; Léproserie de Chalevenne 10 s. {CaroJi Venna, près Rueil, probablement Bougival ou la Chaussée.); Ermites demeurant à la porte Montmartre 20 s. ; La Recluse de S^ Innocent, à Paris, 10 s. Et dans les aumônes du roi Jean de 1350, 15 sept, à 1355, 16 sept. (KK 9. A.N) nous voyons : à la maladrerie du Roule (1303 et 1304) 10 liv. t. ; à la maladrerie S^ Germain des Prés, 20 sous ; à la maladrerie de la banlieue de Paris (1350, 51, 52) 10 liv. pour terme valent 30 1. p. Le directeur de cette maladrerie en 1369 est Jean du Ru de Valenciennes, et en 1404, Jean Bochet ; à la recluse de S^ Innocent de Paris, 1350 à 1354, 20 sous pour terme valent C s. p. — Note de 1408... « non est ibi Reclusa et ydeo non debetur eleemosyna. »

Les A. N. possèdent les sceaux suivants :

1264- 1399. Sceau de l'hôpital Saint-Lazare, à Paris. (S. 4275, n» 18. — L. 772.)

1246. Sceau de la maladrerie du Roule. (M. 576.)

TESTAMENT DE GANDOUFFLE.

leucam civitatis parisiensis, videlicet unicuique dictarum maledariarum quinque solidos tur.

Item fratribus minoribus Paris, centum solidos tur. pro anima mea et pro missis canendis ^'K

Item fratribus predicatoribus Par. centum solidos tur. pro anima mea et missis canendis ^^>.

Item fratribus Sancti Augustini Par. centum solidos tur. pro anima mea et missis canendis ^^^

Item fratribus Valiis scolariorum Par. Ix. solidos tur. pro anima mea et missis canendis ^^^

Item fratribus de Monte Carmelii Par. Ix. solidos tur. pro anima mea et missis canendis (>\

Item fratribus sancte Crucis Par. xl. s. tur. pro anima mea et missis canendis ^^\

Item fratribus de ordine Picar[io] ? Par. viginti solidos tur. pro anima mea et missis canendis ^7).

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(i) Les Franciscains ou Frères mineurs. (Géraud, p. 325, 430.) Pierre de Cliquetot était leur vicaire en 1300. (Clair. Sceaux.) Établis en 1217, place ^e l'École de médecine.

(2) Les Dominicains ou Jacobins de la rue Saint- Jacques. (Géraud, p. 427. — GuiLHERMY, t. I.) Établis en 12 18.

(3) Johannes de Egubio, etc., hermite de l'ordre de Saint-Augustin, avait acheté, en décembre 1259, une maison avec jardin, située en dehors de la porte Saint-Eustache sur le chemin de Montmartre. (Denifle, Chart. Universitatis.) Ce fut là l'origine du couvent des Augustins (Géraud, p. 208, 359.) (Voir A.N. JJ. no 54. 1300, 6 mars. Acte du Roi leur accordant des concessions.) (En mars 1284.) Il y avait aussi des frères hermites de l'ordre Saint- Guillaume de Montrouge. (A.N. J. 403, no n.)

(4) Le Vâl des Écoliers, à Paris. (Géraud, p. 291, 292, 393.) Prieuré fondé en 1229.

(5) Les Carmes ou Barrés (Géraud, p. 392) fondés en 1229.

(6) Les Religieux de Sainte-Croix (Géraud, p. 381.) établis vers 1250-60. Guillaume de la Villeneuve les nomme H Croisié. Crieries de Paris. Ils étaient de l'ordre Saint-Augustin. (A.N. JJ. 45 à 47.)

(7) Chanoines réguliers établis par saint Louis en 1268. C'est « la novele ordre de la Pie » dont le nom se trouve dans les « Moustiers de Paris, » (vers 63) 1270. (H. Bordier.) Cf Rutebeuf, éd. Jubinal, t. I, p. 242-3.

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LES LOMBARDS A PARIS

TESTAMENT DE GANDOUFFLE

Item fratribus Sacatis Par. viginti solides tur. pro anima mea et missis canendis^'>.

Item fratribus de Trinitate Par. xx solides tur. pro anima

mea et missis canendis ^'K

Item fratribus sancti Maturini Par. xl. solidos tur. pro anima mea et missis canendis ^^\

Item congregacioni cecorum Par. Ix. solidos tur. pro anima

mea et missis canendis ^^^^

Item Domui Dei Par. centum solidos tur. erogandos pauperibus dicte domus per denarium et obolum^>>.

Item relinquo tanquam debitum et pro debito Jacobo dicto prengue et Guillelmo de Ursano qui michi diucius servierunt illam quantitatem que scripta reperietur in mea ultima racione

(i) Li Barré, li Sachet, li Frère de la Pie

Comment troveront-il en cest siècle lor vie ? Il sont trop tart venu, car il est ja complie, Et s'est li pains donnés, ne s'i atendent mie.

{De la vie don monde, complainte de S^^ Eglise.)

Allusion à leur coutume de mendier en disant :

« Du pain aux pauvres frères Sachets ! du pain aux frères de la Pie ! »

V. les Crieries de Paris, de Guillaume de la Villexeuvi:. Fabliaux de '

MÉON, 2 vol.

On entend dans les rues de Paris demander du pain par les Ordres mendiants :

Li uns avant, li autre arriers,

Aus Frères des Pies demandent Et li croisié pas ne s'atendent ; A pain crier raetent grant paine, etc.

(RuTEBEUF, éd. Jubinal, vol. I, p. 219.)

Les Sachets (Géraud, p. 524, 421) institués en 126 1. — Nous trouvons dans la rue de l'Hyrondale, en 1293, ces deux noms : « Scur Perronele et Auberée, sueur, sachètes, 16 sous. >y Ce qui prouverait qu'il y avait des femmes dans cet Ordre. (?) (Géraud, p. 139.) « Ça, du pain, por Dieu, aus sachesses... » Crieries de Paris.

(2) Hôpital de la Trinité (Géraud. p. 396), fondé en 1202.

(3) Les Mathurins (Géraud, p. 43 1), institués au commencement du

Xiii*^ siècle.

(4) Les Aveugles ou Quinze-Vingts (Géraud, p. 364), hôpital fondé en 1254.

(5) L'Hôtel-Dieu (Géraud, p. 406), fondé en 651 (?)•

in una cedula signata sigillo meo et dicti Jacobi de eo quod dictum Jacobum Prengue habere volo et in alia cedula signata sigilUo meo et dicti Guillelmi continente quantum predictum Guillelmum de Ursano habere volo. Et utramque cedulam suscriptam affirmo esse manu mea vel alterius eorum, quas quantitates proxime dictas et in dictis cedulis contentas ante omnia accepi et solvi volo a predictis et predictis Jacobo et Guillelmo. Item meam eligo sepulturam in ecclesia sancti Mederici Par. si me Parisius mori contingat, alias in alia ecclesia parochiali in cujus parochia me mori contingerit, cujus ecclesie processioni in die mei obitus relinquo xl. solidos tur. Item in die mei (sic) transmigracionis aut in alio die subsequenti cuilibet pauperi venienti volo et jubeo unicuique ipsorum dari unum denarium par. ad presens namque cum decessero. Lego et volo^ jubeo et statuo omnia alia mea bona mobilia et immobilia tam presentia quam futura distribui et dari ad salutem anime mee illi vel illis a quibus actenus habui et recepi pro usuris seu occasione usurarum acquisitis et ablatis in quocumque loco seu locis quibuscumque et omnibus aliis personis masculis et feminis tam clericis quam laicis secundum quod Inventum fuerit et scriptum reperietur- in quaternis et libris meis seu libris et quaternis illorum hominum qui pênes me steterint et steterunt per fidei commissarios et exequtores meos omnimode personis supra dictis et infra dictis sive eorum heredibus que persone principales sunt certe et distincte in dictis libris et quaternis et a me nominate. In primis domino comiti Attrabatensi mille libras Tur('\ Item, domino comiti Flandrie, sexcentas libras tur^^^ Item, domino comiti de Pontivo trecentas libras tur<^3). Item, domino Johanni de Falanel ejusdem domini comitis filio trecentas libras tur ^^\

(i) Robert II, né vers 1250, f 1302, 11 juillet, tué à Courtrai.

(2) Gui de Dampierre, 1225, f 1305.

(3) Jean III de Nesle, comte de Ponthieu, (Sceaux. A. N.)

(4) Jean IV de Nesle. Le mot falanel ou falarel est évidemment une mauvaise lecture des mots « seigneur de Falvy et de la Hérelle » écrits en abrégé dans l'original.

LES LOMBARDS. — TOME I

LES LOMBARDS A PARIS

Item, Item, Item, Item, Item, Item, Item, Item,

Item, tiir(9).

Item, Item, Item, Item, Item,

domino comiti de Drocis quingemas libras tur ^'K

ville Droconis mille libras tur<'>.

ville Rothomagi mille libras ^'\

ville de Poissiaco quingentas libras tur^^\

ville de Pontissara mille libras tur ^^K

vice comiti de Meleduno quatercentas libras tur^^>.

domino comiti de Sancto Paulo ducentas libras tur (">.

domino Roberto de Drocis militi Ix. libras tur<^>.

domino Eustachio de bello Marchesio militi XXX libras

Gileto de Milliaco armigero, xl libras tur.

domino Ade de Spies xl libras tur.

Johanni de Villa Euverardi armigero XX libras tur ^'°\

priori de Maroliis XX libras tur(">.

priori Sancti Eligii Par. XX libr. tur(''>.

(i) Jean II le Bon, comte de Dreux, grand chambrier de France.

(2) La ville de Dreux.

(3) La ville de Rouen.

(4) La ville de Poissy.

()) La ville de Pontoise.

(6) Adam IV, vicomte de Melun t après 1304.

(7) Gui IV, comte de St Pol. (Sceaux. A. N.)

(8) Robert de Dreux f 1303. (Anselme, t. I, p. 428.)

(9) Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulousain et Albigeois. {Hist. des Gaules, t. XXL p. p. ^17 h. 179 e. f.) Son sceau, sans contre-sceau se trouve appcndu à un acte de 1277. (J. 747, n°' 43 ^^ 47); il est gouverneur du royaume de Navarre. S'Huitase de Biaumarchais cheval' et S'Eus- TACHii DE Bello marchesio mil[itis]. Philippe le hardi le sachant assiégé veut le déhvrer, dut-il y dépenser tout l'argent du Temple. (V. Hist. de la guerre de Navarre, par Guil. Anelier. xhf siècle, éd. Fr. Michel — vers 4267, p. 274. — Delisle, L. Opérations des Templiers. — Giornah storico. — Rome, Turin, Florence, 188$. — Sir Ciappelleto (G. Paoli) — et plus haut le passage où se trouve cité Boccace.

(10) Nous trouvons un Adam de Ville-Evrard vers 11 24. Gandoufle avait de vastes propriétés à Ville-Evrard, ce qui expliquerait ce legs au descendant (?) de celui que nous venons de citer. (A.N. JJ 41 et 42, p. 23.) Les Olim mentionnent un Gauhier de Ville-Evrart (1313)-

(11) MaroUes sur Seine. (Seine-et-Marne.) Prieuré. (A. N. Q. 1411-)

(12) Pierre de Trainel, prieur de St Eloi (1298-1320). {Gai. Christ., t. VII, col. 86).)

Ml,ij!' ' "/-' -euméag-'û

TESTAMENT DE GANDOUFFLE.

Item, Item,

tur<^>.

Item, Item, Item^ Item, Item, Item, Item, Item,

tur (9).

Item, Item,

abbati Ybernali XX solid. tur('\

domino Guillelmo de Edera militi quinquaginta lib.

doiTiino Johanni de Edera militi X libras tur. Johanni Bidaut armigero 1. Hb. tur ^3). domino Philippe de Sancto Yonio XX lib. tur ^4). Petro MarceUi draperio paris. XI. lib. tur ^5). Stephano Aldrici draperio 1. Hb. tur^^\ Johanni Marcelli mercerio CC Hb. tur^"). Johanni de Paciaco draperio par 1. lib. tur<^^^. Johanni et Stephano dictis Nevelon fratribus. Par X lib.

Nicolao Sansoni aurifabro par. X Hb. tur. Martino de Medonta par. VI lib. tur^'°^

(i) L'abbaye d'Yverneaux, {Gai. Christ., t. VII, col. 849.)

(2) Guillaume d'Yerres, homme du comte de Poitou, frère de Jean d'Yerres et fils d'Hervé d'Yerres, bourgeois et prévôt de Paris avec Otto dit Rufus. 1257 juin. 1259 mars. {Tr. des ch., t. III. — Hist. des Ganh, t. XXI, p. 351 e.)

(3) Le nom de Bidaut est commun : un Nicolas Bidaut, quartier S^ Merry, paie 8 sous en 1293. (Géraud, p. 74.)

(4) Homme du comte de Poitou :Ph. de Sancto Yonio, se altero pro equo, XV lib. tur. ; Guill. de Edera, se tertio, pro equo XXV lib. tur. (Tr. des Ch., t. II), vers 1242.

(5) Pierre Marcel le vieil paie 58 liv. de taille, et demeure en la Péleterie ; grand-père d'Etienne Marcel, et fils (?) de Nicolas Marceau et de Marion, sa femme. (Géraud, p. 136.)

(6) Etienne Haudry, fondateur de l'hôpital des Haudriettes, demeure en la Péleterie, paie 32 liv. en 1293, et 36 liv. en 1297. — Gile, son fuiz, 2 1. 16 s. (Géraud, Liv. des tailles des A. N.) — Pour son hôpital et sa chapelle, voir A. N. JJ 38, p. 136.

(7) Jehan Marcel, mercier, en l'encloistre Saint Merri, paie 1 5 liv. (Géraud, p. 76, 77.)

(8) Sire Raoul de Pacy, 16 Hv. ; Jehan de Pacy, son fuiz, 8 1., en la Péleterie 1397. {Liv. des tailles, fo 55, r». A. N.)

(9) Jehan Nevelon et vu enfanz en bail, 9 liv.; porte du Chatelet. (Géraud, p. 33.) — Etienne Nevelon et vi enfans en bail (en tutelle), 9 liv. (d^ do). — Un Pierre Nevelon est monnoier et orfèvre en 1^00. {Liv. des tailleSyA.]^.).

(10) Martin de Mantes (?)

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Item, communie carnificum par. 1. lib. tur^*\

Item^ Philippe, Petro et Johanni de Sancto Yonio fratribus carnificibus par. Ix lib. tur^'^.

Item, Laurencio de Chamblanc par. XX lib. tur.

Item, hercdibus Johannis de Amblavilla par. XXX lib. tur (3).

Item, Johanni baillivo armigero par. XXX lib. tur.

Item, Dyonisio de Perona par. 1. lib. tur^^^

Item, Johanni Arrodi par. 1. Hb. tur^^).

Item, heredibus Stephani de Perona par. XXX 1. tur.

Item, heredibus Ade de Darenciaco par. quindecim lib. tur <^>.

Item, heredibus Ancheri de Gravia paris. X 1. lib. tur ^7).

Item, Johanni Sellario par. de Aurelianis X lib. tur.

Item, Michaeli de Attrabato, sellario par. XX lib. tur.

Item, heredibus Rogeri Dauban par. XX hb. tur.

Item, heredibus Johannis Brice archahbatoris par. XX 1. tur <^>.

(i) Corporation des Bouchers de Paris.

(2) Philippe, 12 sous, et Jean de Saint Yon, 12 deniers, bouchers de Paris, tils de Jehanne de Saint Yon, 8 sous ; devers la Tannerie. (Géraud, p. loi). — Pierre, 48 sous, fils de Marie de Saint-Yon, 70 sous ; devers la Tannerie (loc. cit., Géraud.)

(3) Jehan dit Bauché d'Amblainville (Oise). (Sceaux. A. N.)

(4) (V. B. N. lat. 9783). Relicta gaufridi de Perona, pro dote in redditum filii'dicti g. 10 1. p. p^r Johannem nepotem suum, supra regem.

(5) Jehan Arrode, 19 liv.; le premier de la Poterie. (Géraud, p. 72.)

(6) Adam de Drancy avait une maison dans la rue (?) Saint Gervais, qui fut donnée à Betin Cassinel, avec celles de Robert Roussel, de Simon du Temple et de Geoffroy Lanier (Gaufridus Lanarius). Ces quatre maisons furent vendues ensuite à Maître Thibaut de Saint-Martin des Champs. 1309. Janvier. (A. N. J. J. 41, pièce 184.)

(7) Ancherus, pyscionarius, civis parisiensis, et Maria, ejus uxor. {Tr. des Chart., t. III, p. 393.) Vente par eux d'une maison située près l'église Saint- Leufroi, à Louis IX. Ils demeuraient place de Grève.

(8) Jehan Brice le vieil, 4 liv. par- Saint Merri (Géraud, p. 74) ; un Bertrant Brice paie 4 liv. (Géraud, p. 78), et une Jacqueline Brice, monnaière en 1298, paie 52 sous.

TESTAMENT DE GANDOUFFLE.

Item, Ronanimo Dauban par. X hb. tur.

Item, Richardo de Butiaco tinturario par. XIV. lib. tur.

Item, heredibus Gaufredi Charrenteste par. XX lib. tur.

Item, heredibus Hugonis de Gouvernes par. XX lib. tur<'\

Item, Roberto de Bougevalle, armigero, XL hb. tur ^'\

Item, Societati de Guadagnaben de Placentia quingentas lib. tur ^3).

Item, Societati Guidonis Canachole de Placentia quingentas lib. tur(-^> et si plus inveniretur per dictos libros et quaternos meos ab eisdem récépissé, plus eisdem restituatur, prout aliis. Quantitatem vero incertam restituendi ego affirmo posse ascendere usque ad quantitatem duorum millium lib. tur. Et si contingerit exequtorum meorum potestatem impediri de jure vel de facto per quemcumque dominum temporalem seu ecclesiasticos galhcos, ita quod ipsi exequtores mei non possint hanc meam ultimam voluntatem exequcioni libère demandare, volo quod hoc casu omnis ipsorum exequtorum meorum potestas evanescat, et dicti fratres mei michi sucedant Qîc) in omnibus meis bonis et ipsi fratres mei ad restitucionem maie ablatorum totaliter et in solidum teneantur personis supra dictis et infra dictis et ad omnia aha adimplenda insuper illustrissimo Domino Régi Francie et venerabili in Christo patri Domino Par. episcopo ac domui Tamplariorum par. très florinos aureos , scilicet unicuique eorum unum lego et dari volo et jubeo. Insuper, expresse perhibeo ne dicti exequtores mei possint inter se dividere pecuniam et bona mea que in exequcione mei testamenti venire debent. Item, volo et jubeo quod dicti exequtores mei teneantur domino decano Ecclesie béate marie virginis par.

(i) Une dame Agnès de Gouvernes (doyenné de Lagny), demeure rue Granier sur l'eau et paie 70 s. en 1293. (Géraud, p. iio).

(2) Robert de Bougival (?)

(3) Paumier Garnier ; — Jehannin Brachefort , en compaingnie de Gaaingne-biens, soliv. en 1293. Ce sont les Lombards de Plaisance. (Géraud,

(4) Rutin de Lande, de la Compaingnie Guy CavcsoUe, i > liv. — Lombards de Plaisance. (Géraud, p. 3.)

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qui pro tempore fuerit de exequcione quam facient et quomodo et qualiter fecerint reddere racionem. Cui domino decaiio relinquo, pro suo labore, quinquaginta libras tur. de meis bonis, et capitule Par. ecclesie alias quinquaginta lib. tur. non ante solvandas {sic) quam meum testamentum exequcioni totaliter demandetur prout exequi possint, morte alicujus non expectata. Item, si quod residuum in meis bonis fuerit, predictis legatis solutis, volo et jubeo unam capellaniam de dicto residuo in ecclesia Sancti Mederici Parisius fieri, si Parisius me mori contingat, alias fiât in ecclesia in cujus parochia me mori contingerit, in qua cotidie cantetur una missa pro defunctis et pro anima mea et animabus parentum meorum ; et si per très dies continues hec deffecerint ex quacumque causa quod dicta missa cotidie non canteretur (^/V), volo et jubeo quod totus redditus dicte capellanie ab ipso Gandulpho legatus ad domum leprosorum Sancti Lazari Parisius, si mori me Parisius contingat, alias ad illam leprosariam que proximior erit ecclesie in qua sepultus fuero, pertineat et revertatur, ita quod predicti Leprosi teneantur tamen dictam missam in dicta ecclesia cantari facere quo casu si in ecclesia Sancti Mederici non ero volo tamen quod predicta ecclesia Sancti Mederici Par. habeat VI. lib. par. pro meo anniversario faciendo, et si predicta mea bona mobilia et inmobilia et jura et acciones non sufficient ad predicta legata et ad restituciones fiiciendas de maie acquisitis volo quod mea bona inmobilia vendantur usque ad quantitatem illam suplendam que deficeret, et de residuo bonorum meorum inmobilium, si quod fuerit, maritentur quatuor filie fratrum meorum que nunc superstites sunt et que nasciture sunt et [si] qua (sic) earum decedat jus illius decedentis sorori sue solum acrescat, id est de fluctibus ipsius residui usque ad valorem ducentarum librarum tur. pro qualibet fine pro rata cujuslibet si plures nascantur et vivant et si forsan tune imetate non essent dicta summa in aliqua societate pro eis ponatur justo lucro pro eis augmentanda et bona mea sint dumtaxat in manu et potestate supradictorum Guillelmi de Ursano et Jacobi dicti Prengue, excepta quadam domo sita in parochia Sancti Mederici predicti, in censiva

TESTAMENT DE GANDOUFFLE.

Sancti Eligii Par. contigua ex una parte domui Philippi Bovetun(?)^'^a duabus vineis et rétro in parte, domui ecclesie Sancti Boniti paris. (^> cujus domus hereditacionem tot;mi et liberam relinquo Dyonisio de Arcellis fratri meo in vita ipsius Dyonisii et omnc comodum quod inde habere poterit de locagio, et post mortem ipsius Dyonisii, vendatur per exequtores meos, et precium detur in illis locis et villis ubi aliquid lucratus sum illicite vel per usurarii pravitatem in emendo pannos de minori precio pauperibus dictarum villarum et locorum distribuendos, hoc salvo etiam quod de fructibus bonorum inmobilium volo et jubeo quod Leonardus de Arcellis frater meus habeat quolibet anno quamdiu vixerit triginta lib. par. Item, relinquo de meis~7 bonis Obertino Gramadiano de placentia centum lib. tur. Item, relinquo de meis bonis vacario de Roze 1 lib. tur.^>\ Item, volo et jubeo meam pecuniam Çsic) inventam tempore mortis meC: deponi in loco securo in scrineis sigillatis et inde accepiat (sic)\ per partes quousquc predicta sint soluta et plenarie satisfactaj nec aliquod lucrum de ipsa pecunia fiât donec tota fuerit per- * soluta.

Item, si aliqua discordia vel questio inter meos exequtores super exequcione orta fuerit, jubeo et volo quod dictus dominus decanus ipsam terminet et quod ad euiii pro ipsa terminanda recurratur. Item, si dictus dominus decanus decederet exequcione predicta non compléta, volo et jubeo quod ille possit adimplere et facere illud quod ipse poterat videlicet successor illius. Item, cuiUbet exequtorum meorum qui intromiserit se et perseveraverit in exequcione, lego ducentas lib. tur. quarum ducentarum lib. tur. quartam partem percipiat in primo anno

(i) Phelippe Bouventin (?) 66 sous, demeure bout de la rue des Arsis. (Ghraud, p. 72.) Voir Olim (1307) [Philippe Bouvetin] et Buchon (taille. 13 15) : Philippe Bovetin et Phihppe son fils 90 liv. rue des Arsis.

(2) Saint-Bon.

(3) Le nom d'Aubertin se trouve deux fois parmi les Lombards (Géraud, p. 3). Un Nicolas de Rosay, paiant 10 liv. demeure en Vendoistye S^ Mer ri (Géraud, p. 77) ; il loge un Lombard nommé Conte qui paie 100 sous. (Géraud, p. I.)

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post mortem mei testatoris, et quartdm partcm in secundo, et residuas duas partes fïnita exequcione testament!, illa videlicet exequcione finitura que expediri poterit morte alicujus legatarii non expectata, et si forsitan tempore mee mortis dicte filie meorum fratrum maritate essent, vel aliqua seu alique ex eis me vivente, volo totum illud quod eis relinquo per meos exequtores pro anima mea pauperibus Parisius erogetur. Volo etiam et dispono quod si quis non existens contentus de eo quod sibi in presenti testamento relinquitur prcsumpserit bona dicte cxequcionis vel ipsam exequcionem aut exequtores meos in aliquo impedire, impetrando contra eos aut ea seu in judicium conveniendo privatis (sic) [privatusl sit omni legato et quomodo sibi relicto et si quid solutum fuerit illi illud tanquam indebitum repetatur et domui Sancti Lazari predicte implicetur. Item, volo et jubeo quod mei exequtores de bonis exequcionis teneantur facere inventarium cujus transcriptum unum dent dicto Domino decano et aliud transcriptum sit pênes Officialem par. et originale teneant in deposito in loco quem dictus dominus decanus duxerit deputandum.

Volo etiam quod, petito consilio et assensu dicti domini decani, omnia dubia et obscura hujus modi testamenti executores mei valeant declarare non tamen possint augere vel minuere quantitates. Exequtores autem meos sub modo et condicione predictis statuo et reliquo Officialem paris, dominum Grimerum ^^^ vicecomitem canonicum parisiensis Ecclesie magnum. Johannem de Castro Arquato, canonicum belvacensem, capicerium ecclesie Sancti Mederici par., dominum Salvum de florencia Parisius comorantem, Palmerium de Rozo ('\ Guillelmum de Ursano et Jacobum dictum Prengue cives cives (sic) Placentinos ; cui Officiali paris, relinquo in tuitu sue persone ne sibi tantummodo acquiratur.

Quiibus executoribus si omnes voluerint et poterint, interesse,

(i) Grimerius, canonicus parisiensis (B. N. lat. 9783.) 1298. (2) Le nom de Paumicr se rencontre fréquemment parmi les Lombards. (Géraud, p. I et 2.)

TESTAMENT DE GANDOUFFLE.

alias majori parti eorum do potestatem exequendi omnia superdicta clausulam autem insuper unam vel plures facientem mencionem de libris meis et illorum qui mecum steterint, testor nullius esse valoris cum jam conbusti existant et reperiri non possunt.

Presentantem (sic, pour presentem) autem meam voluntatem volo valere jure testamenti vel quocumque alio modo quo melius valere potest omne aliud testamentum et ultimam voluntatem actenus a me factam cassans et irritans et decernens nullius existere fîrmitatis. Et hec omnia promitto et jubeo sic adimpleri solempni ^stipulacione. me et mea bona obligans cavendo pignoraticia caucione et fidem corporaliter prestando quod aliam caucionem dare non possum. Rectori ecclesie Sancti Mederici^ cujus parochianus existo^ stipulant! et recipienti nomine et vice illorum quibus teneor et apparuerit me teneri et modérant! et approbanti ac arbitrant! illam esse sufficientem et legitimam quantitatem que in hoc presenti meo testamento et ultima voluntate superius est expressa, videlicet de illis maie ablatis restituendis quorum quantitas est incerta, pro illis autem usuris volo bona mea vel exequtores aut heredes meos teneri ( '^) vel molestari que a me vivente apparuerint restitute.

Acta sunt hec Parisius in domo predict! testatoris, sita in dicta parochia Sancti Mederici. Présente rectore predicto ipsius Ecclesie Sancti Mederici et stipulante et faciente prout superius continetur.

Et presentibus Domino Johanne de Canda persona ecclesie Sancti Boniri par. Domino Johanne Lantone (?) capellano predict! Sancti Mederici, Ugacio Gislandi, Ruffino de Lando^^>, Johanne et Germano de Germanis fratribus de Placentia ^'> et me notario infra scripto anno Domini millesimo CC" nonagesimo primo, Indicione quinta, undecima die niensis octobris pontificatus Domini Nicolay pape quarti anno quarto. Et Ego Girar-

(i) Rrffin de Lande, cité plus haut. (Géraud, p. ^)

(2) Un Jehan d'Alemaingne— 6 liv., est lombard de Milan (Géraud, p. 4). Ne serait-ce pas plutôt le mot Gcrmani ou Grimani, famille plaisantine?

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LES LOMBARDS A PARIS

dus Pultroni de Parma, clericus apostolica et imperiali auctoritate notarius omnibus premissis dum sic agerentur prout superius est narratum, presens fui rogatus et ideo predicta scripsi ac in publicam formam redegi meoque solito signo signavi. Et nos Officialis curie archidiaci Par. ac rector ecclesie Sancti Mederici predicti ad evidencius testimonium premissorum ad requisitionem supradicti Gandulphi testatoris sigilla mea presentibus duximus apponenda transcriptum autem, hujusmodi litterarum fieri fecimus sub sigillo curie paris, salvo jure cuilibet alieno. Datum anno et die predictis.

Rad. et Guillelmus Brito.

[Noms écrits sur le blan.]

Scellé en cire verte sur double queue du sceaa de Tofficialité<^).

Arcelles.

Arcellum — Arcellas , village et château. Cette localité, située aux environs de Plaisance (Italie), est mentionnée dès 1088, avec vingt chevaliers. Elle fut prise et détruite une première fois, en septembre 1163, par l'empereur Frédéric^ qui commandait les gens de Pavie.

Le château ou forteresse — castrum Arcellarum, fut détruit une seconde fois, en décembre 1255, par le marquis Pelavicini.

Léonard d' Arcelles.

Un personnage, que nous avons tout lieu de croire le propre frère du fameux Gandoufle, a joué un rôle considérable dans

(i) Le total des dons monte à environ 12592 1. t., plus 3 florins d'or, une rente de 30 1. t. à son frère et quelques deniers aux pauvres gens qui suivront son convoi.

TESTAMENT DE GANDOUFFLE.

l'histoire de Plaisance. Voici le résultat de nos recherches sur sa vie :

En 1307, Léonard d' Arcelles et son frère, Denys probablement, étaient à la tête du parti guelfe, avec les Scoti^ et rentraient à Plaisance, d'où les Gibelins les avaient chassés.

Ils livrent la ville au massacre et au pillage, suivant l'habitude du temps.

En 1309, Léonard était un des magnats de Plaisance avec Obertinus de Andito et Lanzalotus Anguissola (le Lancelot l'angoisseux de 1293. Géraud). Ce dernier, soldat et poète, chanté par Pétrarque , fut armé chevalier sur le champ de bataille de Parabiaco.

Le 6 septembre 1309, à la tête de 100 fantassins et de 520 cavaliers, il repousse une attaque des gens de Pavie, de Milan, de Vercelli et de bannis Plaisantins; 250 sont faits prisonniers. Albertus Scotus ^'^ en fait périr 14; et de plus, il condamne à mort un Janinus de Arcellis de Fontana, ainsi qu'un autre Janinus, fils de Janinus Scoti, de Sienne. Un Opicellus fut torturé en prison: on lui creva les intestins, il mourut sur-le-champ.

En 13 10, Rolandus Scotus tue Fredentius de Arcellis délia Rocha, ainsi que quatre homm^es de son escorte.

Opiasius Porrus, mis en prison, parvient à s'échapper.

En 131 1, le 6 janvier, Léonard est armé chevalier par Henri VII, à iMilan , avec cinq autres Plaisantins, Pallavicinus, Bernard de Cario, Anguissola de Anguissolis et Theodaldus de Cario.

En 13 12, 17 février, Léonard et Bernabos Pallastrellus, à la tête des Guelfes, déhvrent la ville de Plaisance attaquée par les Gibelins.

Le 16 mars, nouveaux troubles; les Gibelins avec Albert Scoti entrent dans Plaisance et chassent les Guelfes. Manuel Scotus et le fils de Porchus de Arcellis sont tués; mais le 3 1 mars, Léonard avec Albertinus Paniza , éo cavaliers bien armés et

(i) Cet Albertus Scotti avait été capitaine et seigneur général de Plaisance en 1290. (SiSMOKDi, t. IV, p. 209. — Chronicon placentinum, t. XVI, p. 483.)

LES LOMBARDS A PARIS

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50 fantassins « cum penacellis et insigniis régis Francie ad lilium » rentrent dans Plaisance et proposent la paix.

Sur le conseil des Gibelins, Albertus Scoti fait emprisonner Léonard, Paniza de Roncarolo et douze magnats guelfes jusqu'à ce qu'ils aient livré la forteresse de Saint-Jean et le Bourg-neuf. Il éloigne ensuite leur troupe.

Bientôt, Albertus Scoti trahit les Gibelins, et Léonard peut faire réoccuper par ses troupes le fort Saint-Jean et le Bourgneuf, ainsi que d'autres endroits de la vallée de Tidoni,

Le 2 juin 13 13, la paix fut offerte entre Galeas Visconti, vicaire impérial à Plaisance, et Albertus Scoti. Léonard avait été un des deux ambassadeurs envoyés au fort Saint-Jean.

Le 21 juin, la paix était conclue; Petrus d'Arcelles et ses compagnons juraient de l'observer avec la Commune de Plaisance, c'est-à-dire avec Albertus Scoti.

En janvier 13 17, probablement à l'occasion des étrennes, Léonard d'Arcelles offrait à Galeas Visconti un magnifique bélier; les autres habitants présentèrent des chevreaux, des faisans, des lièvres, des perdrix, des renards et des grives. « Jamais, au dire des vieux nobles de la ville, on n'avait offert tant de cadeaux à un empereur, à un roi, ni à un pape. »

Le 1=^ octobre 13 18, Léonard était banni, ainsi que ses amis, pour n'avoir pas voulu céder la forteresse du Bourg-neuf à Galeas. Ce dernier fit monter à cheval son fidèle Guy et l'envoya dans la vallée de Tidoni, où il arrêtait deux femmes. Il ordonna aussitôt de couper le nez à Tune de ces malheureuses qui en mourut, et commença les hostiUtés contre les habitants de Bourg-neuf. Deux de ces pauvres diables tombent entre ses mains : il les fait tuer.

Le 13 novembre, Léonard se rend à Plaisance avec Arduino de Arcellis et quelques amis ; et tous ensemble courent se jeter aux pieds de Galeas implorant leur pardon. Bourg-neuf fut détruit, et Léonard condamné à payer 6,000 livres.

En 1322, le 28 novembre, dans une rencontre avec des cavahers allemands de Galeas, Léonard fut pris, ainsi que son neveu Janinus Capellatus, et jeté en prison à Plaisance.

TESTAMENT DE GANDOUFFLE.

Le 23 mars 1323, Galeas condamnait les malheureux guelfes de Plaisance. Léonard d'Arcelles était enfermé dans une prison perpétuelle; ses compagnons se voyaient infliger des amendes variant de 500 à 4,000 florins.

En 1324, 4 septembre, Léonard se retrouvait encore en liberté depuis quelque temps. ÇC h ronica tria plaçentinaa Johanne Codagnello ah anonymo et a Guerino conscripta. Parmae, 1859, r. in-8°.)

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BOVOaUE SPINELLI, Florentin f 1287.

f Ci * gist • Bovoque ' Espinel • raarchans • de • Florance • qui • trespassa • l'an • de ■ grâce M lie IIII XX et VII • la • vegile • Nostre • Dame • an • cetaubre • priez • pour • lui.

Tiré des Cordeliers de Châlons-sur-Marne

C'était un marchand lombard fréquentant les foires de Champagne. GAiGNiÈR£s (Pc I m. fol. S7, B. N. Estampes.)

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