L'INCENDIE DU GRAND PONT DE PARIS
{y^ote de la page 188.)
L'an de grâce 1293,1e lundi devant Pasques flories, fu tesmoingné en jugemam par devant mestre Philippe du Châtelet, auditeur de Martin Lucassin et Andri Leconte, recouvreurs, que Emmelet Tyonne ou Tirponne, chamberière Jehan de Channevières, orleure, avoit dist aus ouvriers qui recouvroient les planches de la marcheandise de la Saunerie : u Ne vous merveilhés mie du feu qui est jeté, car on en jetera encore. » Et ce virent eus et fu jugé par ledit mestre Philippe, que la marcheandise avait bien prouvé s'entencion ; et à ce jugé furent presens Adan Paon, Guil. Pizdoe, eschevins; Jehan qui biau marche, .Giefroi de Vitry, Michiel de Louvres, Wiilet de Longueval et Joce de la Chermoie, serjans du Châtelet, et plusieurs autres. (A.N. KK. 1337-)
Robert et Symont Evrout réparèrent des maisons religieuses (?) endommagées par cet incendie, pour lesquelles le Roi paia 210 1. t.
Barthélémy HucuoN, changeur et bourgeois de Paris, 1369.
Sceau de coas'""^.
ECU portant un chef supporté par deux lions et deux hommes sauvages alternés dans une rose gothique.
^ EC VGVI
Quittance de 900 francs d'or au sujet d'un tapis « représentant la queste de S* Graal acheté par le roi Jehan à Jehan Barthélémy, » 24 mars 1369. (Cliiramb. 2, 14, p. 875, B. N.)
ADDITIONS & CORRECTIONS
Page I. Sceau des consuls de Gênes. Ajouter : en France.
Page 5, ligne 14. Sarepta, aujourd'hui, Sarfand. C'est là que le prophète Elle demanda à une veuve de quoi se nourrir. Cf. Les Rois, liv. I, chap. XVII, vers 10; Saint Jérôme, In Epitaphio Paullce ; C. A. Walckenaer, Itin. de Bordeaux à Jérusalem.
On récolte encore aujourd'hui des vins dans la contrée.
Page 7, ligne i. Sur neuf cas cités par Tanon {Justice de Saint-Martin des Champs), de 1333 à 1342, les Lombards commettent un vol, frappent un valet, tuent deux compatriotes et commettent trois viols qualifies. Dans deux cas ils sont marchands de chevaux. Les peines sont le bannissement et l'amende. Le plus coupable réussit à échapper à la justice.
Page II, note. Ajouter : Lombard, dans le patois de Lille, signifie commissionnaire au mont de piété. (Vermesse.)
Lomhardier, qui porte des gages au mont de piété. (Dépt du Nord. — Hécart, Dict. rouchi.)
Page II, ligne 5. Les archives de Lyon renferment sûrement des documents ayant rapport au séjour des Lombards florentins et autres dans cette ville. Nous ferons la même observation pour les villes d'Avignon, de Metz et bien d'autres.
Page 13, ligne 14. Ajouter : On trouve à Marseille des comptes d'une maison de marchands originaires de Manduel (dép. du Gard; arr. de Nimes ; cant. de Marguerittes), qui remontent à la première moitié du xiii^ siècle.' Ces documents ont été pubhés par Louis Blancard {Documents inédits sur le commerce de Marseille au moyen âge, Marseille, 1884, in-8% vol. I, p. i), et contiennent une vraie lettre de change, tirée de Messine sur Marseille, le 1 5 février 1200.
[Barthélémy Mazellier et Pierre Vital promettent de payer, à Marseille, la somme de 146 1. 13 s. 4 d, à Etienne de Manduel et à Guillaume Benlivegna.]
ADDITIONS ET CORRECTIONS
/ADDITIONS ET CORRECTIONS
On trouve encore deux autres lettres, du 16 mars 1248, souscrites à des Lombards de Florence, Grégoire de Negrobono, et de Sienne, Dieustaviva, Alberto et Guidaloto Guidi (p. 268-269).
On a prétendu que la découverte de la lettre de change appartenait aux Chinois : les Chinois n'ont pas plus inventé les premiers billets de banque, que les premières lettres de change. Pour faire revenir cette invention aux Juifs, on a cité des passages de la Bible catholique romaine ; malheureusement les exemples tirés de cet ouvrage se trouvent dans le livre de Tobie , qui est considéré comme apocryphe. Encore, ne sont-ce pas des lettres de change, mais des quittances et des obligations.
Enfin voici deux inscriptions cunéiformes, déchiffrées sur des briques par M. Oppert, qui sont, croyons-nous, les plus anciens documents connus jusqu'ici sur cette question, mais elles sont plutôt des promesses ou des contrats que de vraies lettres de
change.
«8400 oignons, 53 boisseaux de froment, dus à Nabu-giriBASSi, fils de Marduk, de la tribu de Damqa, par Kin-gir, fils de Nergalepus, de la tribu de Ea-epis-el. Au mois de lyar, il paiera la somme entière, dans la ville de Sahnn. S'il ne s'est pas libéré complètement au mois à' lyar, il rendra intégralement les oignons et le froment, à Babylone, etc.
a Témoins : Nabu-musegib-napsati, etc.
« Babylone, le deuxième jour du premier Adar de l'an 36 du régne de Nabuchodonosor, roi de Babylone. w (Février, 368 ans avant J.-C.)
« 33 boisseaux de froment dus à Nabu-nadin, fils de Rahianni, par Nidintu-Bel, fils de Nabu-Kussurrani. Au mois à'iyar, il paiera intégralement ledit froment, sans intérêt, dans la ville d'Al-Akh'iddin.
a Témoins : Nabu-gir-ibni... etc.
« Ville de Sahrin, Nisan 6^ de la première année du régne de Nabonid, roi de Babylone.»
(Avril, 534 av. J.-C.)
L'intérêt qu'on trouve généralement dans les contrats assyriens et qu'on pourrait qualifier d'intérêt légal, est de 12 ^/o.
Quant aux lois de Manou, malgré leur prétendue antiquité, elles ne remontent qu'au iv^ ou au v^ siècle de notre ère, et non à 1000 ans avant Jésus-Christ, comme nous le disons par erreur, page 12, et elles ne contiennent rien qui ressemble à une lettre de change.
M. Oppert {Les Inscriptions juridiques de Y Assyrie et de la Chaldèe. Vienne, 1888, in-8°, p. 8, note) a prouvé que le chèque assyrien découvert par M. Révillout était mal traduit.
Tout ce qu'on peut affirmer c'est que le chèque était en circulation à Baçrah (Perse), au W siècle (Sefer Nameb, traduction de M. Charles Schefer. Paris, 1881, in-8°, p. 236).
Voir le curieux travail qui nous fournit ces renseignements, intitulé : Christopher Columbus and the bank of S^ George. New York, Privately printed, 1888, par M. Henry Harrisse. La Bibl. nat. possède un exemplaire de cet ouvrage qui n'est pas dans le commerce.
Page II, ligne 12. Si nous avons emprunté les expressions des Lombards, il est juste d'ajouter, que de leur côté, les Italiens du xiv^ siècle s'appropriaient un grand nombre de mots français. Dante lui-même, dans son traité de Vulgari eloquio rend justice à la langue d'oïl.
« Les critiques italiens trouvent dans son style beaucoup de gallicismes, et l'un d'eux ajoute qu'il rapporte de France autant de nouvelles locutions que jadis Homère des dialectes de la Grèce. Le fait est qu'à cette époque les gallicismes font invasion dans le style italien. Le maître de Dante, Brunetto Latini, qui écrivait en français avec une grande correction, dit en italien, comme s'il parlait français, sait faglia (sans faille), manera (manière), torno (tournée), triare (trier), lae (çà), convotisa (convoitise), etc., tous mots que l'Académie de Florence, malgré son respect pour les vieux textes, a exclus de son dictionnaire comme étrangers. Un auteur du même temps que Brunetto, c'est-à-dire appartenant au xiii^' siècle, dit donna gcnte (dame gentc), sem'aiiiti Dio (si m'aie Deus, ainsi Dieu me soit en aide), oreglie (oreilles), per plusor ragioni (par plusieurs raisons), accatar (acheter), amico tradoke mio (mon très doux ami), etc.
Toutes ces locutions, l'auteur pouvait les lire dans des ouvrages français qui l'avaient précédé de plus d'un siècle.
L'Académie de la Crusca n'a pas non plus admis comme ita-
248 ADDITIONS ET CORRECTIONS
liennes ces expressions de l'historien Villani : agio (âge), semmana (semaine), intamato (entamé), etc. Dans Boccace, on signale dimora (demeure), vegUardo (vieillard), non a îongo tempore (il n'y a pas longtemps), etc. Fazio degii Uberti, le petit-fils du superbe Farinata degli Uberti que Dante rencontre en enfer, non content en son poème intitulé il Ditiamondo, de prendre des mots comme bigordare (behourder, jouter), in transi (en transe), lice (lice), fait en français soixante-treize vers de suite relatifs aux désastres de Philippe de Valois et du roi Jean. »
(LiTTRÉ, Revue des Deux Mondes, 15 sept. 1864, publié dans les Études sur les Barbares et le moyen âge. Paris, 1869, in-8°.)
Page 24, ligne 19. Voici la liste des noms des paroissiens de Guorgonio (Gourdon. Lot. ch.-l. arr.) qui le mercredi et le jeudi, avant les Rameaux, de l'an 12S5, jurèrent de renoncer à l'usure, dans le cloître de l'église de Vicano, à Vicano (Le Vigan , Lot. arr. et c°^ Gourdon), devant l'archevêque de Bourges, Simon, primat d'Aquitame ; Raymond, évêque de Cahors ; Guv, abbé du monastère de Vierzon; Renier de Sens, archidiacre de Gracensis [Craçay?], église de Bourges; de Otho de Salinis, chanoine de Magdunensis (Mehun); Conon, chanoine Mimatensis [de Mende]; maistres P. de Vierzon et R. de Charitate, clercs; frère Jean Marsac, moine de Vierzon; frère Hugo, moine de Saint-Sulpice, de Bourges; maitre Jean de Caméra et Jean de Sens, neveu de l'archidiacre et plusieurs autres clercs et laïques.
Bertrand de Faveriis (Favières?) restitue 100 sous d'antique monnaie obtenus par l'usure.
Girardus la Olmeïda (Lolmade, Lot, c"«
Prayssac). » 15 »
Girardus de Molendino » 100 »
Raimundus de Porverhel (Prouverel, Puyde-Dôme) 8 » »
Girardus Molendinarii » » 18
Regnaudus Constantini * 50 ' »
Guillielmus de Angolismo (Angoulème,
Charente) 10 » »
Bernardus de Faveriis .... » jo »
Girardus Richardi 4 » »
Stephanus Mafit » 30 »
ADDITIONS ET CORRECTIONS
DeodatusdeOlvicida (Olvic, Lot, c^^Sonac) » 100 »
Giraldus Esturaldi (Estrade, Lot, c"« Mondera) y> 100 »
Raimundus de Proverel 10 cadurcines.
Bernardus de Vineis (Vines, Aveyron, c^^
Cantoin) » 50 >
Arnaudus Novell! » 20 »
Raymundus Bibere > éo »
P. Texendarius » 100 »
Alnaudus de la Tramoilhe (Trémouille,
Aveyron, arr. Rodez, c"" Pont de Salars). . . » 50 »
Guillelmus de Callucio (Caillac, Lot , arr.
Cahors) » 48 y>
Ademarus Castri 5 setiers de blé.
Renaudus Bonardi » 25 »
Deodatus de Mercato » 30 »
Guillelmus de Casselade (Castellat, Lot, co«
Gourdon) » 100 »
Raimundus de Marcillac (Lot, arr. Figeac,
c°" Cajarc) > 10 »
Raimundus de Fonbourne (Fonbouzou, Lot,
c"^ Bio) 8 » »
Gilbertus de Carentelo (Carennac, Lot, arr.
Gourdon, c°" Vayrac). . 10 )» d
Arnaldus Raynes » 10 »
P. Laval » 50 î>
Guillelmus de Brina (Brenac, Aveyron?), . » 10 »
Guillelmus de Benast » 10 »
Arnaldus de Brinis (Brens, Tarn, arr. c°"
Gaillac?) » 20 »
S. P. Sp. Roal. » 5 »
Bernardus de Bonperrier » 10 »
Guillelmus de Linars (Linars, Lot, c"^ Con-
cores) » 25 »
P. Séguin 12 s. vieille monnaie
Guillelmus Palmerii 3> 20 »
Gasbertus du CofFel (Couffet, Lot-et-Gar.,
C^* Caziderogne) » 10 »
(Hardouin, Collection des Conciles, Paris, 171 5, 12 vol. in-f°).
250 ADDITIONS ET CORRECTIONS
On voit, par cette énumération, que la plupart de ces noms, sinon tous, sont portés par des gens du pays ; on n'y relève aucun nom italien ou d'origine italienne.
Page 24, ligne 29, ajouter : Voici les noms de lieux en France, en Belgique et en Irlande, rappelant le nom des Lombards :
France.
Lombard, Doubs, Arr. Besançon, O" Quingey, 254 habitants.
Lombard (Le), Isère, C"^ Isle-Abeau, 67 h.
Lombard, Isère, 0^= Saint-Siméon de Bressieux, 227 h.
Lombard, Jura, Arr. Lons-le-Saulnier, C°" Sellières, 300 h.
Lombard, Landes, C"^ Sanguinet, 65 h.
Lombard, Puy-de-Dôme, C"^ Thiers, 222 h.
Lombard (vers), Haute-Savoie, C"*-^ Marignier, 18 h.
Lombarde (La), Savoie, C"^ Argentine, 5 h.
Lombardie (La), Alpes-Maritimes, C"<-' Saint-André, 83 h.
Lombardie, Pas-de-Calais, C"'^ Lottinghem, 42 h.
Lombardie (La), Pas-de-Calais, C"^ Wirwignes, 103 h.
Lombardie, Seine-et-Oise, C"^ Bonnières, 100 h.
Lombardie, Haute-Vienne, C"^ Eyjeaux, 43 h.
Lombardiére (La), Ardéche, C"^ Davésieux, 19 h. (Château.)
Lombardiére (La), Loire-Inférieure, C"« Nantes, 15 h.
Lombardiére (La), Vendée, C"^ Sainte-Florence, 24 h.
Lombardiéres (Les), Dordogne, C"*^ Lussas, 27 h. (Château.)
Lombards (Les), Drôme, C"^ Auriples, 62 h.
Lombards (Les), Drôme, C"^ Comps, 31 h.
Lombards (Les), Isère, C"^ Villard-de-Lans, 28 h.
Lombards (Les), Loiret, C"^ Montbouy, 6 h. •
Lombards (Les), Savoie, C"'^ Haute-Luce.
Lombards (Les), Seine-Inférieure, C"^' Montivilliers, 65 h.
Lombards (Les), Var, C"^ Six-Fours, 40 h.
Lombards (Les), Vaucluse, C'^^ Gargas, 49 h.
Dictionnaire des Postes et des Télégraphes, 188 j.
En BELGiauE, nous trouvons :
Lombaerdeskapel, dép. Nokere (dépendance de). Lombartzyde, Prov. Flandre Occid. 789 h.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
En Irlande, nous avons :
Lombardstown, près Mallin (North Cork).
La seule vue de cette liste est un indice du rôle capital joué par ces Italiens en France et ailleurs.
Page 28, avant-dernière ligne :
Vers cette époque, les Juifs vivaient quelquefois du produit des champs et des vignes, ou bien se consacraient à la médecine, au commerce, à l'industrie.
A leurs noms français, comme Amandant, Boucherot, Bonnefoy, Belassez, Bonami, Châtelain, ils mêlaient des prénoms francisés ou traduits : Haquin pour Isaac, Josse pour Joseph, Vivant pour Haïm, Sare pour Sara, Cressant pour Zemach. C'est en 121 5, avec Innocent III, que commencent pour les Juifs les vraies persécutions.
Déjà, sous Philippe-Auguste, en 1180 et en 1 191, les Juifs avaient eu à subir des mauvais traitements, mais ce n'est que le 22 juillet 1306 qu'eut réellement lieu la première expulsion, par ordre de Philippe le Bel. Ils se réfugièrent en Provence, fief de l'empire germanique, et en Roussillon, qui appartenait au roi de Majorque, et ils ne rentrèrent en France que dix ans plus tard, rappelés par Louis X, le Hutin.
Enfin, le 17 septembre 1394, Charles VI prononçait le deuxième arrêt de proscription de tous les Juifs du royaume.
Cette fois, quelques-uns parvinrent à se réfugier en Piémont et en Allemagne.
A partir de cette époque, il n'y a plus de Juifs en France que dans les parties nouvellement annexées, ou qui le furent dans la suite : la Provence, la Flandre, la Franche-Comté, la Lorraine, l'Alsace, la Gascogne.
Ils reviennent à Bayonne et à Bordeaux, sous Henri II (1552), par l'Espagne et le Portugal (les Pereire, les Mendès, etc.) ; ce n'est qu'à la Révolution de 1789 qu'a lieu leur émancipation.
Leurs centres principaux en France sont aujourd'hui Paris, Bordeaux, Bayonne, Nancy, Avignon, Carpentras et Marseille.
Cf. Th. Reinach, Histoire des Israélites depuis ï époque de leur dispenion jusqu'à nos jours. Paris, 1883, ln-8", et Revue des Études juives, Annunire, 1881.
Page 3), ligne 3. Les Lombards occupèrent ces fonctions jusqu'au xv^ siècle au moins, ainsi que le prouve le sceau suivant :
252 ADDITIONS ET CORRECTIONS
S : D : AccuRSii de Passiis collectcs. Dni. Nri. Pape, en minuscules. Écusson aux armes de la maison de Bar ; au sommet le buste de saint Jean-Baptiste, tenant un agneau et une fleur de lis. — Matrice de sceau ogival en cuivre, exposée par M. H. Hoffmann, au Trocadéro, à l'Exposition internationale de 1889. Il s'aiïit évidemment ici d'un Accursi des Pazzi, de Florence, comme le montrent le saint Jean-Baptiste et la fleur de lis. Ce Lombard était collecteur du Pape dans le duché de Bar, en Champagne, xv« siècle.
Page 39, dernière ligne. Le nom Seraller (Saralier) signifie Serrurier. Cf. Les Livres de comptes des frères Bonis, p. 161, et Revue archéologique, 1888, Urbain V, par M. E. Mdntz : Mag. Enricus, Serralherius, à Avignon en 1370.
Page 41, ligne 2. Il serait plus juste de dire que le mot Échelle vient du latin scala, qui lui-même dérive du mot grec TxàÀx.
Page 43, dernière ligne, et page 38, note. C'est à Pistoïa que commença la lutte entre les Blancs et les Noirs qui , un peu plus tard, gagna Florence. Voici comment Machiavel raconte l'origine de ces dissensions fameuses :
Inter prascipuas, apud Pistorienses familias, Cancellariorum numerabatur, accidit ergo forte fortuna,ut Loreus, Domini Gulielmi, atque Gerius, Domini Bertaccii filius ambo ejusdem familias, inter ludendum ad jurgia devenirent, atque ad pugnam, in quâ Gerius a Loreo vulnus accepit leviusculum.. Displicuit ea res patri Gulielmo, verum dum humilitate eam obUterari posse speraret, oleum, quod aiunt, camino addidit, nam dum filio injunxisset, ut apud propinquum Bertaccium culpam deprecaretur atque Loreus patri obsequenseum accessisset, humanitate tamen illa,exulceratus Bertaccii animus,flecti non potuit,quin per ministros Loreum comprehendi atque majoris ignominiae causa, manum ipsi detruncari ad prassepe juberet, inquiens : Redito ad patrem tuum, iUique dicito, vulnera ferro, non verbis sanari. Immane hoc facinus tantopere Gulielmo displicuit, ut armata universa famiha sua, ad vindicandam injuriam properaret, neque Bertaccius ad defensionem segnior fuit, ut tandem universa civitas in duas partes scinderetur.
Trahebant Cancellarii originem suam, a Domino Cancellario, cui in primo matrimonio Blanca nupserat, eam ob rem ii, qui ex hoc matrimonio descendebant, Blanci, hoc est Albi, denominari
ADDITIONS ET CORRECTIONS
voluerunt, adversa vero pars, huic contrarium nomen, Nigrorum nimirum, sibi sumsit...
Eam ob rem tandem Florentiam migrarunt : ac Nigri quidem, quod cum Donatis ipsis familiaritas intercessisset, a Domino Corso, familias istius principe, suscepti fuere : Albi vero, quo non inferiores amicorum potentia essent, ad Dominum verum Cerchium, nulla in re Corso postponendum, confluxere.
Intempéries itaque ista Pistoriensis, antiqua inter Donatos Cerchiosque odia resuscitabat, etc. (Historia Florentina, lib. IL)
Page 44. ligne 10. Bangor, ville et abbaye très importante à cette époque dans le pays de Galles (Nord).
Page 47. Sceau de Pise. L'aigle est posée sur un petit socle dont on peut voir le détail sur la monnaie d'or de Pise, et non sur un bonnet. (B. N. Cab. des Médailles.)
Page 48. Sceau des marchands de Florence. L'aigle est posée sur un torsello et non sur un bonnet comme le porte notre description du sceau empruntée à Demay.
Page éo, ligne 15. Nous avons appris récemment que l'illustre famille des Peruzzi s'était éteinte en M. Ubaldino Peruzzi, son dernier représentant, à Florence. Il n'existerait plus que des membres d'une branche collatérale , à Avignon , portant le nom francisé de de Peyrusse.
Page 65, ligne 14. En 1313, Bocassin, le lombart. changeur, et son frère, demeurant rue Pierre au let, paie 30 sous de taille, voir page 154.
Page 77. Le sceau d'Escot Drapier, par suite d'une erreur typographique est présenté à l'envers.
Page 109, ligne 25, ajouter : Comptes de Jean Arrode et de Michel Gascoing : 1296, 26 août, dimanche :
C'est'la Recepte que lesdiz Jehan et Michiel ont fête pour lesdites besoingnes (le navire de Flandre — navigio Flandrie — fet à Bruges) par Frédéric et par Gautier Loth :
Primo, de Biche, quand ils partirent de Paris pour aller à Bruges en ladite besoingne, pour leurs despens. . . . 100 1. t.
Item, ledit Jehan et ledit Michel reçurent par Fredryc et par Gautier Loth, à Arras et à Bruges 40,000 1. t.
2CA ADDITIONS ET CORRECTIONS
Item, ledit Jehan reçut pour la besoingne meesme à Bruges et de Fredryc 4,188 1. 8 s. i d. t.
Item, De fourreures et pour drap pour mons-- de Montmorancy
par les procureurs dudit Biche 102 s. i d. t.
(Fonds Clair amhault, mélanges, vol. 9, f° 105.)
Mathieu IV, de Montmorency, amiral en 1293, mourut en 1304. (P. Anselme.)
Page 123. Malgré l'opinion contraire des érudits qui ont lu le sceau des Lombards avant nous, nous croyons que l'objet pris par eux pour une hoursc est un ballot de drap, pareil à celui que nous retrouverons sur les jetons et que les Italiens appelaient torsello.
Pactes 124-156. Voici quelques observations suggérées par l'examen de ces listes de noms italiens, la plupart du temps francisés :
Pacre 124, ligne 6. Fauconnier est un Fakonieri ;
Page 124, ligne 19. Heu de Ringuer ou Harengier (1313)) Odo Alighieri ou Aringheri;
Page 12), ligne 6. Escorche-leu, Squarcia îupi; Escarche, Squarcia. Cf. p. 176, 1. 20;
Page 127, ligne 2. Pouchimnan, Poggi Mannl;
Pacre 127, ligne 5. Liannarmanelou, Lionarào Manuele;
Page 127, ligne 26. Gui Pas ou Cas, Guida dci Pani;
Page 128, ligne 5. Binde de Sophechile, Bindo dei Uffi^i, ou Uffiiiali ou Deo Spéciale . Cf. Deli^ie;
Page 128, ligne 23. Magalot, Magalotti ou Megalotti;
Page 129, ligne 17. Manchin, Mancini;
Page 130, ligne 7. Tholomer, Tholomci pour Bartholomei;
Page 130, ligne 20 au lieu de 42 1. 10 s. lire 142 1. 10 s.
Page 133, ligne 17. Miquantaine, Amico Quintini; etc.
Nous trouvons en outre le nom de Mouche en 1296, 9; Guido Fakonieri, Landuche, Chonel, Amenaz le Rous, Guil. Rat, Jehan Corval en 129e, 7, 8, 9, o; Rogier Spinel, les Chapons, Guido des Pazi en 1296, 7, 8, 9; Duchi, Odo Alighieri, Conte Chapon en 1293, 6, 7, 8; Rogier Boel, en 1293, 6, 8, 9, o; Raimbaut, en 1293, 6, 7, 9; Guiart Bonevoute, en 1293, 6, 8, o; enfin Jacquemin de Roncarolles, Denyse Palestrel, Henry le Feseeur, Lyon de Gênes (Cf. p. 202). Bonne aventure, Gabriel Forment, Luquet de la Tour, Symon Spinel, Duch Magalot en 1293, 6, etc., etc.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Page 147, Manessier est le nom juif Manassés ; un Mannecier de Vezon était procureur général des Juifs en langue d'oil, en 1364 et en 1374. Serait-ce un descendant ou un parent de ce Manessier, de Ferrières ?
Page 160. Le commencement de la note appartient à celle de la page précédente. Le chiffre (i) doit être devant la ligne commençant par : Les Sachets.
Page 17e, ligne 7. Lanfrancus Tartarus était un des amiraux génois qui devaient commander la flotte destinée à transporter les Croisés, en 1300, avec Benedict Zacharie, Jacques Lomellini et Jean Blanco. (Michaud, Histoire des Croisades, notes.)
Page 231, lignes 24 et suivantes, lire : Stoldus quondam domini Bindi de Altovitis; Aghinolfus quondam Cherici de Pazzis ; Domenico di Ser Vanni; Pantaleoni de Florentia. Deli^ie. T. XIV, pp. 128, 271 ; T. Xlll, p. 109; ligne 28, supprimer : Asti.
Sceau de Ranerius Renaldi.
La pierre tombale de Renier Renaud se trouvait au couvent des Grands Augustins (de Guilhb«my
Son sceau se trouve dans la Collection des sceaux de Normandie.
Renaud Renier était receveur à Rouen pour Biche et Mouche, receveurs du roi, en janvier 1294.
Ecu déprimé portant trois pals à la fasce brochant ?
[Il est très difficile de lire sur le sceau si la description donnée par Deniay est exacte;
l'écu pouvait porter un chef avec 5 coquilles ?| accosté de deux losanges
chargés d'une coquille. [On lit, en effet, sur le losange place à gauche de l'écu un signe qui ressemble
à une coquille, aussi illisible que sur les ccus de la pierre tombale].
Sur deux bandes parallèles placées, 'une au-dessus, l'autre au-dessous de l'écu, la légende. En haut et en bas, une chimère.
S' RENERI RENALDI Quittance de finances payées par le chapitre de Rouen. Janvier 1294.
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TABLE DES MATIÈRES
Préface,
pages i-xviii