‹ Les lorrains, vaudeville en un acteChapitre 15 sur 18 · GERMON, FANCHETTE · texte numérisé non relu

GERMON, FANCHETTE

FANCHETTE , d'un air étvnné.

Ah I c'est vous , monsieur?

GERMON

Eh bien ! ma petite FancheUe , avez vous fait un choix ? à qui donnons-nous le terrain .î*

Fatvchette.

A celui que monsieur m'indiquera, il a plus d'expérience que moi , et je m\u rapporte à lui.

GEFtMON.

Yous avez donc une grande confiance en moi ?

FANCHETTE , avec intcnlbu.

Pâme ! puisque monsieur Germon vous accorde la sienne? j^ pouvons bien vous donner la mienne itou.

GERMON

Sans doute, mais je suis bien neuf dans ce pays.

FANCHETTE , SOUn'an t.

Bah!

GERMON

Je n'y connais personne.

FANCHETTE

Personne!... ah! si vous vouliez vous en rapportera moi , j' vous dirais bien à qui que vous devriez donner la ferme !

^, C€RM<î)N.

J'y consens Ae lout mon cœar ; cependant , j'y mets imc

condition.

FANCKETTE.

Laquelle , donc?

GERMON

Je |>r€ndrai le fermier que lu choisiras , mais il me faut une récompense.

FANCHETTE

Une récompense. ( ^4 part. ) Ah ! c Y'sl bon , voilà le plan. ( Haut. ) Moi je n'ai rien , je ne puis rien donner.

GERMOIf.

Je né demande pour prix de ma complaisance qu'un baiser.

FANCHETTE

Un baiser! à vous? au moment où je vais en épouser un autre ! Savez-vous y monsieur Thomme d'affaires , que ce n'est pas bien , ce que vous me demandez là ? encore , si c'était monsieur Germon lui-même , je ne dirais rien ; mais vouloir me vendre ce qui ne vous appartient pas.

GERaiON.

Futé et Rousselel vont venir, allonS;, décide toi!

FANCHETTE

Si monsieur Germon savait ça.

GERMON

Je te réponds que cela ne le fâchera pas.

FANCHETTE , le regardant ai?ec malice.

Vous m'en répondez.

Air : Un jour Lucas dit à Glycère,

Monsieur Germon, en cette affaire , M'éprouverait point de refus.

GERMON

Je suis son intendant , j'espère.

FA-NCHKTTE.

Mais je n' suis pas dans ses r venus.

GERMON

Allons, allons , ne soyez point sévères.

FANCHETTE

D* monsieur Geriuon je crains trop la colère.

GERMON

Mais n'ayez donc point de souci.

Ce baiser que je veux ici,

Je le prends en son nom, ma chère, {bis.)

FANCHETTE

Faut donc qu' vous touchiez tout pour lui. [2/ois,] (Germon l'embrasse sur le front.) FANCHETTE^

Vous direz à monsieur Germon que c'est à son intention. . . j'ai vot' parole, je vas Tannoncer à ma mère. ( Elle rentre dans la ferme. )

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