‹ Les lorrains, vaudeville en un acteChapitre 14 sur 18 · FANCHETTE, GERMON , BERTIN · texte numérisé non relu

FANCHETTE, GERMON , BERTIN

BERTlN , entrant en parlant à Germon.

Eh bîen! à qubi erl êtes vous avec les deux fermiers ?

^ GERMON

Je crois que l'intérêt et la vanité les dominent comme tant d'autres , jusqu'à cette petite Fanchelte.

FANCHETTE , à part.

Les y'ià sur mon chapitre.

BERTIN

Elle paraissait aimer un jeune garçon du village.

FANGHETTE, à part.

Ouï , Bobino.

. JBEJRTIN.

Et elle est prête à le sacrifier à celui qui deviendra voUe fermier.

F Aî^CHtTTE , de même.

Il croît ça*

BERTIN

Je sais bien qu'elle n'a pas encore beaucoup de raison.

Air : Faud, de Vile des Noirs.

Plus d'un projet vient lui sourire.

Tout séduit d'abord son esprit ; Son cœur ne sait ce qu'il désire.

FANCHETTE , à part.

Ce monsieur ne sait ce qu'il dit.

GERMON

Je connais les mœ»u's du village, Fanchetj;e , encor jeune et sans bien ; Ne connait point l'amour, je gage.

FANCHETTE, à part.

Ce monsieur-la n'y connait rien, (bis,) GERMON*

— dépendant elle mérite une leçon, et je veux voir jusqu'à quel point elle poussera la coquetterie. FANCHETTE , à part.

Est-il curieux.'^ c'est égal, je verrai venir monsieur l'homme d'affaires.

Prenez garde, monsieur Germon .

FANCHETTE surprise , à part.

Monsieur Germon ! c'est monsieur Germon ! oh ! le sournois !

BERTIN

Les filles du village sont bien malignes.

FANCHETTE, à part.

Ceïui-là est plus connaisseur.^

GERMON

Oh ! j'ai fait mon plan.

FANCHETTE , à part.

C'est bon , j' vas T déranger son plan.

( Elle se retire doucement dans le fond et se met demnt la porte de la ferme , comme si elle en sortait. )

( 2«f ) GERMON.

D'abord je veux. . . ( Fanchette se met h tousser^ Germoa se retourne et V aperçoit, ) La voilà, elle ne se doute de rien. «ERTIN.

Je vous laisse. { Il sort par le fuud, )

FANCHETTE , le regardant sortir.

( A part, ) Je ne suis pas fâchée que cel«i-là s'en aille.

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