FANCHETTE, GERMON , BERTIN
BERTlN , entrant en parlant à Germon.
Eh bîen! à qubi erl êtes vous avec les deux fermiers ?
^ GERMON
Je crois que l'intérêt et la vanité les dominent comme tant d'autres , jusqu'à cette petite Fanchelte.
FANCHETTE , à part.
Les y'ià sur mon chapitre.
BERTIN
Elle paraissait aimer un jeune garçon du village.
FANGHETTE, à part.
Ouï , Bobino.
. JBEJRTIN.
Et elle est prête à le sacrifier à celui qui deviendra voUe fermier.
F Aî^CHtTTE , de même.
Il croît ça*
BERTIN
Je sais bien qu'elle n'a pas encore beaucoup de raison.
Air : Faud, de Vile des Noirs.
Plus d'un projet vient lui sourire.
Tout séduit d'abord son esprit ; Son cœur ne sait ce qu'il désire.
FANCHETTE , à part.
Ce monsieur ne sait ce qu'il dit.
GERMON
Je connais les mœ»u's du village, Fanchetj;e , encor jeune et sans bien ; Ne connait point l'amour, je gage.
FANCHETTE, à part.
Ce monsieur-la n'y connait rien, (bis,) GERMON*
— dépendant elle mérite une leçon, et je veux voir jusqu'à quel point elle poussera la coquetterie. FANCHETTE , à part.
Est-il curieux.'^ c'est égal, je verrai venir monsieur l'homme d'affaires.
Prenez garde, monsieur Germon .
FANCHETTE surprise , à part.
Monsieur Germon ! c'est monsieur Germon ! oh ! le sournois !
BERTIN
Les filles du village sont bien malignes.
FANCHETTE, à part.
Ceïui-là est plus connaisseur.^
GERMON
Oh ! j'ai fait mon plan.
FANCHETTE , à part.
C'est bon , j' vas T déranger son plan.
( Elle se retire doucement dans le fond et se met demnt la porte de la ferme , comme si elle en sortait. )
( 2«f ) GERMON.
D'abord je veux. . . ( Fanchette se met h tousser^ Germoa se retourne et V aperçoit, ) La voilà, elle ne se doute de rien. «ERTIN.
Je vous laisse. { Il sort par le fuud, )
FANCHETTE , le regardant sortir.
( A part, ) Je ne suis pas fâchée que cel«i-là s'en aille.