SCÈNE IX
Les Précédens, FANCHETTE.
FANCHETTEj à Gcrmon.
Ah! monsieur , c'est vous qui êtes Thommes d'affaires de monsieur Germon ?
GERMON
Oui , ma belle enfant.
FANCHETTE
Eh bien! moi, monsieur, je suis Fanchette, la fille de Mathurine, et c'est moi à qui que défunt monsieur Germon avait promis, il y a quatre ans, qu'il m'maricrait, si j'étais bonne fille.
Eh bien !
FA^XHETTE.
Eh Lien , je crois que je suis bonne, et puisque le neveu a hcrilé (îe son oncle , la promesse du défunt doit faire partie de l'hdritage.
GtllMON, riant.
C'est jusie, cl monsieur Germon la tiendra
FAWULTTE.
J'en ëlais sûr^; j'avaif^ bcn eu queuqu' crainte , voyezvous, parc' qu'on m'avait dit que c' monsieur Germon élall deux lois plus mauvais sujet qu' les autr's mauvais sujets.
GKRMON.
Ah ! Ton vous avait dit cela ?
FANCHLTTE.
Oui, mais je sais bien qu'il ne faut jamaii croire que la lïioitié de c' qu'on dit. . .
GERMON
Ah!
ROUSSELI-T.
C'est déjà point mal comme ça.
GERMON
Eh bien ! pour te prouver le contraire , je me charge de payer les cent écus que monsieur Germon ta promis , et de plus , je donne en son nom au mari que tu choisiras , le morceau de terre que ces deux gaillards-là voulaient se partager.
FÂNCHETTE , joytuse.
Vlà qu'est parler.
ROUsSELtT , a paru ,......- Cette petitiB fctrinie-là m 'irait bien tout d' même.
FUTÉ, à pari.
Cet enfant-là embellit tous les jours.
GERMON , à Fanchette, Mais il faut me faire connaître les garçons qui sont sur les rangs pour t'épouser.
FUTÉ et ROUSSELET , S avartçaat.
1 résent.
FANCHETTE^ les montmjiL En vlà déjà deux , mais il y en a bien d'autres , allez. . . et il va y en avoir encore bien davantage , quand on saura que j'ai un' dot.
GERMON
Je VOUS avertis aassl que monsieur Germon ne renouvellera point ses baux et qu'il ne veut plus avoir qu'un seul fermier»
Air : Mon cœur à t espoir s'abandonne.
Au nouveau bail que chacun se dispose. ^!
FUTÉ ET ROUSSELET , à part.
Cette nouveir me cause de TefFroi.
GERMON, aux fermiers.
Si vous voulez proposer quelque chose , Il faut vous adresser a moi. {bis»)
FUTJÉ.
Pour mon amour j' crains un fameux désastre
BERTIN, à Fanchette, V^ous me direz le nom du préféré , Pour qu'il soit mis sur le cadastre.
FANCHETTE
Via mon mari qui sera cadastré, {bis,)
ENSEMBLE
Au nouveau bail que chacun se dispose , etc. ( Bertin et Germon sortent,)