LA VANITE, LA GLOIRE ET LA MORT
Vers improvises en entendant chanter par des écoliers, pour clôturer la classe, les louanges du Seigneur.
Insensé, qui rêves de triomphe et de gloire, Écoute ce concert, qui pâlit la mémoire D'Homère, de César, et du divin Rousseau ! Il célèbre celui qui vainquit le tombeau ! Qui da pied fit crouler son portail en poussière, Pour ressaisir son sceptre et ses champs de lumière î Un ver n'a pas mangé ses intestins pourris ! Du sardonique Hamlet il ne voit point le ris. Comme Yorick sa main ne pèse point son crâne ; Du sage et son ami (1) lorsque le ref^ard plane
(1) Uamlel et Horatio
Sur ce vieil os blanchi, leur mépris, leur dédain
Ne sèchent pas aussi son passé suzerain !
Ils ne disent pas : — Q,uoi ! glorieux Alexandre^
Q,uand t'exalte le Monde, il vante de la cendre !
— A toi donc, Jéhovah ! le laurier, l'avenir !
A toi seul un grand nom qui ne doit pas mourir !
En guise de renfler de mon cerveau la veine,
Pour saisir par mes vers une couronne vaine,
Que désormais ma voix, dans une hymne des cieux.
Vante aussi l'Éternel ! seul être glorieux !
due mon bras cesse enfin d'étreindre une chimère,
Et que mon avenir Iriomphe de ma bière.
Arrière donc le luth ! que mon luth soit mon cœur,
Pour demander la palme et la gloire au Seigneur!
La mort même... pourquoi, si mon étole est nette,
Craindrais-je d'aborder les pompes de la fête!
lOmSIMMSE raGÎ-TROISïEM.