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Les hauts promontoires le pleurèrent

La stance originale est une de celles que les Portugais admirent le plus. L'harmonie en est sensible à l'oreille la moins exercée.

Os altos promontórios o chorarão; E dós rios as aguas saudosas Os semeados campos alagarão Com lagrimas correndo piedosas; Mas tanto pelo mundo se alargarão Com fama suas obras valerosas , Que sempre no seu reino chamarão Afonso» Afonso, os eccos : mas em vâo.

Tout pleura ce héros, nos rives, nos montagnes : Nos fleuves éperdus, inondant nos campagnes, Roulèrent dans leur cours des larmes de douleur. Ses travaux immortels, sa constante valeur, Faisaient dans l'univers honorer son génie; Et les échos plaintifs de lu Lusitanie Redemandaient Alphonse. 0 regreis superflus! Alphonse, cher Alphonse !. . . Alphonse n'était plus.

M. Lbfëbvke de Juilly.

Le mois de décembre 1185, dans lequel mourut Alphonse I", fut remarquable par une inondation presque générale. Les montagnes versèrent tous leurs torrents dans Ift plaine; les rivières et les fleuves se débordèrent. Camoeus, par une prosopopée hardie, fait pieu-

rer les montagnes, et grossit de larnries le cours des fleuves, Virgile avait employé la même figure dans l'épisode d'Aristée.

Flerunt Rhodopciœ arces Altaque Parip^œa, et Rhesi niavorlia lellus, Atque Getœ, atque Hebrus, et Actias Orithyia.

Les sommets de Rhodope et de Pangée^ la terre de Rhésus, consacrée au dieu Mars^ l'Hèbre et les Gèles, Orithye qui, des rivages de i' A t tique, fut transportée jadis dans la Thrace, tout pleura la mort d'Eurydice.

L'abbé Delille n'a point cru devoir imiter la hardiesse de son modèle. Il se borne à dire :

Le Thrace belliqueux lui-même en soupira; Le Rhodope en gémit, et l'Hèbre en murmura.

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