‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 120 sur 223 · La mère d'Adonis · texte numérisé non relu

La mère d'Adonis

Myrrha, fille de Cinyre, roi de Cypre. Ovide a raconté la passion criminelle de Myrrha pour Cinyre. Après son crime, elle alla cacher sa honte dans les forêts de l'Arabie:

Tum néscia voti,

Atque inter mortisque metus et tsedia vitae, Est taies exorsa preces : 0 si qua patetis Numina confessis; merui, nec triste recuso Supplicium. Sed, ne violem vivosque superstes, Mortuaque extinctos, ambobus pellite rcgnis : Mutatœque mihi vitamque necemque negate.

Metamorph.f lib. X, v. 481.

Là, sentant à la fois, dans l'horreur de son sort, Le dégoût de la vie et l'effroi de la mort, Elle s'écrie : 0 dieux qui punissez mon crime, J'ai mérité ma peine; elle est trop légitime. Mais aiin que ma vue, odieuse aux vivants, N'offense ni leurs yeux qu'elle a souillés longtemps, Ni les morts effrayés de voir mon ombre impie, Sauvez-moi de la mort, sauvez-moi de la vie.

Saint-Angb.

Numen confessis aliquod patef, aiouie Ovide. Toujours le repentir trouve un Dieu qui pardonne, dit admirablement son traducteur. Myrrha fut changée en arbre, Flet tamen, elle pleure encore, et ses larmes nous donnent le parfum qui porte son nom, la myrrhe.

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