‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 136 sur 223 · Un grand fleuve y reçut nos vaisseaux · texte numérisé non relu

Un grand fleuve y reçut nos vaisseaux

Les Portugais l'appelèrent le fleuve des Rois, parce qu'ils y entrèrent le jour même où l'Église honore la mémoire de ces trois rois de l'Orient qui vinrent adorer le Messie à Bethléem.

36. Notus nous dérobe aux courants du golfe agité, etc. Ces courants donnent leur nom à un cap que l'on trouve un peu

avant Sofala. Barthélemi Diaz n'avait pu les franchir, et Gama ne parvint à passer outre qu'à la faveur d'un vent très -favorable qui le repoussait de la côte.

37. Des campagnes riantes, de belles vallées, un grand fleuve,

se découvrirent à nos yeux.

Osorius, qui a écrit en latin l'histoire du règne d'Emmanuel, raconte de la même manière que Camoens les diverses circonstances de la navigation de Gama : Ad fauces ingentis fluvii pervenere, cujus ripas undique arboi^es fructibus onustœ diffusis late frondibus opacabant. Tellus erat herbida et amœna, etc. (De rébus Emmanuelis, lib. I.) Les Portugais parvinrent à l'embouchure d'un grand fleuve dont les bords étaient couverts d'arbres touffus et chargés de fruits. On apercevait de belles prairies ^ etc. Camoens est toujours d'une grande exactitude géographique: c'est un rapport de plus avec Homère.

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