Scylla, qu'il préférait à Circé, etc
Glaucus, devenu dieu, inspira de l'amour à Circé, Tenchanteresse ; mais il lui préféra Scylla. Circé, pour se venger, empoisonna une fontaine où sa rivale avait coutume de se baigner, et Scylla devint un monstre. Effrayée d'elle-même, elle se jeta dans la mer, et les dieux en formèrent l'écueil redoutable qui s'élève vis-à-vis du gouffre de Charybde. Duperron de Castera, qui se donne beaucoup de peine pour expliquer les fables anciennes, dit, en parlant de cette métamorphose : « Il y a beaucoup d'apparence que Circé, qui conte naissait les vertus des plantes, mit dans le bain de Scylla quel- « que drogue qui lui gâta la peau. » Cette explication est digne du rondeau de Benserade :
Pour sa rivale eut Circé mille soins.
Fut au-devant de ses petits besoins, Et n'affecta rien tant que d'être utile A la trop belle et trop charmante Scylle, Qu'elle perdit à la fin néanmoins.
De son projet les enfers sont témoins.
Elle, en ayant fureté tous les coins.
Prépare un bain, cent herbes y distille
Pour sa rivale.
A tout cela quelques mots furent joints ; Le charme fut complet en tous ses points. Et cette nymphe, adorable entre mille, Devint l'horreur de toute la Sicile.
Quand on le peut, on n'en fait guère moins
Pour sa rivale.
NOTES DU CHANT SIXIExME. 2 ! 7
H. L'air est embaumé d'un précieux aromate.
L'ambre, substance odoriférante, que l'on trouve sur les bords de la mer.