Dans la cité fidèle où l'antique Lusitanie a pris le nom
de Portugal.
La ville du Porto. Lorsque le roi de Castille, Alphonse VI, donna au comte Henri de Bourgogne la province de Lusitanie, elle ne consistait guère que dans le Porto et ses dépendances, parmi lesquelles on comptait l'ancienne ville de Cale, située à l'autre rive du Douro. Il est vraisemblable que les États du comte Henri furent alors désignés parle nom de Porto-Cale^ et qu'en s'agrandissant par la suite, ils gardèrent le même nom.
Selon quelques auteurs, le comte Henri, pour conserver la trace de son origine française, joignit au nom du Porio celui de Gallo,Porto- GallOy port- français. En 1808, à l'époque de la première invasion du Portugal par les armées de Napoléon, on essaya de mettre en honneur cette étymologie ; mais l'esprit national la repoussa constamment et s'en tint à la première, Porto-Cale, qui paraît, eii eifet, la plus probable.
20. 11 s'arrête quelque temps aux campagnes belgiques^ dans cette ville célòbre où le commerce et l'industrie versent à l'envi leurs trésors.
L'édition de M. de Souza porte : I^o grande império de Frandes. Celle de Thomas Joseph de Aquino, dit empório, au lieu ^império; et c'est la leçon que nous avons suivie. La ville de Bruges, qui se trouve parfaitement désignée parl'expression ^rfl/2i/e em;;>orzo, ^ra/2i/e ptlace de commerce, était.devenue sous Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Flandre, une des villes les plus florissantes du Nord. On conçoit que le spectacle de la cour de Philippe et de la prospérité des Pays-Bas ait apporté quelque retard au voyage de Magrice.
21. Noble champion d'Isabelle, il immola un Français dans un combat singulier.
Philippe de Bourgogne avait épousé, en 1429, Isabelle, infante de Portugal. Cette princesse, qui réunissait à une grande beauté un esprit très-étendu, prit un tel empire sur Philippe, qu'il n'entreprit jamais rien, soit en paix, jsoit en guerre, sans la consulter. Si l'on en croit les chroniques espagnoles, des discussions de vassalité s'étant élevées entre ce prince et Charles VII, roi de France, Isabelle proposa dévider le différend par la voie des armes, selon les usages du temps. Sa "proposition fut acceptée, et Magrice, qu'elle avait choisi pour champion, vainquit le chevalier français qui combattait pour Charles VII.