‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 162 sur 223 · On n'a point encore, crois-en ma parole, trouvé de Mar · texte numérisé non relu

On n'a point encore, crois-en ma parole, trouvé de Mar

cel! us contre ces Annibals.

On reproche à Camoens d'avoir donné à Mozaïde beaucoup trop d'érudition . Mais ce Maure avait habité le Portugal, il parlait la langue espagnole ; il avait pu acquérir, soit en Portugal, soit en Espagne, les connaissances qu'il étale dans son discours. Nous ne dirons point, comme Duperron de Castera, qu'avant d'arriver au Malabar, il avait peut-être servi de précepteur au roi deMélinde; mais nous ne voyons rien de ridicule à supposer, comme Duperron, que Mozaïde était un disciple de ces mêmes Arabes qui, dans les universités de la Péninsule, avaient étudié la littérature des anciens. Il suffit que le faitsoît

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possible pour que l'auteur ait eu le droit de placer dans la bouche de ce personnage tout ce qu'il a cru convenable au développement de son sujet. Le personnage de Mozaïde n'est pas plus extraordinaire que celui de Vafrin dans la Jérusalem délivrée^ de cet écuyer de Tancrède, qui parlait toutes les langues de l'Afrique et de l'Asie :

Stupiron quel che favellar l'udiro, Ed iu diverse lingue esser si presto, Ch' Egizio in Menfi, o pur Feiiice in Tiro L'avria creduto e quel popolo e questo. Canto XVIII, 60.

« Ceux qui l'entendent parler si facilement diverses langues s'en « étonnent. On l'aurait pris pour un Égyptien à Memphis, et pour un « Phénicien à Tyr. » (Traduction de M. Auguste Desplaces.)

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