‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 78 sur 223 · Busiris · texte numérisé non relu

Busiris

Roi d'Egypte, qui sacrifiait à Jupiter tous les étrangers qui abordaient dans ses États. Hercule détruisit l'autel, les sacrificateurs et le tyran.

2(5. Les guerriers s'entretenaient, en voguant, de leurs dangers passifs.

Tel est le cœur de l'homme; il jouit du souvenir de ses peines : elles lui font sentir plus vivement le bonheur de sa situation présente. Et dans le malheur même, il se console encore en se rappelant les peines plus grandes qu'il a déjà supportées. Opassi graviora, dabitdeus his quoque finem, dit Énée à ses compagnons d'infortune ; et il ajoute : Forsan et hœc olim meminisse juvahit. Virgile et Camoens sont rempUs de ces sentiments vrais et touchants, puisés dans la nature et dans une connaissance profonde du cœui* humain.

27. Ils ne prononçaient qu'avec amour le nom du monarque mélindien.

Tout se lie dans les idées de l'auteur. Mercure avait dit en songe à Gama : Près de la ligne ardente où le soleil rend égaux les jours et tes nuits y tu trouveras un peuple juste et bon, un monarque généreux qui recueillera ta flotte errante et fatiguée. Au portrait que lesMélindiens font de leur roi, Gama reconnaît le monarque annoncé par l'envoyé céleste. C'est lui, s'écrie-t-il, etc. Voltaire accuse Camoens d'écrire sans ordre et sans suite j ce jugement n'a pas été rendu en connaissance de cause. Voltaire n'avait lu le poëme des Lusiadesque superficiellement dans la traduction anglaise de Fanshaw;il était très-jeune alors, et l'a toujours jugé depuis d'après le souvenir vague de sa première lecture.

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