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CHAPITRE IV

ÉTIOLOGIE

Pour comprendre le mécanisme de la luxation double du scaphoïde tarsien, il faut envisager auparavant son étiologie et dans ce chapitre, nous insisterons surtout sur le traumatisme, cause déterminante de la lésion.

Beaucoup plus rare que la fracture du scaphoïde, prédominante dans le sexe masculin, la luxation double n’est plus actuellement spéciale à certaines professions. BoEKEL cite comme cause prédisposante la profession du blessé : ouvriers et en particulier employés de chemin de fer, cavaliers, conducteur de voitures, maçons. Or, nous voyons, d’après les observations que nous citons, qu’on peut en rencontrer dans toutes les professions.

Relativement rare par rapport aux autres luxations scaphoïdiennes, elle ne se présente pas plus souvent à un pied qu’à l’autre, Sur onze cas que nous avons retenus, six fois la blessure est à gauche, quatre fois à droite, et

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dans une observation, le côté n’est pas indiqué. A cause de la résistance des ligaments, les luxations dorsales et internes se rencontreront plus facilement que les luxations plantaires et externes. La production de la lésion peut être facilitée par certaines prédispositions locales, telles que relâchement ou affaiblissement des ligaments ayant pour cause une entorse ou des varices anciennes, ou bien un pied plat valgus ayant déjà plus ou moins subluxé los.

Le point le plus important à considérer dans ce chapitre, est le traumatisme incriminé. BOEKEL considérait que dans la moitié des cas, il s’agit d’une lourde charge venant s'appliquer sur le dos du pied, ce dernier étant mis en hypérextension, les autres cas relevant soit d’une chute d’un lieu élevé, soit d’une chute en arrière.

Voyons les traumatismes intervenus dans nos observation :

1° Notre observation : Roues d’automobile passant sur le dos du pied droit. Chute du corps en arrière;

2° Observation LINHART : Le bord interne et le dos du pied étaient appuyés contre un rail, la roue effleurant la cuisse et la poussant vers le sol, la concavité plantaire fut très augmentée ;

3° Observations CAPILLERY et FERRON: GAUGÈLE:; MAGUENAU; STAMPFLI. Chutes d’un lieu élevé;

4° Observation EIcHEL : Pied coincé dans l’étrier, la pointe est fortement pressée vers l’extérieur et vers le bas, la mettant en forte abduction;

9° Observation LOEFFLER : Saut d’un fossé; accro-

chage de la pointe du pied droit et chute du corps en arrière ;

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6° Observations Jusr; MicHEL et GuiBaAL. Pointe du pied fixée, chute du corps en arrière;

7° Observation GANGLER : Pointe du pied fixée, pied en hyperextension. Une grosse branche tombe alors sur le talon et met le pied en flexion forcée.

Nous verrons que tous ces traumatismes peuvent se scinder en deux grandes catégories, ainsi que l’a montré GANGLER, et cette récapitulation nous permettra de mieux comprendre la production de la luxation double.

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