‹ Les Luxations Pathologiques dans les Arthrites BlennorrhagiquesChapitre 6 sur 17 · À MES MAITRES DE L'HOSPICE GÉNÉRAL DE SAINT-BRIEUC · texte numérisé non relu

À MES MAITRES DE L'HOSPICE GÉNÉRAL DE SAINT-BRIEUC

Au Docteur PRIGENT

Au Docteur HERY

Leursjudicieux etaimables conseils nous seront d’un précieux secours au cours de notre carrière médicale.

En témoignage d’une sincère r'econnaissance.

Aux Docteurs GRENIÉ OUDOT TESSIER LAPLUME VIOLETTE

En témoignage de notre gratitude.

htips://archive.org/details/1A41552805 0068 |

ARTHRITES BLENNORRHAGIQUES

Nous chercherons. à établir l'existence des luxa- $ . He :

tions pathologiques d'origine gonococcique. Nous n'en ferons ni l’étude clinique, ni l'étude thérapeutique.

Définition. — Les luxations pathologiques sont des déplacements des surfaces articulaires acquis, préparés ou favorisés par un état morbide de l'articulation.

Historique. — Les luxations pathologiques, en général, sont connus depuis Hippocrate. Il les attribuait à un amas de mucosités accumulées dans la jointure favorisant la dislocation de l’article.

Jean-Louis Petit (1722), Parise, Bichat (1798), Bonnet (1845) soutinrent à peu près la même théorieen la complétant. « La synovie, dit J.-Louis Petit, remplit la capsule, relâche les ligaments qui ne peuvent résister aux muscles qui actionnent l'articulation. » Bonnet fait ressortir l’action des muscles et des attitudes au membre inférieur. Sabatier attribue une grande importance aux lésions osseuses qui

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peuvent ä elles seules d’après lui produire la luxation.

Mais si les luxations pathologiques en général sont si anciennement connues, Duplay et son interne Brun montrèrent que les manifestations articulaires de la blennorragie peuvent ne pas se réduire à des formes comme l’hydarthrose, ou la fluxion pseudorhumatismale mais que l’ arthrite aiguë estfréquente. Ils insistèrent sur la gravité du pronostic de cette affection qui peut se terminer par l’ankylose ou {a destruction de l'articulation.

La première observation de luxation pathologique, consécutive à une arthrite blennorragique que nous avons relevée dans la littérature nous est fournie par Bousquet en 1885.

Il s’agit d'une luxation sterno-claviculaire et cet auteur nous fait remarquer « qu'aucun fait de ce . genre n’a encore été communiqué ».

Depuis cette époque plusieurs observations ont cependant été publiées et nous avons pu en relever 23. Parmi celles-ci ilen est qui relatent l’histoire complète de ces luxations, d’autres comme celles de Cooperman nous donnent un tableau d'ensemble de l'affection résumant 8 observations à peu près identiques. Pour les 7 derniers cas, relatés par Konig nous n'avons trouvé que la mention deleur existence.

Sur ce nombre important de luxations, nous faisons remarquer que les auteurs étrangers sont rapporteurs de plus de la moitié. C’est Karenski (4 obs.), Dréhmann (1 obs.) et Kænig (7 cas) en Allemagne, Cooperman (8 cas) et Harley (1 obs.) en Angleterre.

ETIOLOGIE

La luxation, dans les arthrites blennorragiques, n'est pas une affection fréquente, encore que dans la statistique de Kônig elle complique dans 35 % des cas la coxite aiguë blennorragique.

Nous avons pu réunir 23 observations et ce nombre rapproché, dans la statistique de Degez, de ceux qui concernent le rhumatisme articulaire aigu, la fièvre typhoïde et même la scarlatine, dans l’étiologie des luxations pathologiques, nous prouve que le rhumatisme blennorragique occupe un rang que nous pouvons considérer comme inférieur à celui qu'il y doit tenir.

Le sexesemble n’avoir aucune influence dans l’étiologie de ces luxations. Dans les 8 cas signalés par Cooperman,il y avait 4 garçons et 4 filles.Les autres observations où le sexe est précisé nous donnent un nombre sensiblement égal d'hommes et de femmes.

Quant à l’âge, nous retrouverons dans nos observations des cas concernant surtout les nouveau-nés et les adultes ; ces derniers étant les plus largement représentés.

Le siège le plus fréquent de cette affection estsans

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contestations possible l'articulation de la hanche, ce qui est déjà vérifié pour les luxations pathologiques en général. La statistique ci-dessous fera mieux ressortir la fréquence relative de cette localisation par rapport aux autres articulations :

Articulation de la hanche........ + 20 Cas Articulation sterno-claviculaire... 1 — Articulation scapulo-humérale.... 1 — Luxation de la tête du radius..... I —

Ceci contraste avec la localisation du gonocoque aux différentes articulations. La localisation à la hanche est en effet beaucoup moins fréquente qu'à certaines autres articulations. Elle n’occupe guère que le cinquième ou sixième rang dans la plupart des statistiques qui s'occupent de cette question.

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