INTRODUCTION
Les luxations des phalangines et des phalangettes des quatre derniers doigts sont très rares, et, excepté les thèses de Burette (Paris, 1878), de Gateau (Bordeaux, 1904), qui en font un exposé détaillé, les traités chirurgicaux ne font qu’en donner les principaux caractères; quant aux observations se rapportant à ce sujet, elles sont souvent incomplètes.
Nous avons observé, au mois de janvier 1945, avec M. le Docteur Barroux, chirurgien des hôpitaux, un cas de luxation en avant de la phalangine du médius. |
A cette occasion, nous avons pensé qu'il pourrait être utile de grouper les différentes observations que nous avons recueillies concernant les luxations interphalangiennes pour faire de la question une revue d’ensemble.
L'unité anatomique et fonctionnelle des articulations interphalangiennes nous permet d’englober ces luxations dans la même étude, en signalant simplement, chaque fois que le fait se présentera, les différences qui peuvent exister au point de vue étiologie, anatomie pathologique, symptomatologie et traitement.
Nous avons volontairement écarté les luxations du pouce qui, d’après Malgaigne, sont, à elles seules, plus communes que toutes celles des phalangines et des autres phalangettes réunies et qui, en raison de leur fréquence, ont fait l’objet d’études complètes et. précises. Farabeuf en a bien montré l’étiologie, le mécanisme particulier et le traitement.
Nous avons, de même, passé sous silence les articulations métacarpophalangiennes des quatre derniers doigts et leurs luxations. Nous n’avons pas trouvé de points de comparaison suffisants pour justifier leur intégration dans une étude d’ensemble. |
Ces articulations diffèrent, en effet, anatomiquement, fonctionnellement, des deux dernières, et les traumatismes qui les atteignent donnent des lésions très voisines de celles du pouce.