‹ LES LUXATIONS TRAUMATIQUES INTERPHALANGIENNES des quatre derniers doigtsChapitre 8 sur 33 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les luxations des phalanges, par suite de leur rareté, de leur réduction facile et du peu de complications qu’elles donnent n’ont jamais passionné le clinicien.

Leur histoire n’est marquée que par peu de noms et leur description reste, pendant longtemps, vague et imprécise. Les lésions sont décrites en bloc, sans distinction d’articulation ni de doigt. On admet, en général, quatre variétés

de luxations

| En arrière; En avant; Sur le côté interne ; Sur le côté externe.

Cependant, pour certains chirurgiens, cette classification des luxations ne semble pas correspondre à la réalité.

Delpech met en doute les luxations sur les côtés. Boyer déclare n’avoir vu que des luxations en arrière et estime impossibles les luxations en avant.

Il faut arriver à Malgaigne, en 1847, pour trouver une étude sérieuse de ces luxations interphalangiennes. Il réunit 14 cas de luxation de la phalangine qu’il étudie en

en. ere

détail et donne la description la plus complète parue à cette époque sur les phalangettes.

À sa suite, les auteurs qui se sont occupés de la question se sont montrés plus exacts dans leur exposé en désignant le doigt et l’articulation atteinte.

Polaillon, dans son Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, nous rengeigne sur la fréquence relative des luxations interphalangiennes.

Il trouve 69 cas de luxations des phalangettes contre 26 cas de luxations des phalangines. La luxation des phalangettes est donc la plus fréquente. Le doigt le plus souvent atteint est le médius; le mode le plus fréquent est la luxation en arrière,

Burette fait le point de la question en ce qui concerne les luxations des phalangettes.

Gateau donne une description détaillée des luxations de la phalangine, surtout du point de vue mécanisme et anatomie pathologique. Pour lui, la luxation la plis fréquente se fait en avant.

En 1912, Delaunay publie deux cas de luxations particulières, l’une antéro-externe, l’autre postéro-externe. Il les appelle « luxations à déplacement complexe ». D’après lui, ces luxations se distinguent des quatre variétés déjà étudiées et méritent un classement à part.

Avant lui, Burette, dans sa thèse, en avait signalé deux observations sans y prêter une attention spéciale, et Mabboux avait parlé d’un cas de luxation postéro-latérale.

Dans la littérature médicale moderne nous n’avons trouvé que quelques observations de luxations interphalangiennes avec un cas à déplacement postéro-interne. Quant aux articles spéciaux des traités de chirurgie actuels, ils continuent d'étudier seulement les quatre variétés classiques en passant sous silence ces déplacements intermédiaires qui, à vrai dire, paraissent très rares.

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