‹ LES LUXATIONS TRAUMATIQUES INTERPHALANGIENNES des quatre derniers doigtsChapitre 9 sur 33 · RAPPEL ANATOMIQUE · texte numérisé non relu

RAPPEL ANATOMIQUE

Il nous à paru nécessaire de faire précéder l'étude proprement dite des luxations interphalangiennes de quelques considérations anatomiques qui permettront de mieux comprendre certains points de notre exposé.

Les articulations interphalangiennes sont des trochléar- throses qui, par conséquent, ne permettent aux doigts que des mouvements d’extension et de flexion. :

Elles présentent à décrire :

l° Les surfaces articulaires, — Klles forment du côté proximal une véritable poulie avec deux parties latérales légèrement bombées et du côté distal deux petites cavités glénoïdes séparées par une crête de mousse. La surface articulaire supérieure de la phalange s’étend plus loin du côté palmaire que du côté dorsal. Cette disposition anatomique permet un mouvement de flexion étendu qui, réalisé à son maximum, porte les parties molles des deux premières phalanges en étroit contact, rendant ainsi im-

tie.

possible toute hyperflexion. Nous verrons d’ailleurs, à propos du mécanisme des lésions, que Gateau n’a jamais pu obtenir sur le cadavre de luxation par la flexion forcée.

La surface articulaire supérieure de la phalangine remonte à peu près à la même hauteur en avant qu’en arrière; elle est moins étendue que la surface articulaire correspondante de la phalange.

2° Moyens d'union. — Une capsule fibreuse et deux ligaments latéraux constituent les moyens de contention. |

Comme il s’agit d’articulations dans lesquelles les seuls mouvements possibles sont la flexion et l’extension, les ligaments antérieurs et postérieurs ne sont pas développés. Cependant, la surface articulaire inférieure est agrandie à sa partie antérieure par un fibrocartilage qui a souvent été décrit comme un ligament antérieur. |

Pour qu’une luxation se produise, il est de toute nécessité qu’une brèche soit créée dans le manchon capsulaire, une simple distention ne permettant qu’une luxation incompiète. Cette brèche se produit avec le plus de fréquence en avant ou en arrière, c’est-à-dire là où il n’y a pas ligaments pour renforcer l'articulation.

3° Synoviale. — Une synoviale complète l'articulation. Comme toutes les synoviales articulaires, elle est très sensible à l’infection et, dans le cas de luxation ouverte, elle est susceptible d’être le point de départ de graves complications locales et même générales.

4° Rapports. — Les articulations interphalangiennes répondent en avant aux tendons fléchisseurs qui sont entourés d’une gaine synoviale sensible aux lésions septiques des articulations voisines. En arrière, elles répondent aux tendons extenseurs. Au cours des luxations, les tendons fléchis-

seurs ou extenseurs sont fréquemment déplacés latérale-

ment, mais nous n’avons relevé aucune observation de rUp-

ture tendineuse.

Sur les côtés, les rapports se font avec les vaisseaux et les nerfs.

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