‹ Les lyriquesChapitre 2 sur 33 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

VOUS les peignez aussi d'un pinceau exercé et votre palette a des tons d'une vérité frappante... très frappante même, car si votre dextre tient habilement ce pinceau, votre senestre m'a lair de s'être armée d'un fouet dont la lanière est tressée avec les durs fils qui servaient aux gardss-chiourmes d'antan à fabriquer leur chat-àneuf-qneues ,

Heureusement qu'il est force exception à vos fantoches et que ces nombreuses exceptions forment même, à mon avis, la généralité.

Vos griffes percent, sous le velours des pattes, égratignent-elles ceux dont les épaules sont visées ?Non, Personne ne voudra se reconnaître dans vos types et chacun désignera le voisin. Chose vous félicitera d'avoir si bien portraituré Machin, et Machin radieux, vous soufflera à l'oreille que, du premier coup il a reconnu Chose.

Et tout le monde sera content de votre livre vous d'avoir mis dans le mille, le lecteur de ne pas regretter son argent, l'éditeur, de clicher tout de suite et moi, d'avoir lu enfin une étude exacte dans son humour, consciencieuse dans sa rosserie^ du monde de nos Cafés-Concerts.

Et je vous serre cordialement la main.

Octave PRADELS

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