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LU (iRAND HA;^AR DE LA CHANSON.
ViLDiEu. — Il n'y a pas, mon vieux, tu as le génie de la chanson.
Ils continuent à se cong^ratuler.
A la terrasse du Café de France^ au coin desbouïevards Sêbastopol et Saint-Denis.
Ler ouï fils du banquier, Vibert puis Cil' rac, Juliette Delville et Marie Morin.
Leroul. — Alors il vient beaucoup de monde à ce café ?
Vibert. — Oui, pas mal de gens de caféconcert ; il y a Maquis, Morteuil, Briollet, Mercadier et sa femme Musette, Reschal, Mayol, Thomières et Rosalba.
Lekoul. — Je connais très peu de ces personnes. Qu'est-ce que vous prenez ?
Vibert. — Une absinthe pure.
Leroul. — Pensez, il n'y a que six mois que je fais du concert.
ViBERT. — Vous nefaites pas autre chose ?
Leroul. — Non ; mon père voulait que j'entre dans sa maison de banque ; mais je n'ai pas le temps. Vous comprenez, je me lève tard. Hier soir, j'ai été souper chez Maxim's avec Ermeline de Vignemale et le directeur de TAlhambra,
ViBERT. — Vraiment ?
Leroul. — Il m'a promis qu'il me ferait chanter toutes mes chansons. J'en ai une en ce moment au programme que me chante Renée d'Antin.
Pour la peine, je lui ai fait cadeau d'un petit bracelet, oh ! d'un petit bracelet de rien du tout, de quinze louis.
ViBERT. — Mais vousgâtez le métier, mon cher.
Leroul. — Il laut bien commencer. Bernias va me chanter la semaine prochaine, Les Bibelots démâtante-^ jelui ai abandonné le prix de vente.
ViBERT. — Alors nous qu'est-ce que nous allons devenir ?
Leroul. - Laissez donc : je vais recevoir chez moi et je vous inviterai, parce qne vous êtes un camarade. Avez-vousrevu Les petites punaises ?
ViBERT. — Oui, vousl'aurez demain.
Leroul. — Eh ! bien, apportez la moi en venant déjeuner.
ViBERT. — Ça va.
Leroul. — Qu'est-ce que vous pensez de la petite Rose Dubois ?
Vîbert. — Elle est gentille.
Leroul. — Je lui ai loué un petit appartement. Pour moi ça va être une grande économie; je lui ferai tout son répertoire. Vous verrez ; dans un an, je serai connu au Concert.
Vibert. — Vous avez beaucoup touché lors du dernier trimestre.
Leroul. —Trente- deux francs cinquante."^ Vous avez fini votre absinthe ? Qu'est-ce que vous prenez?
Vibert. — Un amer curaçao.
Leroul. — Tenez ! voici Clirac et Juliette Delville avec xMarie Morin. Appelezles donc.
ViBERT. — Hé, Clirac! hé! Juliette.
Ces derniers s'approchent.
Leroul saluant. — Monsieur, mesdames.
ViBERT. — Je vous présente M. Leroul, un de nos meilleurs chansonniers.
Leroul. — Q.a'est-ce que vous voulez prendre?
Appelant : Garçon !
Le garçon s'approche.
Un salon très luxueux cheT^ Anatole Reverdier. Un grand piano à queue ^ d'Erard, recouvert d'une étoffe brodée. Sur les tables beaucoup de partitions^ de Wagner ef de Saint-Saens particulièrement . De ci de là, en évidence^ pour attirer V œil, des morceaux où la couverture porte en gros caractères : Anatole Rêver dier ; Lanson, compositeur de concert^ assis sur un canapéy tout en lisant un journal ;il aun rouleau de musique à côté de lui.
Reverdier. — Costume du matin trèsehic,