XVIII PREFACE
Gaulicr donl les Emaux et Camées fourniront d'un seul coup, le pr(k'eple et l'exemple, suscitèrent, à leur avènement, l'éclosion d'un art nouveau, r « écriture ;irtiste », le « verbe peint », la recherche opiniâtre; «Ju mot pour lui-même, dans ce qu'il a de plus exact et de plus acéré. Les octosyllabes de Gautier mirent en vo^ue la i)einlure, l'hellénisme et le culte des dieux morts. Ils enseignèrent aux débutants la précision dans la couleur locale. Bientôt, vinrent, à côté des niétriciens, les prosateurs qui, se conformant à la même esthétique, d'après les règles du Parnasse, déduisiient nouvelles et romans. (Cette parenté d'origine explique la dilection d'Henry M(''iiot pour le machicottage des Goncourt et la logomachie asinaire de M. Léon Bloy;. Ce fut alors, un quatrocentisme écuménique, un déploiement de fine^as el de concctti que n'eussent désavoué ni le chevalier Maiin, ni Luis de Gongora, une |)rodigalitésans bornes de vocables désuets, pomix'ux, fulgurants et nitides, la restauration unanime des marbres grecs et des héros rébarbatifs. Tels esprits, absolument réfractàires, à quelque lyrisme que ce fut, emboîtèrent le pas aux Maîtres du Parnasse, fomentèrent des « odes » à la manière de Banville et des « poèmes barbares », d'après les carions de Leconte de l'Isle. Goppée, en alexandiins incassables, rédigea son a âme de