IV PREFACE
robuste orgueil de ]ouv adolescence, la famille entière s'échelonne autour du maître bénin et respecté.
Ici, le tiavail, la concorde, la tendresse continuelle disixuisent leurs meilleurs fruits. Peu importent le cadre et le décor. Une joie intime, profonde, le calme orgueil des jours aimants et laborieux ennoblit sa médiocrité: rien n'est vulgaire autour d(\s grandes âmes. C'est un intérieur à la Chardin, où les lètes comi)réhensives et bonnes s'éclairent de lumières paisibles, où chaque détail concourt à Iharmonie exquise et pénétrante, à la Ijourgeoise poésie, à la Nision i)atriarcale dont s'(''i)i'ennent les cœurs.
Puis, la nappe desservie et les enfants couchés, tandis qu(; la ménagère vaque aux soins de la maison et que m,)urt le foyei- où lexi.^tence quotidienne s'élal)ore, l'homme se penche vers les feuillets encore intacts d'un poème commencé. Car la besogne de ses mains confine de près à la chose intellectuelle. Ouvrier d'art, il n'a point abdiqué les nobles soucis du rhythme, lamourdes formes éh'ganles et du Verbe mélodieux.
Relieur, il donne aux poètes un hainois triomphal. enrol)e leurs ouvrages, dune parure condigne. Il interprète son émotion par le faste. De la pensée à l'extérieur du livre, il a opéré ce que Thf'ophile Gautiei- nommait <( une transposi-