CONSOLATION
Gomme le chant d’un cor dans un pays désert,
Me dit Mammon, ta voix charme une solitude.
L’homme est trop égoïste et d’un instinct trop rude Pour aimer le beau soir où ton écho se perd.
Mais les Sylphes errants et les dieux de la mer, Dis-je à l’impur, sont là quand mon âme prélude. Mes cantiques d’extase et de béatitude Font trembler de désir les Princes de l’éther.
Tout ce que l’homme ignore et tout ce qu’il envie, Les Anges des forêts et des fleuves, la vie De l’Himalaya vierge et du calme soleil,
Tout cela me comprend et, lorsque je m’avance Dans un désert baigné par le couchant vermeil,
Des millions de Dieux me suivent en silence,
'-.-cl