‹ Les lys noirsChapitre 18 sur 32 · LE JUGEMENT · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT

L’aube éclaire à demi les colonnes de pierre Du portique où je marche en regardant les monts Et la mer qui pâlit et boit les blancs rayons,.

La paix, la pureté de la fraîche lumière.

Bientôt la rouge aurore et ses yeux de guerrière Vont enflammer les cieux nébuleux et profonds Et devenir pareils au chant de vos clairons Princes du jugement, archanges de la guerre.

Après qu’un peuple tel que l’aube, immaculé,

Autour de Jésus-Christ se sera rassemblé,

Le jugement viendra comme une ardente aurore.

Dieu sera comme un aigle au fond des cieux vermeils, Aigle immense ombrageant le monde qu’il dévore, Et de ses serres d’or déchirant les soleils.

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