A L’INITIÉ
Nourri du sang de Dieu, dans les astres du ciel De la foule qui meurt lire les destinées,
Dompter paisiblement les âmes condamnées Qui haïssent en toi leur salut éternel.
Bénir les sages et leur œuvre maternel Par où se changeront en vierges couronnées Les nations au lit de Satan profanées,
Rendre son chaste arôme à l’air spirituel.
En silence verser les rayons de ton âme,
Sur la terre lépreuse, et sur la chair infâme, Puissant comme le ciel et muet comme lui.
Tuer l’impur, s’il touche au mystérieux Arbre,
Dans les sombres cités, ivres d’or et d’ennui,
Le cœur plein de pitié, garder un front de marbre.