CABINET DE LECTURE PAROISSIAL
Montréal, 25 Janvier 1859,
Les succès qui ont entouré l'enfance du Cabinet de Lecture sont loin de diminuer, et Pœuvre qu'il a entreprise se continue activement. Chaque nouvelle lecture est une nouvelle preuve que Pamour de léloquence, de la sainc httérature, de phreses bien pensées et de la bonne plaisanterie, ne diminue point dans le publie de Montréal. Murdi dernier a vû renouveler une de ces séances toujours si agréables, et si chères à notre société d'élite. Muis celte fois, au tuleut ordinaire des orateurs du Cabiuet l’on devait ajouter la popularité dont jouissent, dans les, lettres, le Révérend M. Nercam ct M. Bibaud,
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AT. Bibaud, jenne, LT. D., et professeur en droit au
collège Ste. Marie, est venu nous parler des AMachabces Canadiens. Le mystère contenu dans ce titre s'est agrénblement expliqué quand Fanditoire a sucquwil voulait significr la famille des Le Moine, qui a produit de: hommes si illustres et si distingués. Après nous avoir dit ce qu'il entendait pac homme célèbre, homme illustre et grand homme ; nous avoir vauté la vertu féminine et chrèétienne de Marguerite Bourgcois, l'éloquence naturelle des “auvages ; avoir discuté en quelque mots & gloire militaire et lu gloire littéraire, le tout entremé!é de bons mots ct de satyres, de critique et d'appréciation, le savant profésseur en est venu aux Le Moine. Avec les connaissances qu’on lui sait en fait d'histoire du Canada, il a vanté leurs hauts fiits et leur courage, leur noblesse et eur vertu.
C’est avec plaisir que nous l'avons entendu rendre homnage à la science du Commandeur Jacques Viger, dont ubus regrettons tous la perte ; les conseils q''il aimait
donuer, les connaissances sur l’histoire du Canada qu'il uimait à communiquer, sont connus de tous et surtout de M. Bibaud. Et, en vérité, l’on ne pouvait entendre un plus digne successeur à son travail et à ses recherches, vanter d’une manière plus propre et plus digne, l’homme que notre pays est fier d’avoir possédé, et dont le talent et la patience à l’ouvrage ont été reconnus ct glorifiés même par delà les mers.
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