‹ Les Machabées de la Nouvelle-FranceChapitre 32 sur 34 · II · texte numérisé non relu

II

»rang et prééminence en fait de guerre …

» et assemblées de noblesse, ainsi que les”

» autres barons de notre Royaume ». | Trois ans plus tard, 1703, 1 fut fait

chevalier de l’ordre de Saint-Louis, major

de Montréal en 1706 et lieutenant du roi

en 1710. En 1720, il devint Gouverneur

des Trois-Rivières, et enfin gouverneur de Montréal en 1724. En 1727 il épousa en secondes noces madame Le Gardeur de Tilly, veuve de M. Pierre de Saint- Ours. Enfin cet homme de bien, que ses contemporains honorèrent de la glorieuse appellation de Machabée de Montréal, s’éteignit le sept juin 1720, à Ville-Marie, où on lui fit de splendides obsèques. II ÿ laissait de son mariage avec mademoiselle Souart d’Adoncourt plusieurs enfants ; Marie-Elizabeth, Gabrielle-Charlotte, Charles-Gabriel-François, nés à Ville-Marie : Charles et Paul-Joseph, nés à la maison seigneuriale de Longueuil.

M. de Maricourt fournit une carrière bien plus courte que son frère aîné.

Après s'être distingué dan: maints combats où nous l’avons vu, seul ouen compagnie de ses frères, faire comme eux honneur au nom de LeMoyne, le capi-

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DE LA NOUVÉLLE-FRANCE IIS taine de Maricourt mourut à Montréal en 1704, dans la quarantième année de son âge, d’une maladie contractée dans

les nombreuses expéditions qu'il avait

faites au pays des Iroquois pour le ser-

vice du roi. Il ne laissait pas de posté-

rité (x) ».

Avant de nous occuper de l’expédi-

| tion de d’Iberville à la Louisiane, il importe de dire d’abord ce qu'était alors ce pays, d'en nommer les découvreurs et d'exposer succinctement les premières tentatives faites pour coloniser cette

contrée. l L'étendue de la Louisiane était encore

inconnue. On avait ainsi nommé tout le pays situé entre le Canada, les colo-

nies anglaises et les possessions espa-

(1) Sa résidence, connue sous le nom de Près-de-Ville, était située dans lé faubourg Saint-Laurent, à Montréal, à l’endroit qu’occupe aujourd’hui la Maison des Frères. « Un ancien » plan de la ville, dit M. Jacqués Viger, la retrace et l’inscrit : » Maison Maricourt». Nous l’avons vue dans son premier état » de construction, alors qu’elle n’était qu’un solide corps de »logis à un étage, orné de deux petites ailes, faisant face à la

| »ville. Elle était couverte en ardoise et à toiture fort à pic.

» Originairement appelée « Hôtel Maricourt», à cause de ses » ailes, cette maison avait été élevée au milieu d’un vaste champ

* » qui aurait abouti à la rue Craig, et qui bornait la petite rivière

» encaissée depuis dans un canal souterrain et sur laquelle on y allait admirer un pont de pierre conduisant à Près-de-Ville ».

gnoles sur l'Atlantique et le Pacifique. Dès 1673, le Père Marquette et un canadien, Louis Jolliet, avaient eu l'honneur de découvrir le Mississipi. Après avoir remonté le Saint-Laurent et les grands lacs, les deux voyageurs avaient gagné la baie Verte et la rivière des Outagamis et étaient passés dans celle de Ouisconsin,

par laquelle ils étaient arrivés au Missis-.

sipi qu'ils avaient descendu jusqu'à la rivière des Arkansas. Ayant constaté que le grand fleuve se jetait dans le golfe du Mexique, Jolliet était revenu sur ses pas, après avoir laissé au nord de la rivière des Illinois le Père Marquette qui devait

mourir deux ans plus tard sur les bords :

du Michigan.

La découverte du plus riche pays de l'Amérique en était restée là, quand M. de La Sale, venu au Canada avec l'intention de trouver ce fameux passage au Japon ou à la Chine par l’ouest,

qui préoccupa tant les espritsau XVIIe

siècle, conçut le dessin de visiter et de coloniser la Louisiane dont on disait tant de merveilles. Parti en canot le 4 janvier 1682 des bords de la rivière

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