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sauter à la gorge du commandant. Celui-ci saisit son second pistolet, fait feu sur le sauvage qu’il étend raide mort à ses pieds, et bondit dans le fort dont la
porte se referme aussitôt sur le dernier des fugitifs (1).
Pendant les ‘années qui suivirent, il ne
S’écoula presque pas un mois sans que
les Iroquois vinssent rôder aux portes
. de Montréal et y fissent de nombreuses victimes parmi ceux des habitants que la nécessité ou une trop grande témérité en
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faisait sortir. «L'hôpital ne fut pas plu-
tôt fait», dit l’auteur de l'Histoire du
Montréal, « qu’il se trouva assez de malades et de blessés pour le fournir tous les jours, les Iroquois par leurs boucheries y fournissant sans cesse de nouveaux hôtes».
Et plus loin: «Tantôt les ennemis ve- naïent par ruse afin de nous surprendre ee un pourparler spécieux ; tantôt ils
se cachaïient dans des embuscades où ils
(x) Ces détails, ainsi que la plupart de ceux qui vont suivre concernant M. Charles LeMoyne, père, sont empruntés d’un manuscrit de Paris intitulé: «Histoire de Montréal, 1640- 1672». Ce mémoire est attribué à M. François Dollier de Casson, prêtre de Saint-Sulpice, à Paris, et troisième supérieur du séminaire de Montréal. Il a été publié sous la direction de la Société littéraire et historique de Québec, en 1871.
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