SCÈNE PREM1 ÈB B
SALOMÉ, M l'HlALL ÈLCI \>, ZABI LOS
ET DEUX AU'l ÙKS
( Ils sont conduits par Nicanor\ qui sort. )
SALO.MB.
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1 Zabulon , et toi, i ber NëphtaH ,
Vous tous, nous n .nu. / point le Seigneui a oubli
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Qu nomma ton peuple. 0 mes fils bien-aiiA
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\ .s qu'a tant |»<>uisui\ is !•• foi desS] riens,
Bannis des saints remparts, vos yeux comme les miens
N'ont point vu leur splendeur , hélas! trop passagère.
A ses propres enfans Sion est étrangère...
N'ai- je pas entendu de sacrilèges chants
Remplacer de David les cantiques touchans ?
N'ai-je pas , aux autels de ces dieux adultères ,
Dont le nom même était ignoré de nos pères ,
N'ai-je pas aperçu des Hébreux prosternés?
Ils baissaient devant moi leurs regards consternés.
Sans voile et dans leurs mains me cachant leur visage ,
Les filles d'Israël pleuraient sur mon passage ,
Laissaient le lin du temple en un lâche abandon ,
Et tristes se mêlaient aux danses de Sidon.
Oh ! de ce peuple ingrat quelle est donc la faiblesse !
Qu'Eléazar devra maudire sa vieillesse !
Qu'Israël a besoin d'un exemple éclatant
Qui ramène au vrai Dieu son hommage inconstant !
Heureux ceux de ses fils dont le noble courage
Est appelé d'en haut à ce sublime ouvrage !.. .
Qu'à l'aspect des faux dieux tressaillera d'horreur
L'aîné des sept enfans que je tiens du Seigneur !
Ce lion de Juda , terreur de Samarie ,
Qui de son bouclier couvre au loin sa patrie ,
Et qui, dans les périls ou son Dieu l'a placé.
Toujours infatigable, et toujours délaissé,
Se dévoue aux Hébreux que son zèle importune ,
Et des maux d'Israël fait sa propre infortune.
zabulon.
Absent depuis neuf jours, le ciel n'a pas permis
ACTR II SCÈN1 I Qu'un sraètrs !<• livrât à nos vils enBtmis
- LLOHl
( Iroyez-vous, mes en|an$5 que du >,m- de nos I" ' '
Soil né dans Israël celui (jiii \cnd ses lien
! i que le Dieu jaloux p qui prp&ji j il I él i anger , Du vainqueur et (le lui ne \a pa> UÇUS venger ?
i:i.< !AS.
Dieu, rends-nous Epliraïm , nos déserts cl nos arm L'absence d'Ephraïm éveille mes alarmes. .. Lui qui, d'un noble espoir enflammant tous Doscœursj Toujours à tes autels nous ramenait vainquera s, Ne se souvient-il plus de ses jeunes années? De nos premiers exploits, de ces grandes journ Où nos tribus en deuil le suivaient aux combai ( >ù sa voix au désert enfantait des soldats ? .Ma mère, savei voua pourquoi sa lance ôisîi Laisse en un loni; exil notre audace captive ' Quels périls maintenant l'occupent Loin de noua
SALOMÉ
Comme vous je l'ignore, et gémis comme \on> Mes yeux depuis long-temps l'observent en silen< i Ses traits de sa douleur peignent la violent Ktméme l«i stupeur de ce peuple abattu M'a semble quelquefois altérer sa vertu ; Son «pie par mes terreurs sa glaire soit blés» \ l'abri du soupçon sa grande âme est pla< i e Qn m'a dil que souvent dans les profondes nuits Il cachait sous la cendre un Iront charg< d'en m