‹ Les Machabées, ou, Le martyreChapitre 15 sur 64 · SCÈNE PREM1 ÈB B · texte numérisé non relu

SCÈNE PREM1 ÈB B

SALOMÉ, M l'HlALL ÈLCI \>, ZABI LOS

ET DEUX AU'l ÙKS

( Ils sont conduits par Nicanor\ qui sort. )

SALO.MB.

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1 Zabulon , et toi, i ber NëphtaH ,

Vous tous, nous n .nu. / point le Seigneui a oubli

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\ .s qu'a tant |»<>uisui\ is !•• foi desS] riens,

Bannis des saints remparts, vos yeux comme les miens

N'ont point vu leur splendeur , hélas! trop passagère.

A ses propres enfans Sion est étrangère...

N'ai- je pas entendu de sacrilèges chants

Remplacer de David les cantiques touchans ?

N'ai-je pas , aux autels de ces dieux adultères ,

Dont le nom même était ignoré de nos pères ,

N'ai-je pas aperçu des Hébreux prosternés?

Ils baissaient devant moi leurs regards consternés.

Sans voile et dans leurs mains me cachant leur visage ,

Les filles d'Israël pleuraient sur mon passage ,

Laissaient le lin du temple en un lâche abandon ,

Et tristes se mêlaient aux danses de Sidon.

Oh ! de ce peuple ingrat quelle est donc la faiblesse !

Qu'Eléazar devra maudire sa vieillesse !

Qu'Israël a besoin d'un exemple éclatant

Qui ramène au vrai Dieu son hommage inconstant !

Heureux ceux de ses fils dont le noble courage

Est appelé d'en haut à ce sublime ouvrage !.. .

Qu'à l'aspect des faux dieux tressaillera d'horreur

L'aîné des sept enfans que je tiens du Seigneur !

Ce lion de Juda , terreur de Samarie ,

Qui de son bouclier couvre au loin sa patrie ,

Et qui, dans les périls ou son Dieu l'a placé.

Toujours infatigable, et toujours délaissé,

Se dévoue aux Hébreux que son zèle importune ,

Et des maux d'Israël fait sa propre infortune.

zabulon.

Absent depuis neuf jours, le ciel n'a pas permis

ACTR II SCÈN1 I Qu'un sraètrs !<• livrât à nos vils enBtmis

- LLOHl

( Iroyez-vous, mes en|an$5 que du >,m- de nos I" ' '

Soil né dans Israël celui (jiii \cnd ses lien

! i que le Dieu jaloux p qui prp&ji j il I él i anger , Du vainqueur et (le lui ne \a pa> UÇUS venger ?

i:i.< !AS.

Dieu, rends-nous Epliraïm , nos déserts cl nos arm L'absence d'Ephraïm éveille mes alarmes. .. Lui qui, d'un noble espoir enflammant tous Doscœursj Toujours à tes autels nous ramenait vainquera s, Ne se souvient-il plus de ses jeunes années? De nos premiers exploits, de ces grandes journ Où nos tribus en deuil le suivaient aux combai ( >ù sa voix au désert enfantait des soldats ? .Ma mère, savei voua pourquoi sa lance ôisîi Laisse en un loni; exil notre audace captive ' Quels périls maintenant l'occupent Loin de noua

SALOMÉ

Comme vous je l'ignore, et gémis comme \on> Mes yeux depuis long-temps l'observent en silen< i Ses traits de sa douleur peignent la violent Ktméme l«i stupeur de ce peuple abattu M'a semble quelquefois altérer sa vertu ; Son «pie par mes terreurs sa glaire soit blés» \ l'abri du soupçon sa grande âme est pla< i e Qn m'a dil que souvent dans les profondes nuits Il cachait sous la cendre un Iront charg< d'en m

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