ACTE II, SCENE II
O mon fils! fils d'Aaron, qu'as-tu fait <!<• loo père?
( )n vit Ëléazar?
MIZAEI..
Dans ce palais, j'espi Où vers la neuvième lieure hier il tut conclu! I Je le suivis long-temps seul et durant la nuit ; Enfin près du palais je m'assis tout en larun Le roi m'a fait venir, a calmé mes alarme Touché de mes malheurs , et surtout de mon n< >m . M'a parlé des destins de ma triste maison • M'a dit qu'il lui rendrait ses pompes solennel 1« Que ses mains essuieraient vos larmes maternel 1 Et moi, d'un tel bienfait rendant grâces au ciel , Fier de montrer au roi les héros d'Israël, J'ai dit vers nos remparts votre marche secrète , Dans les rochers d'Hébron votre obscure retrai»
SALOMÉ
Dieu! c'est toi, Mizaël , toi qui nous as livr<
MIZAEL.
Ici des jours heureux pour vous sont assurés
SALOMÉ
Enfant, qui t'obligeait à trahir ce mystèi
MIZAFI
I <• roi m'interrogeait
LLOMÉ.
Pourquoi 14 >.»h>i.n
Pourquoi lui découvrir la trace de nos pas?
MIZAEL.
Ma mère, il est écrit : Tu ne mentiras pas.
salomé , l'embrassant.
Mon fils!.. .
MIZAEL.
Oh ! bannissez une crainte importune ; D'un œil moins alarmé vovez notre fortune ; Sur nos communs destins je puis vous rassurer ; Le Seigneur par un songe a daigné m'éclairer : O ma mère ! apprenez ce qu'il m'a fait connaître , Ce que m'ont confirmé les discours du grand-prêtre.
SALOMÉ
Oui, le Seigneur a pu visiter Mizaël :
11 se manifestait au jeune Samuel.
Parle ; ce Dieu souvent fait, lorsqu'il nous console,
Par la voix d'un enfant éclater sa parole.
MTZAEL.
C'était l'heure sacrée, où des hymnes d'amour Accueillent aux autels les premiers feux du jour Moi qui dans les déserts ai commencé ma vie, Dont les palais jamais n'excitèrent l'envie, J'étais près d'un palais, dont le soleil naissant Faisait étinceler le faîte éblouissant.
Ces murs, qui de nos rois attestent la puissance , N'ont rien de tant d'éclat et de magnificence...