ACTE II, SCENE II
.1 appris à n'admirer que les œuvres de Dieu,
I i rien ne m'attirait vers ce superbe lieu ,
Lorsqu'une voix me dit: ce Entre et bannis la crainte;
» L'ordre du Tout-Puissant t'appelle en cette enceinte.»
C'était Eléazar... je ne le voyais pas ;
Mais, absent de mes yeux, il veillait sur mes p
Sa voix ( je l'entendais ), jadis forte et sévère ,
Comme la voix d'une ombre était douce et légère.
Je me rendis enfin , docile, mais tremblant ,
Car de ce beau palais le seuil était sanglant ;
J'entrai.... Rassurez-vous : des voûtes éternel I
Descendirent vers moi deux chérubins iidèles ,
Dont la robe flottante, en ses longs plis d'azur.
Avait le doux éclat qui colore un ciel pur.
Tandis que j'admirais. . . . ô merveille suprême !
Du même vêtement j'étais paré moi-même :
J'étais au milieu d'eux, sur leurs ailes porté,
Respirant l'allégresse etl'immort.iliii .
Retrouvant, assemblés sous leur sainte bannie i
Mes frères , le grand-prêtre et vous aussi, ma mère ,
Vous tous, des séraphins partageant le bonheur .
Me nommant Mizaêl et louant le Seigneur.
Oh! que rapidement nous échappe un <lou\ song
Celui-ci, toutefois, n'est pas \u\ vain menson{
! léazar l'a dit. J'allai, dès mon réveil,
Lui raconter jbyeui les erreurs du sommeil;
Le vieillard de ses pleurs inonda mon visa .
Des tuniques d'azur bénit l'heureux présac
M'appela son enfant, et , tombant i genoux.
S'écria: « Mien du ciel, ressouviens toi de no
SALOMÉ
Tant d'espoir ne convient qu'à ton âme si pure , Mon fils, tout ce bonheur n'a rien qui me rassure.
MIZAEL.
Ce palais nous protège et nos maux sont finis.