PEUPLE, SOLDATS
TAntiochus se place sur son trône; Ephraïm esta ses côtés; plus loin , la mère et les six frères , baissant leurs regards consternés j et les détournant dJ Ephraïm.
ÀNTIOCHUS.
Prêtres, guerriers , vieillards , réunis devant moi , Lorsque pour m'appeler au trône de mes pères , Le destin, me cherchant aux rives étrangères. Me commit les états qu'ils avaient possédés, Que Seleucus mon frère avait trop peu gardés, Parmi tant de sujets qu'embrassait ma puissance , Courbés sous une égale et vaste obéissance, Je ne m'attendais pas que vos peuples, mêlés A vingt peuples divers sous mon joug rassemblés, Deux fois séditieux, forceraient mon courage De confirmer mes droits à ce noble héritage. Vous avez du destin provoqué la rigueur; Impatiens d'un roi, recevez un vainqueur.
\( ir. m , SCÈNE iv. 5t
1 temps 1 1 voix d< ; patrie mi soi f tout de wi
I i i nples voisins soumis a a tploiti
sépare encor plus t|oe is<
ien oublier que <I<'j.;i mes conque ' i deux fols, sur ces bords], démenti vos propMtei 1 aujourd'hui votre orgueil obstii Vous révéler le sort qui Iné
Je hais vos sanhédrins , donl l'active prudence), Pour garder le pouvoir, maintient l'indépendance; Un soûl doit accomplir ce qu'un seul a voulu : ous aurez un roi; c'est mon ordre absolu, fail choix d'Epbraïm: au trône où je l'élève^
II tiendra, sous ma main, la couronne Cl le glaive. Il accueille nos dieux : n<: du san^ de vos rois,
11 \ is, Investi de mes droiî
Vous , dont l'œil satisfait près de moi le contemple,
Respectez son pouvoir, imitez son exemple.
(Ephruïm s'avance au milieu du théâtre.)
i r < i \s, à Salomé.
A l'autel des faux dieux il dirige sos pas , O ma mère !....
s/llomé , sans le regarder et tirant ses enfans à elle.
Éphrafm, souviens-toi d'Onias.
BB \îm.
Israël, lève- toi; que ma voix te réveflli
Ecoute , \ntioohus; Lévi . prête l'oreille.
Je viens , au nom du ciel , pour la première fois,
Aux enfans de Jacob faire entendre ma voix.
Le roi m'a fait venir du fond du sanctuaire,
Et m'a dit : « C'est à toi de fléchir ma colère ;
)) Viens porter à nos dieux un hommage éclatant ;
y> Ephraïm , à leurs pieds, la couronne t'attend.
)) Israël plus long-temps ne peut les méconnaître;
)) Il n'est de dieux pour lui que les dieux de son maître.»
Et moi, fils d'Onias, grand sacrificateur,
Qui garde , comme lui, les autels du Seigneur ,
Moi qui du Dieu jaloux tiens les saintes bannières,
Qui sais d'Eléazar les paroles dernières ,
Instruit des volontés de la terre et du ciel ,
Voici ce que j'enseigne au peuple d'Israël....
Abjurez , il est temps, des craintes téméraires ;
Soyez tous attentifs ; et vous surtout , mes frères ,
Compagnons d'Ephraïm , ne voilez point vos yeux.
( 77 s'approche de Faute h) Où donc est votre encens, prêtres, où sont vos dieux ? Que leur nom soit maudit ! que leur culte périsse !
(Il renverse l'encens.) Aux dieux de l'étranger voilà mon sacrifice.
antiochus.
Vil profane !
SA LOMÉ.
Mon fils ! car tu l'es en effet :
Le plus cher de mes fils.'