ACTE IU, SCLNL IV
> tu frères , tendant leurs bras en »igne (V approbation.)
Epnrafm!
ÀNTIOCHI
Qu'as tu fiait?
[remble aux pieds de ces dieux que tes fureurs irritent.
Je leur rends aujourd'hui l'hommage qu'ils méritent.
D'un enfant deJavi quas-tu donc e9péré ?
De l'encens pour tes dieux ! Son encens est sacré.
Que le peuple choisi se fasse enfin connaître.
Le tyran s'est trompé ; Dieu seul est notre maître.
Il a cru , l'insensé, que ma profane main
Honorerait le marbre, encenserait l'airain ;
Su aisément ébloui de sa fragile gloire, c ta gloire] 6 Sion , je perdrais la mémoire Je bénis son erreur qui vous a rassemblés, Pour que tous mes desseins vous fussent révélés. Peuples, Eléazar fut moins heureux sans doute ; Il périt en silence, et tout Juda m'écoute... lu s'il laisse une vie exempte de reaaord, Prêtre d'un jour, du moins je vous laisse ma mort.
ANTIOCHIs
hllc sera terrible et digne de tes crimes;
Mes dieux privés d'encens recevront des \ ictùnfti :
Le sang rassurera leurs autels alarmi
Gardes , que les parvis au peuple soient fermés : Que la famille entière en mes fers soit jetée. Toi , cours, Héliodore, à la foule agitée : L'esclavage, l'exil, la mort est dans tes mains; Punis jusqu'au murmure; instruit de mes desseins, Frappe; j'approuve tout, excepté l'indulgence.
héliodore , sortant.
Tu peux me confier le soin de ta vengeance.
antiochls , à ses gardes.
Qu'on les entraîne.
SALOMÉ
O ciel ! mes enfans !
antiochus. m
Demeurez.
SALOMÉ
Où les conduisez- vous?
éphraïm, sortant.
Ma mère , vous pleurez !
( On les entraine.)
Sti;\ E \ .
ÀimOCH! - HXXH
am km m
. pleurez sur vos fils; pleures, Dit w imprudente, ii hâtez leur perte, <'t <l;«n> ' icardente
ornent , du pied de itels,
<»n-> qui [( i ml mortels.
M i à la fin , trop Ion— h mps retardée,
Doit , par un grand exemple, instruire la Judée. Éphraûn va mourir, \s i <i\ez voulu.
>s autres enfans qu'avea- vous résolu? ivent-ils d'Ephraim partager lessupplices?
Ou soumis à mes loi
kAL laris un profond abattement
Ils sont tons ses complices.
Oui, du inclue destin tous mes fils sont jaloui
A.VIILH HI
Et c'est leur mère, 6 ciel ! qui les livre à mes coups ' Et votre coeur exempt de sinistres alarmes... !
i . VOS Veux, m. i Lie \ous, se remplissent de larmes; i - m. are , el \ «j> sens attendra.
rit
Oui , ' • je suii n
Quelle autre , dis-le-moi, je t'en laisse l'arbitre, Peut avec plus d'orgueil se parer de ce titre ? Quelle autre en tous ses fils trouve autant de héros ?
AIVTIOCHUS.
Que votre amour désigne au glaive des bourreaux.
SALOMÉ
Des bourreaux pour mes fils ! et quel est donc leur crime? Enfans trop généreux que le malheur opprime, Quel barbare aujourd'hui ne vous eût admirés, Si jeunes, si constans dans vos devoirs sacrés! Toi-même au fond du cœur honores leur courage; Tu les plains; tu voudrais épargner leur jeune âge ; Malgré toi, tu frémis d'ordonner leur trépas. Mais non , je m'abusais ; non , tu ne frémis pas ; Tu les feras mourir.... Dieu! l'échafaud s'apprête; Et la hache déjà s'agite sur leur tête!.... Prends la mienne , et fais grâce à mes fils malheureux. Oui, peut-être est-ce moi que tu punis sur eux. Ma fierté t'a blessé, mon désespoir t'offense; Eh bien, l'exiges-tu? j'implore ta clémence; J'abaisse devant toi mes vœux humiliés.
( Embrassant ses genoux. ) Pardonne-moi , grand Dieu , de tomber à ses pieds ! Rends-moi, rends-moi mes fils; que j'obtienne leur grâce.
ANTIOCHUS
Si, lorsque d'Ephraïm j'aurai puni l'audace,